Problématique du changement climatique

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Un réseau ecclésial pour la sauvegarde du Bassin du Congo

Le réseau « REBAC » a été mis en place depuis vendredi dernier, à l’issue d’un atelier consultatif de deux jours tenu à cet effet. Ses objectifs sont entre autres, d’agir au sein de l’Eglise catholique de manière concertée et coordonnée, pour la protection de la forêt du bassin du ongo. En plus, de travailler avec les communautés locales, les Organisations de la Société civile (OSC), les gouvernements, les parlementaires ainsi que les partenaires, sur la nécessité de soutenir des actions visant la protection de la planète. Bénéficiant de l’expérience du Réseau ecclésial Pan-Amazonien (REPAM), un comité provisoire du REBAC a déjà été constitué.

La problématique du changement climatique et les enjeux de la gestion durable du bassin forestier du Congo (biodiversité et développement des communautés riveraines) ont amené l’Eglise catholique à réfléchir sur sa contribution en Afrique, sur la sauvegarde de ce bassin du Congo. C’est ainsi qu’un réseau ecclésial pour la sauvegarde du bassin du Congo vient d’être mis en place, depuis le vendredi 09 octobre dernier. C’était à l’issue d’un atelier consultatif tenu pendant deux jours, à Kinshasa.

Le réseau REBAC bénéficie de l’expérience du Réseau ecclésial Pan-Amazonien (REPAM) sur le contexte de la création de ce réseau, l’engagement de l’Eglise aux côtés des communautés pour la sauvegarde de la biodiversité, son attention soutenue pour la défense des intérêts des peuples autochtones, sa lutte pour le changement de conception du développement qui doit être protecteur de la biodiversité, ses efforts de plaidoyer qui partent du niveau local (des communautés locales) vers le niveau international en s’appuyant sur les réseaux nationaux et régionaux.

Les conclusions de toutes les interventions de cet atelier consultatif pour la sauvegarde du bassin du Congo, organisé à l’initiative de la Commission Justice, Paix et Développement et de Caritas Africa (deux structures des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar, SCEAM) et de l’Apostolat social des jésuites en Afrique, ont convergé sur le fait que la planète court un grand risque si rien n’est fait à présent.

De la mise en place d’un comité provisoire

Voilà pourquoi, au terme de cet atelier, les participants se sont engagés entre autres, à agir au sein de l’Eglise de manière concertée et coordonnée pour la protection de la forêt du bassin du Congo par la création de ce réseau REBAC ; à vulgariser la lettre encyclique du Pape François « Laudato Si » sur la sauvegarde de la Maison commune » dans les différentes structures de l’Eglise (régional, diocésain, paroissial, communautés de base, etc.) dans leurs différents pays. Aussi, à travailler avec les communautés locales, les Organisations de la Société civile (OSC), les gouvernements, les parlementaires, les partenaires et d’autres acteurs sur la nécessité de soutenir des actions visant la protection de la planète, et à mettre en place et rendre fonctionnel le comité provisoire du REBAC.

Ce comité provisoire étant ainsi constitué, il est composé des membres représentants des initiateurs de l’atelier, et d’un représentant par pays représenté à l’atelier de Kinshasa. Il a pour mission de relayer auprès du SCEAM et des parties prenantes le message et les engagements pris à l’issue dudit atelier, s’assurer de l’organisation de la prochaine réunion où seront représentés tous les pays du Bassin du Congo concernés ((la RDC, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale et la République centrafricaine) ; et relayer les résolutions de cet atelier aux partenaires et à la COP 21.

Des recommandations

Les participants de l’atelier ont recommandé au SCEAM de jouer son rôle de leadership dans la promotion du REBAC. Aux conférences épiscopales nationales concernées de mettre en place des structures nationales du REBAC, de s’informer sur le message des représentants des gouvernements à la COP 21, de s’équiper des mécanismes de suivi pour s’assurer que les fonds qui viendront de la COP 21 profitent aux communautés locales, et de veiller à ce que la proportion des fonds destinés aux communautés locales soit équitable et tienne compte de leurs préoccupations.

Ils ont également formulé d’autres recommandations aux gouvernements respectifs des pays du Bassin du Congo. Notamment de pouvoir évaluer avec précision le coût de la contribution des pays à la lutte contre le changement climatique, de respecter les engagements pris à la COP 21 et de dédier l’essentiel des fonds reçus à la réduction de la pauvreté. Les participants ont recommandé aux communautés locales de s’informer pour comprendre les enjeux en rapport avec le changement climatique et de s’impliquer dans les actions de sauvegarde du bassin du Congo et adopter un comportement responsable vis-à-vis de l’environnement.

Ils ont aussi recommandé aux opérateurs économiques (industries extractives) de contribuer à l’effort commun de réduction des émissions des gaz à effet de serre et à la sauvegarde de l’environnement.

(Lepetit Baende)  

 

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