Procès contre les présumés Kamuina Nsapu: L’impatience des parties civiles

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Au Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe qui siège en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, le renseignant Barthélemy Mukenge Kabangu réclamé par la défense, a enfin été présenté. Mais cette audience n’a pas pu se poursuivre, pour des raisons humanitaires et par respect au droit de la défense. Mais la partie civile Rdc, par l’entremise du Bâtonnier Ambroise Kamukuny, estime du reste que le Tribunal a pris une décision sage. Mais prévient toutefois qu’au fur et à mesure qu’on tire en longueur ce procès, on risque de préjudicier certaines personnes qui auraient dû être entendues plus vite.

Près de sept mois après son ouverture, le procès qui oppose le Ministère public aux présumés terroristes Kamuina Nsapu/aile de Kinshasa se poursuit sans désemparer. Mais certains faits et gestes des parties à ce procès peuvent être interprétés comme des dilatoires, au vu des charges qui pèsent sur quelques prévenus. Toutefois, la partie civile Rdc,  à travers le Bâtonnier Ambroise Kamukuny, estime que l’essentiel pour eux, ce que Mukenge tant réclamé est arrivé et que le prévenu Mputu qui en a fait une condition sine qua non, l’a finalement vu. « Espérons qu’il va enfin ouvrir la bouche sur la vérité que la justice recherche. Cette audience d’aujourd’hui était la plus courte, mais on aurait voulu que pour respecter le droit de la défense, que le prévenu Mputu soit assisté par ses avocats afin de rendre le procès équitable », dit-il, avant d’ajouter que nous voudrions, qu’à la prochaine audience, que Mputu nous dise  sur quel point on doit entendre Mukenge, afin d’éclairer la justice.

A la question de savoir si le Tribunal ne pouvait pas commettre d’office un avocat, Me Ambroise Kamukuny répond qu’il a l’autorisation de commettre un avocat d’office, mais le prévenu a rejeté cette proposition. A ce moment-là, précise-t-il, si on le force à se faire assister par un conseil qu’il n’accepte  pas, ça serait violé le droit de la défense. Le Tribunal a pris une décision sage en renvoyant cette affaire à une prochaine audience pour permettre au prévenu de se défendre.

La défense a fait observer que le procès a commencé depuis 7 mois. Et parmi les prévenus, il peut y avoir des innocents qui pourraient probablement être acquitté par le Tribunal. Au fur et à mesure qu’on tire en longueur, on risque de préjudicier certaines personnes qui auraient dû être entendues plus vite. Et il y a en qui pourraient être condamnés à des peines moindres que leurs détentions. « Vu que les Tribunaux militaires sont caractérisés par la célérité, nous aurions voulu que les choses sérieuses viennent enfin compléter l’instruction qui a été menée par le Tribunal. Mais à l’impossible nul n’est tenu, nous allons souffrir d’attendre. Mais du côté de la partie civile Rdc, nous sommes prêts à tout moment à ce que l’instruction s’achève vite et que la plaidoirie ait lieu », affirme-t-il.

Terminer le procès d’ici fin juillet

De son Me Tshituakadi, avocat de la défense reconnait que l’homme tant attendu, non pas par le Tribunal, mais par les deux prévenus, est arrivé aujourd’hui. « Nos impressions sont bonnes, dans le sens que sa venue va éclater la vérité dans le sens de l’innocence ou de la culpabilité de certaines des prévenus. Comme le droit de la défense est sacré, vous vous êtes rendu à l’évidence que le défenseur judiciaire qui défend le prévenu Mputu est venu malgré lui et ce, après plusieurs appels téléphoniques », explique-t-il, tout en poursuivant que c’est ainsi qu’il a comparu et a sollicité la remise.

Et de renchérir qu’on a toujours dit qu’on ne peut pas avoir une défense saine,  si le corps est malade.  Il est d’avis que le Tribunal ait renvoyé cette cause, pour deux raisons : humanitaire et celle liée au droit de la défense.  Sinon, quand le Tribunal a demandé au prévenu qu’on lui commette un avocat, il a refusé, parce qu’il n’était pas de son choix. Il n’y a pas vice de procédure, car la procédure a été scrupuleusement respectée. La loi donne des prérogatives aux cours et tribunaux de commettre d’office des conseils, surtout lorsqu’on encourt la peine de mort. « Mais j’espère que mardi, nous allons continuer l’instruction et si on termine avec Mputu, ça sera Bakenga, ainsi que les relevés pour conclure cette affaire avant la fin du mois de juillet », espère-t-il.

(JMNK)

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