Processus électoral: La peur injustifiée de l’opposition d’affronter les scrutins à la base

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Plus rien ne va arrêter la machine électorale en République Démocratique du Congo. Le processus déjà enclenché est irréversible. C’est du moins ce que tous les acteurs politiques ayant des partis politiques doivent comprendre et se mettre à la concurrence électorale dans un climat de paix et de convivialité. Cependant, cette réalité est loin de se concrétiser en Rd Congo de Patrice Emery Lumumba. Le scrutin qu’attend organiser la Commission électorale nationale indépendante constitue un arriéré législatif. Une dette à laquelle plusieurs majeurs ne prendront pas part, étant donné qu’au déclenchement de cette élection en 2006, les actuels majeurs avaient l’âge mineur.

Cette réalité est loin d’être acceptée par l’opposition, qui croit qu’il lui ai permis de donner des injonctions à la CENI qui du reste, est le seul organe habilité à organiser les élections.

Des jérémiades, de tentacules, de contraintes, de plaintes et des accusations fusent de l’opposition et qui ont pour finalité d’entacher la crédibilité des scrutins en vue de provoquer le chaos, question de partager le pouvoir.

Les observateurs et analystes des questions électorales ne cessent de croire que toutes ces tentacules et jérémiades de l’opposition cachent ce que d’aucuns ne peuvent s’imaginer : la crainte d’affronter le peuple longtemps trompé dont, certains élus du peuple se sont servis des noms des leaders politiques pour obtenir des voix. Cette crainte est la suite logique d’exiger de la CENI l’enrôlement des mineurs d’hier, mais majeurs aujourd’hui à un scrutin litigieux. Outre ces revendications, l’opposition voudrait être sûre si le gouvernement a les moyens financiers d’organiser les élections, en plus elle voudrait s’enquérir pourquoi l’Abbé Président de la Ceni, Malumalu est absent du pays.

L’opposition n’est pas prête

L’opinion comprendra vite que l’opposition, bien que favorable au glissement, pourtant bien expliqué par le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, qu’il ne peut pas être prévu, mais c’est un accident de parcours, cherche les poux sur la calvitie. D’autant plus qu’elle n’est pas prête d’affronter les élections vu la complexité des scrutins et les candidats à aligner à ces différents scrutins, en ce y compris les moyens financiers.

Le peuple congolais, à en croire le Président national du Congrès National Congolais (CNC), on ne peut pas prendre le peuple de moins que rien tout le temps. L’heure a sonné pour que la base se choisisse ses propres dirigeants.

Le contraire serait le pire et suicidaire. Pourtant, dans l’entendement de l’opposition, le peuple doit être considéré comme marche-pied pour accéder aux postes de responsabilité. Or, organiser les élections à la base, c’est condamner la mort certaine de plusieurs partis politiques sans ancrage à la base, dont le seul et unique souci c’est de perturber la vie politique par la création de centaines de partis, dont l’objectif pour ces leaders, que l’Etat puisse subventionner leurs boutiques politiques. Question de tirer les dividendes au moindre effort. Cette pensée paternaliste de considérer l’Etat comme un pateris familiali, dont souffre la plupart d’entre eux, doit être banni des hommes qui se croient se servir de l’Etat pour s’enrichir.

La vérité doit être connue de tous. Si le gouvernement de la République à travers la CENI compte organiser ces différents scrutins à la base, c’est justement pour jauger la véracité du fonctionnement desdits partis politiques à la base.

A en croire l’opinion congolaise, la meilleure façon de tamiser l’existence de ces formations politiques, c’est justement de les envoyer à la concurrence populaire à travers ces scrutins. En ce moment, seuls les partis dont les membres sont élus à la base auront droit au fonctionnement car, tout le monde se croit être mandaté par le peuple, même ceux-là même à qui le peuple a refusé ses voix. Désormais, le seul mandataire du peuple, c’est le scrutin à la base. De quoi avez-vous peur ? Car, refuser de déposer les listes des candidats aux scrutins à la base présage tout simplement qu’on n’a pas les moyens financiers à disponibiliser aux candidats de battre campagne, puis aux témoins dans les 77.000 bureaux de vote. Il y a de quoi avoir peur.

(Pius Romain Rolland)

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