Prix du carburant: Pari gagné pour Samy Badibanga

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Il y a quelques jours, dans la ville province de Kinshasa et dans les environs, les stations services fermaient à partir de 17 heures et ce, par crainte d’épuiser leurs stocks avant une révision à la hausse des prix des produits pétroliers qu’ils réclamaient. Et tout le monde craignait une situation très explosive due à une desserte insuffisante en produits pétroliers, et tous les importateurs clandestins de l’essence en provenance de Lufu (en Angola), du reste de mauvaise qualité, se frottaient déjà les mains. C’était sans compter avec la détermination du Premier ministre Samy Badibanga, qui a pesé de tout son poids pour équilibrer la situation. Comme on peut bien s’en rendre compte, les stations service ont repris la desserte en produits pétroliers comme d’habitude, et les Congolaises et Congolais peuvent vaquer librement à leurs occupations.

Devant cette situation qui devenait de plus en plus inquiétante, le Gouvernement de la République a pris les taureaux par les cornes. Le Premier ministre Samy Badibanga a ainsi organisé plusieurs séances de travail entre son Gouvernement et la profession pétrolière. C’était en compagnie du ministre d’Etat en charge de l’Economie nationale, Modeste Bahati Lukwebo et celui des Finances, Henry Yav Mulang, dans l’objectif de convenir d’un nouveau niveau des prix des carburants à la pompe.

Les échos en notre possession indiquent que le syndicat des pétroliers distributeurs a expliqué toutes les difficultés qui ont prévalu pour assurer l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Cela parce que les paramètres se sont dégradés sérieusement. Parmi ces facteurs, l’on peut citer le taux de change, le volume mis en vente, ainsi que le prix moyen frontière.

Pour cela, ils ont demandé depuis trois mois un prix rémunérateur pour couvrir toutes leurs charges. Mais compte tenu des contraintes financières de l’Etat et pour sauvegarder la paix sociale, le Premier ministre Samy Badibanga avait tenu à ce que les deux parties, c’est-à-dire, le Gouvernement et les pétroliers puissent faire des sacrifices, chacune en ce qui la concerne, pour que la hausse éventuelle du prix ait une ampleur acceptable. Ceci, pour ne pas créer de remous sociaux.

Dans les efforts fournis, les pétroliers ont accepté de revoir leurs charges à la baisse, quitte à les cristalliser à l’avenir comme manque à gagner. De son côté, le Gouvernement a tenu à revoir à la baisse la hauteur du stock de sécurité. En conséquence, en fonction du changement de tous les paramètres, l’on pouvait arriver à une augmentation de 16% du prix actuel. Mais avec des concessions qui ont été faites par les uns et les autres, l’on a abouti à une légère augmentation de 4,9%, soit -5%.

Cela, parce qu’avec une augmentation de -5%, les transporteurs ne peuvent pas revoir à la hausse le prix du transport et cela assure la stabilité des prix intérieurs. Comme pour dire que le niveau des prix pratiqué en Rdc sera toujours plus bas que celui en usuel dans de nombreux pays voisins. Voilà une façon professionnelle de traiter une question aussi sensible que vitale qui aurait risqué d’embraser le pays si rien n’avait jamais été fait.

Jean-Marie Nkambua

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