Processus électoral en Rdc: Pomme de discorde

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Les Nations Unies et les rédacteurs de la résolution 2277  divisés

*Un conflit a éclaté entre les experts dépêchés en Rd Congo par les Nations Unies et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour l’évaluation du processus électoral d’une part, et les rédacteurs de la résolution 2277 de l’autre. Au cœur du problème, les conclusions de la Mission d’évaluation qui propose trois scenarios. De un, les élections sont possibles dans le délai constitutionnel, s’il y a consensus au 15 janvier 2016 ; de deux, la révision partielle du fichier électoral, qui implique l’enrôlement de nouveaux majeurs et des Congolais de la diaspora est faisable en 9 mois et de trois, la révision totale du fichier électoral est envisageable dans les 10 mois et un jour

*Comme on peut bien s’en rendre compte, ces trois scénarios qui font l’objet de la conclusion générale de la double Mission d’évaluation OIF et Nations Unies indisposent gravement  et fragilisent la résolution 2277 du Conseil de sécurité. Voilà qui justifie aujourd’hui la non publication du rapport de la Mission d’évaluation. Selon des sources proches de la CENI, les travaux conjoints entre la CENI et la Mission d’évaluation ont été sanctionnés par un Procès verbal rédigé et endossé par les deux parties, à la seule différence que les experts des Nations Unies ont refusé de signer le PV pour des raisons qui leur sont propres et la CENI n’a pas souhaité rendre publiques les conclusions de ce PV, parce qu’elle attend la publication dudit rapport par ces deux organisations

La situation politique en République démocratique du Congo, mieux le processus électoral continue à diviser non seulement la classe politique du pays, mais aussi les missions d’observation envoyées à cet effet. Et ce, d’autant plus l’opinion largement partagée par les Congolais démontre que techniquement, il sera difficile, voire impossible d’organiser les élections d’ici novembre 2016. C’est justement au sujet de ce processus électoral qu’un conflit a éclaté entre d’une part les experts des Nations Unies et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour l’évaluation du processus électoral et d’autre part, les rédacteurs de la résolution 2277 du Conseil de sécurité. Au cœur du conflit, apprend-on de bonne source, les conclusions de la mission d’évaluation qui donne trois scénarios.

Les trois scenarios

Selon le premier scenario, l’élection présidentielle est possible dans le délai constitutionnel s’il y a consensus au 15 juin 2016. Il se fait que le 15 juin est très proches et ne peut pas permettre de réaliser un tel objectif. Ce qui affaiblit le premier scenario. En croire la même source, le deuxième scenario voudrait que la révision partielle du fichier électoral, qui implique l’enrôlement de nouveaux majeurs, est faisable en 9 mois. Là aussi, la condition essentielle, c’est le consensus à obtenir par la classe politique au 15 juin 2016. La conséquence  est que ce scenario viole le délai constitutionnel tant rappelé par la communauté internationale. Et il y a risque qu’on ait deux cartes d’électeur. Ce qui viole le principe des élections crédibles. Dans ces conditions, il ne sera pas évitable que les cartes illicites soient instituées dans cette élection.

Comme troisième scénario, la révision totale du fichier électoral est envisageable dans 10 mois et un jour. La conséquence est le dépassement du délai constitutionnel. Mais il présente quand même plusieurs avantages, notamment le fait qu’on enraye les doublant sur la liste, on va émettre une nouvelle carte d’électeur, …ce qui ne favorisera plus la fraude électorale. En plus, on aura un nouveau fichier crédible qui sera audité avant les scrutins.

Il sied de souligner que ces trois scénarios qui font l’objet de la conclusion générale de la double mission d’évaluation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et des Nations Unies indisposent gravement et fragilisent la résolution 2277 du Conseil de sécurité. Voilà qui justifie aujourd’hui la non publication de la mission d’évaluation. Et devant cette impasse, c’était tout à fait normal qu’on assiste à des spéculations de toutes sortes.

D’ailleurs, selon des indiscrétions, les travaux conjoints CENI-Mission d’évaluation ont été sanctionnés par un Procès verbal rédigé et endossé par les deux parties à la seule différence que les experts des Nations Unies ont refusé de signer le PV pour des réunions qui lui sont propres et la CENI n’a pas souhaité rendre publiques les conclusions de ce PV. Et ce, parce que la CENI attend la publication du rapport de ces deux organisations.

(JMNK)

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