Processus électoral en Rdc: Le FCC accuse Fayulu de faire l’apologie de la violence

Dans une conférence de presse organisée hier à Kinshasa, le Front Commun pour le Congo (FCC) exprime ses inquiétudes, ses préoccupations par rapport à ceux des acteurs qui ont choisi manifestement de travailler contre le processus électoral. Le professeur Néhémie Mwilanya, Coordonnateur du comité stratégique du Front Commun pour le Congo (FCC) a condamné les propos tenus par le candidat de la coalition « Lamuka », Martin Fayulu, propos qui font l’apologie de la violence contre le processus électoral. Il est allé jusqu’à lancer un appel à ses militants d’empêcher l’organisation, la tenue des élections au motif qu’il ne serait pas d’accord avec l’utilisation de la machine à voter. Propos extrêmement graves, qui prouvent un déni de démocratie dans le chef de ce candidat. Le prof Mwilanya a été relayé par Henri Mova qui pense que « s’il y a de l’irresponsabilité dans les discours des hommes politiques, nous sommes dans l’obligation de les freiner. Et de dire que la mèche est trop grosse et nous savons et nous allons donc empêcher que les empêcheurs de la tenue des élections ne puissent sévir », a-t-il souligné.

Le professeur Néhémie Mwilanya, Coordonnateur du comité stratégique du Front Commun pour le Congo (FCC), a animé hier un point de presse, conjointement avec quelques membres dudit comité. Ce point de presse a porté sur l’appréciation du FCC en ce qui concerne l’évolution du processus électoral, l’évaluation générale (l’appréciation du dépliement des acteurs sur le terrain en cette période la campagne électorale). En ce qui concerne l’appréciation générale, le FCC félicite la CENI pour les efforts qu’elle déploie jour et nuit pour que ce processus atteigne son point culminant par l’organisation des scrutins. « Nous suivons pas à pas le déploiement du matériel et personnel de la CENI à travers la République, et nous obtenons chaque jour des assurances que l’échéance sera tenue », dit-il.

En second lieu, Néhémie Mwilanya a félicité le Gouvernement qui est le principal bailleur des fonds de la CENI, qui a fait le pari de financer seul la totalité des élections. Nous notons avec satisfaction que le Gouvernement tient ses promesses et des informations reçues de la CENI indiquent qu’il n’y a pas à se plaindre », précise-t-il. Au-delà de ceci, le FCC note les efforts du Gouvernement qui sont fournis en rapport avec la sécurisation du processus électoral. « Nous sommes dans une phase très sensible de la campagne électorale. Une semaine s’est écoulée et nous pouvons constater qu’il n’y a pas eu jusque-là de violences contre le processus électoral, contre les acteurs. La liberté de parole, de circuler est observée », tranche le Directeur de cabinet du chef de l’Etat.

Il a terminé son introduction par remercier le peuple congolais qui a porté ce processus, depuis le déclenchement de l’enrôlement, qui a accompagné les autorités pour que ce peuple ait ces élections le 23 décembre. « Nous allons encore compter sur le soutien de la population pour arriver à cette fin », martèle-t-il.

La colère du FCC

Par la suite le Front Commun pour le Congo (FCC) a donné son appréciation sur les acteurs politiques engagés dans la campagne électorale.  Pour le FCC, le déploiement se fait sur toute l’étendue du territoire national, aussi bien pour les candidats aux législatives nationales que provinciales, de  même qu’à la présidentielle. « Il a bouclé le Katanga, il s’est déployé à Mbuji-Mayi et à Kinshasa. Les images parlent d’elles-mêmes », a indiqué Néhémie Mwilanya, avant de féliciter   la population qui a adhéré au message de notre candidat et qui de province en province l’a accueilli, a communié avec lui. Il n’a pas manqué de féliciter le candidat du FCC qui n’a fait que développer son programme.

Par rapport aux autres acteurs politiques, le FCC exprime ses inquiétudes, ses préoccupations par rapport à ceux des acteurs qui ont choisi manifestement le choix de travailler contre le processus électoral. Il s’est basé sur le dernier développement de la situation, qui reste marquée par certaines interviews des leaders des plateformes comme Lamuka qui, sans ambages, font l’apologie de la violence et contre le processus électoral. Ils ont déclaré ouvertement que le 23 décembre, on ne devrait pas avoir d’élections, suite au système imposé par la CENI. Bien plus, le candidat de Lamuka est allé jusqu’à lancer un appel à ses militants d’empêcher l’organisation, la tenue des élections au motif qu’il ne serait pas d’accord avec l’utilisation de la machine à voter.

« Nous pensons  que c’est extrêmement grave, parce qu’en démocratie, on devait être libre d’exprimer son opinion, mais on devrait s’abstenir d’appeler à la violence, parce que ses opinions ne sont pas suivies. C’est un déni de démocratie. Nous pensons que c’est extrêmement grave, car le processus est porté par le peuple qui veut conférer le pouvoir à qui il veut, légitimer le pouvoir des institutions pour gagner en stabilité dans notre pays. C’est donc une attitude qui vise à bloquer le processus électoral et à pousser le pays dans le chaos. Le chef de l’Etat qui est l’Autorité morale, a toujours dit que les élections devraient être un moment de fête de la démocratie », insiste-t-il.

Shadary en campagne en Equateur

Par ailleurs, le FCC se dit satisfait de l’entame de cette dernière ligne droite de la campagne électorale et il tient à remercier son Autorité morale, le président Joseph Kabila Kabange qui, grâce à sa ténacité et grâce à sa foi en la démocratie, a rendu possible cette étape qui pouvait conduire à l’alternance démocratique dans ce pays.  Le FCC manifeste ainsi sa satisfaction du fait que son candidat à l’élection a engagé sa bataille démocratique. Depuis que la campagne a commencé, l’évaluation faite du Katanga, premier espace géographique qui a été visité, montre qu’il y a une forte adhésion à son programme et nous pensons que cela sera relayé dans d’autres blocs à partir de demain.

« Nous appelons les électeurs qui sont dans les autres blocs, notamment du bloc Equateur à adhérer massivement au programme du candidat n°13 et de pouvoir accorder leurs suffrages à tous les candidats  à la députation nationale et provinciale, pour une majorité confortable à notre nouveau président. Nous avons dénoncé la démarche visant à remettre en cause le processus électoral, qui vise à anéantir les efforts de toute une nation pour que notre peuple puisse s’autodéterminer, menée par le candidat de Lamuka, qui a tenu des propos inadmissibles. Nous en avons appelé au pouvoir public pour  renforcer la sécurité, mais aussi au candidat lui-même et de son organisation, même si cela relève d’une démarche qui a commencé en dehors du pays, mais qu’il  se rappelle qu’il est Congolais. Il n’y a pas plus grand que le Congo pour chacun de nous. Nous voulons une fête de la démocratie le 23 décembre », explique Néhémie Mwilanya.

Un cheval de Troie qu’ils veulent insérer comme un virus dans le processus

Henri Mova, coordonnateur de la Cellule du Front Commun pour le Congo (FCC) chargée de la sécurisation de leur candidat et du processus électoral, s’en est pris à Martin Fayulu, candidat de la coalition Lamuka, au sujet de la position de ce dernier sur l’usage de la machine à voter, le 23 décembre.  « S’il y a de l’irresponsabilité dans les discours des hommes politiques, nous sommes dans l’obligation de les freiner. Politiquement, le FCC a pris une résolution grave de considérer le Congo d’abord. Et le Congo, c’est plus que ce que nous sommes. C’est ce qui fut, ce qu’il y a et ce qu’il y aura. C’est l’héritage reçu, c’est l’héritage à léguer. On ne peut laisser des troublions qui ont reçu mission depuis Genève d’empêcher la tenue de l’élection venir se fourvoyer avec un tel processus qui a nécessité quand-même de l’investissement pour que le 23 décembre, l’on envoie des casseurs pour empêcher que les Congolais puissent exprimer leur volonté politique », a-t-il martelé.

JMNK

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