Problématique d’accident à Kinshasa: Un carnage humain évité de justesse

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La problématique des accidents dans la ville province Kinshasa se pose avec acuité ce dernier temps. Les statistiques indiquent que chaque 2 minutes, l’accident se produit sur les artères dans la capitale Congolaise. Kinshasa, ville de près de 12 millions d’habitants assistent chaque jour à la perte des vies humaines, à cause d’excès de vitesse ; de l’état de d’ébriété au vol et/ou à cause de l’inattention de chauffeurs au volant de véhicule en plein conversation téléphonique. Somme toute, les drames se produisent à longueur de journée.

C’est le cas, d’un camion à la hauteur de quartier 1 N’djili, transportant le sable a écrasé la semaine dernière la tête de Madame Mathé, la sœur ainée de notre consœur Monday Kuyala. La tête écrabouillée, Madame Mathé sera acheminée en sa dernière demeure, ce mercredi. Au moment où, nous mettons sous plis, la source médicale nous apprend que le chauffeur qui a écrasé madame Mathé a rendu l’âme hier matin, en raison d’un choc puissant au niveau de son thorax.

Pas plus tard que le jeudi 25 février, à la hauteur du pont Dark Hammarjoek, le véhicule de marque Toyota, Hiace, immatriculé 3349 AH/10 a échoué la bordure, comme l’indique l’image si illustrée. Les pneus de devant, la boîte moteur, et autres effets technologiques du véhicule se sont envolés dans la nature. Le chauffeur et son convoyeur ont eu la vie sauve mais, avec de dégâts corporels significatifs, à savoir la fracture des jambes et de blessures aux visages. Par contre, les passagers à bord du véhicule ont connu des blessures, mais Dieu merci aucune perte en vie humaine.

L’impuissance de la Police de circulation

Communément appelé, roulage ; cette police spéciale de prévention routière n’est jamais à la hauteur de sa tâche. Elle a excellé dans le rançonnement d’argent auprès de chauffeurs, dont les liens entre elle et les usagers de véhicules mettent en insécurité le passant et même les passagers au bord de véhicules. Au lieu de réguler la circulation, éviter les embouteillages, surveiller le kilométrage, la PSR s’est organisée en groupe formant la ristourne entre elle. Ceci dit, chaque PSR a un quota d’argent qu’il doit ramener au sein du Groupe ou auprès de son supérieur. Se disputant parfois le carrefour savoureux, agréable au rançonnement d’argent auprès des chauffeurs. Partant, plusieurs d’entre eux désertent le travail pour lequel l’Etat congolais débourse de l’argent pour leur formation, leur salaire et autre prise en charge.

Il est vrai que les responsabilités sont partagées entre les autorités compétentes d’une part, et celles des chauffeurs encrés dans l’incivisme d’autre part. Mais dans cette lutte, les autorités devraient l’emporter sur les chauffeurs « Dura lex, sed lex », diraient bien les latinistes en pareille circonstance.

Pourtant, le lit semble être bien arrangé entre la PSR et les chauffeurs, avec le nouveau phénomène de taximen parachutés on ne sait de quelle terre, sans formation adéquate faisant fi des écoles d’automobiles, s’ajoute au lot de malheur que connaissent les piétons et autres passagers à bord.

A en croire nos sources, la plus part des chauffards de nouveaux taxis, communément appelés « Ketch », sont les anciens motards, qui ne respectent nullement le code de la route ; créant les embouteillages par ci par là, surtout aux heures de pointes et parfois se disputant au volant les clients à transporter à bord.

L’on se souvient dans un passé récent le drame de Lubumbashi, où, un étudiant à la recherche de son gagne-pain, au volant d’un taxi, s’est immolé avec un agent de la PSR à cause de tracasseries routières. Comme nous l’avons souligné ci-haut, le PSR régule la circulation routière, question de faire éviter les embouteillages. Au lieu de cela, elle s’est créée en mutualité pour chercher ce qu’elle nomme « Madesu ya bana ». Le pays va mal, si l’on n’y prend des mesures disciplinaires responsables contre les agents commis aux postes de réguler la circulation. Laisser pourrir la situation équivaut à créer l’anarchie. Pourtant, nous y sommes. Les agents de la PSR sont en réalité des mendiants à la solde des chauffeurs. Ces derniers qui s’opposent au rançonnement, se voient malmené, arrêté sans motif probable. C’est ici le lieu de s’interroger, en quoi l’Etat congolais laisse-t-il les sans-documents de véhicules rouler librement, alors que les services compétents quant à ce excellent tous dans l’inertie.

(Pius Romain Rolland )

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