Processus électoral: La refonte de la Ceni entrainera le report des élections

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A la suite de la journée de réflexion tenue le mercredi 28 décembre 2016 au Centre des Handicapés physiques, sous les hospices de la Coordination de la Société Civile pour l’inclusivité et la cohésion nationale, le Consortium  de Conseil National des ONG de Développement (CON0ONG), le Panel des experts de la société civile pour l’inclusivité et la cohésion nationale, ont fait une déclaration dans laquelle elles prennent position en rapport avec le rôle de la Ceni, dans le contexte actuel du Dialogue sous la médiation de la Cenco.

Dans une déclaration rendue publique hier jeudi 29 décembre 2016, ce consortium a mentionné le leadership exemplaire  et éclairé du feu président de la Ceni Abbé Apollinaire Muholongu Malumalu, qui a fait sortir cette institution de sa léthargie. Cependant, suite à cette perte, la Ceni a été remise en ordre de bataille et a repris sa marche en avant sur base d’une feuille de route claire et précise dont l’exécution se poursuit sans faille à la satisfaction de toutes les parties prenantes. « De ce fait, le président Corneille Nangaa, moteur de cette impulsion,  peut être perçu ni comme responsable de la crise électorale qui a secoué le pays, ni comme un problème à prendre en compte pour la résolution. Bien au contraire, il constitue sans nul doute la solution à cette préoccupation nationale en ce sens que les préconisations qu’il a faites à son entrée en responsabilité ont été unanimement approuvées tant par l’ensemble de la classe politique que par l’opinion nationale et la Communauté internationale », indique la déclaration.

En effet, l’option de la constitution des listes électorales par la refonte totale du fichier électoral levée par la Ceni sous le leadership du Président Nangaa dès le mois de décembre 2015, soit près de 9 mois avant le lancement du Dialogue National Inclusif de la Cité de l’Union africaine censé décider des options majeures de nature à contribuer à l’organisation d’un processus électoral crédible et apaisé, n’a jamais été remise en cause ni par les dispositions de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité, ni par les rapports des Experts internationaux des Nations Unies et de l’organisation  internationale  de la Francophonie dépêchés au mois de mai 2016 en vue d’évaluer la possibilité de la tenue des élections dans les échéances constitutionnelles, ni par les délégués du Dialogue national inclusif de l’Union africaine, ni par les recommandations du Conclave des forces politiques du Rassemblement, ni durant les discussions actuelles sous les auspices de la Cenco. « Indéniablement, la Ceni de Corneille Nangaa, en toute indépendance dans l’exercice de ses attributions constitutionnelles et légales, par cette option saluée unanimement en dépit du contexte de suspicion et de méfiance caractérisant la classe politique congolaise, a posé les fondations de la reconstruction de son crédit et de son prestige qui avaient été durablement entachés après les élections chaotiques de 2011 au point de conduire l’ensemble de la classe politique à se méfier de toutes ses initiatives dont le rejet des trois calendriers qu’elle avait publiés », indique la déclaration en faveur du rejet de la refonte de la Ceni.

Ce n’est donc pas un fait anodin de voir cette classe politique, si portée à la contestation, adhérer pour une fois unanimement à cette décision de la Ceni dont les Experts internationaux ont tous reconnu la justesse en relevant que le caractère universel du suffrage proclamé à l’article 5 de la Constitution imposait, en l’absence d’un fichier d’état civil, la refonte totale du fichier électoral pour permettre à tous les congolais en âge requis de participer à l’élection de leurs dirigeants.

Ceci est tout aussi vrai pour toutes les autres prises de position du Président Nangaa, lesquelles ont toujours été dictées par la technicité indispensable à la bonne organisation des élections en fonction des agrégats à prendre en compte en toute objectivité sans a priori partisans ni calculs politiciens ; dès lors, prétendre que le Président actuel de la Ceni serait inféodé à la Majorité présidentielle en raison de ces relations interinstitutionnelles nécessaires et salutaires pour la Nation est une grave aberration qui méconnait tout simplement les règles élémentaires du fonctionnement de toutes les institutions de la République, y compris de la Ceni dont son Président, aux termes des dispositions de l’article 25 de la loi organique, « Assure la mission générale de direction et de représentation de la Ceni.

En définitive, les conclusions du Dialogue national inclusif du 18 octobre 2016 ayant mis le pays sur la voie de la résolution de la crise électorale à laquelle il avait été confronté, il est indiqué et opportun pour les discussions de la Cenco de contribuer à la mise en œuvre effective de l’option majeure retenue en terme de séquence des élections pour assurer sa matérialisation sans atermoiement ni initiative hasardeuse à l’issue incertaine, surtout au regard des expériences antérieures qui ont démontré que la mise en place des animateurs de la Ceni est un processus long, dont les conséquences s’avèrent de retarder le délai consensuel de la tenue des élections.

(Pius Romain Rolland)

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