Problématique de la dissolution et liquidation de Lac:Le sénat édifié sur le fonctionnement de Congo Airways

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Quant à la relance de la voie ferrée, un délai de trois mois devra être accordé au trafic routier de cesser de transporter les minerais à cause des effets toxiques et radioactifs aux conséquences néfastes sur la population. La relance de l’axe ouest Kinshasa-Matadi et Kolwezi-Dilolo-port de Benguela s’avère indispensable pour l’économie congolaise. La RD Congo qui dispose au moins de 5.033 Km de réseaux ferroviaires, soit 4 réseaux, est obligée de les relancer pour la redynamisation de son économie.

Ils ont été deux membres du gouvernement devant les élus des élus hier mercredi 13 mai 2015 à la Chambre basse du Parlement. Il s’agit de Louise Munga Misozi, ministre du Portefeuille et Justin Kalumba Mwana Ngongo, ministre des Transports et voies des communications, devant répondre aux préoccupations soulevées lors de la plénière du lundi, mais aussi répondre à la question orale avec débat lui adressée par le sénateur Flore Musendu Flungu. Ce dernier voudrait avoir des éclaircissements sur la remise en service du réseau ouest de la SNCC.

Cette société étant l’épine dorsale de l’économie nationale, présente dans sept des jadis onze provinces de la RDC et devant ainsi permettre l’évacuation des produits agricoles des centres de production vers les centres de consommation ; l’évaluation pour exportation des produits miniers qui connaissent maintenant un essor considérable et un commerce substantiel suite à la mobilité des personnes et de leurs biens.

En dépit de son besoin d’investissement initial très important, le trafic ferroviaire reste très compétitif. Si la route transporte en moyenne à un taux de 0,35$/Tkm, le rail le fait en moyenne à un tarif 3 fois inférieur, soit 0,13$/TKm. « Malheureusement, renseigne la question orale, il est confronté à une forte demande sociale qui le rend souvent non rentable. En effet, le transport passager seul se fait à perte sur nos lignes de chemin de fer, tandis que celui de diverses marchandises couvre juste ses charges. Donc, seul le trafic gros tonnage génère une marge bénéficiaire qui de manière générale contribue à couvrir la perte induite par les autres secteurs qui du reste sont indispensables pour maintenir l’économie dans sa globalité », indique la question orale.

Dès lors, il est indispensable que le gros trafic revienne de manière impérieuse au rail. Il lui permettra de générer les ressources nécessaires pour son maintien et son développement. L’avantage du ferroviaire à ce jour est essentiellement constitué de la relance du secteur minier, qui de manière inévitable en est dépendant. Comment comprendre que le chemin de fer eut été florissant quand le pays produisait 450.000 tonnes de cuivre par an et qu’il meure maintenant que l’on produit 600.000 tonnes avec le regard sévèrement braqué sur un million de tonnes. Il apert que les effets induits sur l’évacuation des produits agricoles et le transport de personnes et de leurs biens en découleront aisément. D’autre part, les efforts fournis pour la réhabilitation des routes seront vains si l’on continue à y orienter le gros trafic. Les routes telles que faites en RDC ne sont pas aptes à prendre cette charge.

Les inquiétudes du sénateur

Trois questions principales ont été soulevées par le sénateur Flore Musendu, à savoir pourquoi le Gouvernement se maintient-il dans une politique de l’Autriche et ne veut pas remettre de manière impérative le trafic minier au chemin de fer et de l’interdire dans un délai court ne dépassent pas 3 mois au trafic routier ; le besoin en financement ne représente que 10% de la production cuivre ambitionnée sans déduction de charges. Le Gouvernement manque-t-il de power bargain à ce point-là, surtout que ces dépenses s’étaleront sur deux à trois ans, donc une négociation sur une tension de 5% du chiffre d’affaire des entreprises minières du Katanga, cobalt exclu. Tel que déclaré par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, fin mars 2015, un contrat de partenariat a été signé par le Gouvernement et la China Civil Energineering Construction Corporation « CCECC, ciblant entre autres la voie ferrée sur laxe Kolwezi-Lubumbashi. Pourquoi le choix de cet axe qui a bénéficié d’une réhabilitation il y a une quinzaine d’années et dont le trafic est fluide au lieu de celui de Kolwezi-Dilolo qui ne peut recevoir aucun train à ce jour et qui marque un caractère urgent de réhabilitation pour ouvrir ce couloir salutaire pour laSNCC et pour la population du point de vue approvisionnement en denrée alimentaire.

Les préoccupations soulevées par les sénateurs

Quinze intervenants ont pris la parole pour fustiger la modicité de la somme allouée par la Banque mondiale à ce projet de relance de la voie ferrée, soit 14 millions de $. Il en va de même de savoir sur la politique du Gouvernement sur le rail, la voie ferrée, le port et aussi bien sur les infrastructures ferroviaires.

Par ailleurs, quelques-uns d’eux ont loué la politique de Sizarail qui, à l’époque transportait les wagons magasins, à la grande satisfaction de la population riveraine, non seulement les magasins mobiles, mais aussi la reprise de la scierie. Ils ont déploré également le fait que plusieurs provinces sont enclavées dot certains ports en état de vétusté.

En outre, les sénateurs se sont interrogés si le gouvernement a fait une étude de faisabilité du fait que la somme modique de 14 millions de $, pourtant, avec la démographie de près de 70 millions d’habitants, il est impérieux de faire un appel de fonds, soit 1$/habitant au lieu de considérer la modicité de 14 millions de la Banque mondiale. D’autres cependant ont estimé que vaut mieux ça que rien, dans une économie libérale, mais certains sénateurs qualifient de libéralisme sauvage où un opérateur économique et politique a pris en otage le trafic routier de minerais avec plusieurs camions portant différentes marques de sociétés dont on ne connait de propriétaire. Le rendez-vous est pris pour le vendredi 15 mai, pour recevoir les réponses du ministre des Transports.

(Pius Romain Rolland)

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