Processus électoral: A quel jeu joue la CENCO ?

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Il est extrêmement difficile de comprendre le jeu auquel s’adonne, ces derniers jours,  la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). Quiconque a un peu de bon sens se perdrait en écoutant les prélats catholiques cracher sur l’Accord de la Saint Sylvestre. Rappelons que la CENCO était facilitateur dudit Accord, signé le 31 décembre 2016 ; Et qu’usant de sa liberté, elle a,  en déposant ses conclusions, le mardi 28 mars 2017, au Président Kabila, expressément signifié la fin de sa mission de bons offices et a demandé à ce dernier d’assumer sa responsabilité de réconcilier les Congolais. Ce que fit exactement le chef de l’Etat. Relevons que jusqu’à ce jour, ledit Accord n’a été dénoncé par aucun de ses signataires, ni par une quelconque force politique constituée. L’un après l’autre, malgré les difficultés inhérentes à la mise en œuvre d’un accord aussi délicat, les différents points prévus dans ce document sont mis en application. Quoique chacun interprète l’Accord selon ses intérêts politiques, dans l’ensemble, les Congolais continuent à faire foi en la capacité de leur classe politique à régler les problèmes par le dialogue. Mais comment,  dès lors, expliquer que ce soit les prélats catholiques qui se désolidarisent de tout un peuple en dénigrant l’Accord sur les medias internationaux par des propos qui les rabaissent dans un extrémisme inhabituel et qui sont de nature à inciter à l’insurrection? L’analyste politique de la Majorité Présidentielle, Kajepa Molobi, nous livre ici une tentative de réponse.

Oubliant le devoir de réserve qui doit être celui de tout prélat dans une République laïque où cohabite des croyants de différentes religions ou obédiences, certains évêques catholiques brillent ces derniers temps par des prises de positions politiques partisanes. L’extrémisme de leurs propos est de nature à provoquer des incidents regrettables dans notre pays qui, il est vrai, demeure encore fragile à certains égards. Des gens aussi instruits que les évêques catholiques devraient pourtant le savoir.

On aurait cru que ces évêques, usant de leur liberté de parole, s’exprimaient à titre personnel, car il est vrai qu’en République Démocratique du Congo, la Constitution garantit les libertés de conscience et d’expression. L’opinion publique congolaise a été surprise de voir le nom d’un prélat catholique parmi les signataires du document d’appel à l’insurrection, initié par Sindika Dokolo et qualifié de « Manifeste du citoyen ».

Jusque-là, l’on pouvait dire que l’homme d’église, signataire du document subversif, n’engageait personne d’autre que lui-même. Or, voilà que, selon de récentes informations, certains évêques, bien placés dans la hiérarchie de l’Eglise catholique du Congo, organisent, à l’étranger, des rencontres destinées à préparer la mise en cause des Institutions légalement établies à Kinshasa. Fallait-il croire ou douter de ces informations ?

Rappelons que la CENCO était facilitateur de l’Accord du 31 décembre 2017, connu sous le nom de « l’Accord de la Saint-Sylvestre ». Usant de sa liberté, la CENCO, en déposant ses conclusions, le mardi 28 mars 2017, au Président Kabila, avait expressément signifié l’arrêt de sa mission de bons offices. A cette même occasion les évêques ont prié le Président de la République, Garant de la Nation, à assumer sa responsabilité de réconcilier les Congolais. Jusqu’à ce jour, cet Accord n’a été dénoncé par aucun de ses signataires, ni par une quelconque force politique constituée. L’un après l’autre, malgré les difficultés inhérentes à la mise en œuvre d’un accord aussi délicat, les différents points prévus dans ce document sont mis en application. Quoique chacun interprète l’Accord selon ses intérêts politiques, dans l’ensemble, les Congolais continuent à faire foi en la capacité de leur classe politique à régler les problèmes par le dialogue. Les prélats catholiques, convaincus par des extrémistes, seront-ils les seuls à sortir de cette modération ?

Comment comprendre alors que l’organisation, ayant conduit les bons offices, lors des négociations et de la signature de cet important document pour la quiétude de la Nation, s’engage maintenant à le torpiller alors même que l’écrasante majorité de la classe politique s’investit à fond pour le mettre en application ? Les nouvelles qui nous viennent de Bruxelles et Paris concernent-elles quelques évêques particuliers ou engagent-elles l’organisation qu’est la CENCO ? Comment expliquer que certains évêques décident délibérément de rejoindre la minorité la plus extrémiste de l’opposition congolaise ?

Eduqués à la foi chrétienne, nous avons toujours entendu qu’il fallait  demeurer dans la voie du dialogue quelles que soient les contradictions. L’Eglise catholique ne cesse de nous apprendre, dimanche après dimanche, que quelles que soient la situation, la tension et les crises, il faut toujours aller à la recherche de la bonté qui réside dans le cœur de l’homme. Faut-il croire que nos pères, les évêques auraient définitivement abandonné cette doctrine ? A qui ont-ils laissé leur place au milieu du village ?

L’on apprend que la CENCO se préparerait à organiser dans une Capitale occidentale une spectaculaire rencontre devant réunir autour d’elle, les extrémistes tant de la société civile que de l’opposition politique congolaise. Est-ce là le rôle d’une Eglise qui devait être une force de paix et de réconciliation ?

Les Congolais doivent-ils croire que l’Eglise catholique est désormais résolument engagée dans le processus de démembrement de notre pays, dont le Belge Didier Reynders serait le metteur en scène et Soros le véritable patron et financier ?

Les Congolais doivent-ils croire qu’une des principales Eglises de leur pays prenne une part directe et active à la préparation d’un coup d’Etat ? L’on peut bien se poser la question car, pas plus tard que ce lundi matin, 2 octobre 2017, sur les ondes de la Rfi, un Prince de l’Eglise catholique, de surcroit Vice-Président de la CENCO, a justifié les actes barbares et de déstabilisation ayant eu lieu au Sud-Kivu ce derniers jours. L’évêque a prétendu que par ces actes de violence, les rebelles réclamaient le calendrier électoral. Monseigneur l’évêque sait-il que ces Maï-Maï pillent, tuent et usent de la prise d’otages comme mode d’actions ?

Les évêques de la CENCO qui veulent entrainer la République Démocratique du Congo dans cette aventure aux lendemains incertains doivent se rendre compte que seule la haine peut expliquer un tel comportement. Ne vaut-il pas mieux choisir l’amour plutôt que la haine ? J’appelle les Congolais à ne pas adhérer à cette voie qui nous conduirait à la violence et à la balkanisation de notre pays.

L’Avenir

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