Processus de démembrement des provinces

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Le REPEQ salue l’arrêt de la Cour constitutionnelle

Après l’arrêt de la Cour constitutionnelle relatif au processus électoral en République Démocratique du Congo, le Regroupement des Parlementaires Elus de l’Equateur (REPEQ) n’est pas resté indifférent. A travers le président du caucus des élus de l’Equateur, notamment Nicolas Akpanza, les députés nationaux de cette province ont plusieurs fois exprimé leur inquiétude depuis la mort du feu Gouverneur Louis-Alphonse Koyagialo. Cette inquiétude était relative à l’ingouvernabilité de la province de l’Equateur.

D’ailleurs, nul n’ignore que ces élus ont adressé plusieurs fois les correspondances au ministre ayant en charge de l’Intérieur, en ce y compris au chef de l’Etat, exprimant la nécessité d’organiser l’élection du gouverneur et vice-gouverneur en remplacement de feu Koyagialo. Rappelons que le dernier des gouverneurs élus, feu Louis-Alphonse Koyagialo est décédé depuis le 14 décembre 2014. Depuis sa mort, la province de l’Equateur souffre de l’absence de l’autorité de l’Etat et la gestion de celle-ci laisse à désirer. Il poursuit que depuis la disparition du Gouverneur susmentionné, l’Equateur n’a plus connu une élection démocratique à ce niveau. La conséquence est que la gestion est calamiteuse dans l’espace politique provinciale.

Pour lui, l’arrêt de la haute cour a rejoint ipso facto la position défendue par ce Regroupement des élus tant de la majorité que de l’opposition de la province de l’Equateur. « Nous avons appris, nous avons analysé la décision prise par la haute cour constitutionnelle qui est bien, mais nous avons constaté que la Cour a rejoint le Regroupement des Parlementaires Elus de l’Equateur. Vous savez que c’est depuis décembre 2014 que les députés nationaux élus de l’Equateur ont accusé le retard quant à l’organisation de l’élection du Gouverneur de l’Equateur suite à la mort de Louis-Alphonse Koyagialo. Nous avions dénoncé ce retard par la simple raison que nous avions constaté que la province n’était plus gouvernée ; que la province n’était plus administrée et qu’elle souffrait de l’absence totale de l’autorité de l’Etat dont les conséquences étaient néfastes dans la gestion de ladite province », nous a-t-il confié quelques jours après l’arrêt de la Cour.

La mégestion se généralise

Cependant, parmi les conséquences de l’absence e l’autorité de l’Etat dans cette ancienne province de l’Equateur, on épingle la mégestion, l’opération retour, la criminalité dans les coins et recoins des anciens districts qui composaient l’Equateur.

Il souligne que le mutisme des autorités devant juguler la situation a laissé perplexe le REPEQ, malgré les multiples correspondances leur adressées, le député national Nicolas Akpanza indique sa satisfaction du fait que la Cour constitutionnelle s’est ressaisie en appliquant ce qu’il a toujours dénoncé, nous précise-t-il. « Si vous lisez bien le contenu de l’arrêt, la motivation qui a sous-tendu cette décision de la Cour, elle a relevé ce que le REPEQ a dénoncé en son temps en allant même plus loin pour dire qu’il y a la mort de l’autorité de l’Etat, là où nous avions parlé de l’absence totale de l’Etat. Nous considérons bien que tardivement, la Cour donne raison au Regroupement des Parlementaires Elus de l’Equateur», soutient-il.

D’ajouter qu’il ne faudrait pas remettre au lendemain ce qu’on doit faire aujourd’hui, en ce que s’il faut résoudre le problème immédiat, il faille des solutions intérimaires parfois intermédiaires, puisqu’à son humble avis, du fait qu’il y a eu décalage dans l’application du calendrier électoral, il est tout à fait normal de prendre de mesures rationnelles pour la gestion du pays, des mesures rationnelles dans la gestion de l’ensemble des institutions du pays. « J’ai l’impression que le REPEQ doit se frotter les mains parce que la Cour n’a fait que répondre à ce qu’il a dénoncé depuis la mort du feu Gouverneur Koyagialo. Nous nous frottons les mains parce que notre prière a été exhaussée, notre voix a été entendue par la haute hiérarchie de la République », a dit Nicola Akpanza.

Par ailleurs, se contentant du réel pour saisir la balle au bond dès lors que le REPEQ avait dénoncé la mégestion au niveau de la province, il indique qu’il n’est plus important de retarder de prendre des mesures intérimaires et intermédiaires lorsque la CENI doit recadrer les mesures idoines. D’où la nécessité de réorganiser le pays, de se ressaisir quant à la gestion des institutions de la République Démocratique du Congo.

Non partisan de la détérioration de la situation dans laquelle se trouve le pays, Nicolas Akpanza estime et croit fermement que les institutions actuelles du Congo sont en même de remettre la situation normalement dans le souci de voir la République Démocratique du Congo fonctionner normalement, être dirigée normalement, car attendre les élections appartient à l’inconnu dit-il. D’affirmer qu’il veut que les provinces soient dirigées par les gouverneurs, quelques soient la nomination des commissaires spéciaux à travers les mesures intermédiaires, son souhait ce que le pays fonctionne normalement. Et ces nominations vont jeter les bases de la préparation de l’élection des gouverneurs qui vont se passer dans les conditions on ne peut plus abordables, souligne-t-il, tout en sollicitant que les conditions de vie de la population congolaise puissent s’améliorer car, la souffrance qui date de décennies ne fait que s’empirer.

(Pius Romain Rolland)

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