Prise en charge des PVIH: La malnutrition aggrave les conséquences de l’infection

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Le monde se prépare à célébrer dès le début du mois prochain, le 1er décembre, la journée dédiée à la lutte contre le VIH SIDA. Une chose est vraie, les acteurs en la matière ne se donnent pas du repos. Ils sont inlassablement à la recherche des solutions définitives pour combattre cette pandémie qui n’épargnent personne, surtout les gens qui ont une vie sexuelle sans contrôle.

Et cette journée donne l’occasion solennelle de dresser un bilan sur la situation générale de la maladie, à travers des organes mis en place pour la combattre. Mais avant d’arriver à cette date tant attendue, il est important d’aborder un sujet en rapport avec le lien entre VIH et la nutrition.

Au sujet de la nutrition des personnes vivant avec le VIH SIDA, il est vrai que s’intéresser du lien entre nutrition et par le VIH est de moins en moins pris en compte, indique Stéphane Besançon, nutritionniste et directeur de l’ONG Santé Diabète.

Pourtant, poursuit-t-il, l’impact nutritionnel de l’infection est aussi très important. Pendant de nombreuses années, la préoccupation des patients et des professionnels de santé était centrée sur la prise en charge de la dénutrition liée à la maladie, qui se caractérise par des apports nutritionnels insuffisants au regard des dépenses énergétiques de l’organisme.

Avec l’arrivée des traitements par trithérapie, la prévalence de la dénutrition a diminué. Par contre, en parallèle, de nouveaux troubles métaboliques ont fait leur apparition comme l’insulino-résistance favorisant la survenue du diabète ou encore les dyslipidémies, qui sont des anomalies qualitatives ou quantitatives d’une ou de plusieurs graisses présentent dans le sang, favorisant les pathologiques cardiovasculaires.

Tant des questions préoccupent l’opinion en cette matière de la dénutrition, entre autre, celle de savoir comment se caractérise cette dénutrition liée à l’infection par le VIH et comment est-elle prise en charge ? Le nutritionniste tient à montrer que la dénutrition est une complication majeure chez les personnes vivant avec le VIH, et tout comme chez les enfants, la communauté scientifique parle d’ailleurs du « wasting syndrome » ou en français l’affaiblissement. Ce syndrome associe une perte de poids de plus de 10% par rapport au poids de référence, une fatigue importante et ou une diarrhée et ou de la fièvre. Il est important de rappeler, montre le nutritionniste que pour parler de « wasting syndrome », ces paramètres doivent évoluer sur une durée minimum d’un mois indépendamment de toute infection secondaire associée au VIH.

Pour éviter la dénutrition, l’alimentation des patients doit être adaptée en suivant trois recommandations : premièrement Rehausser l’énergie apportée par les aliments de 10 à 20% ;

Deuxièmement, enrichir les prises alimentaires en aliments riches en protéines ; troisièmement varier l’alimentation en changeant les types et goûts des aliments afin de limiter la lassitude et les dégouts alimentaires qui peuvent être provoqués par les médicaments.

Par ailleurs, la dénutrition peut représenter un risque supplémentaire dans les pays en voie de développement chez des PVIH.

En effet, dans les zones géographiques où la prévalence de la dénutrition est déjà importante, on constate un phénomène double : d’une part, la malnutrition aggrave les conséquences de l’infection par le VIH ; et d’autre part, l’infection par le VIH aggrave la situation globale de la dénutrition.

La prise en charge des personnes vivant avec le VIH est partielle en terme nutritionnel, du fait que les antirétroviraux devraient s’accompagner d’une alimentation équilibrée. Et combien de ces personnes sont-t-elles soumises à cette alimentation, en particulier les congolais. Plusieurs patients se contentent plus de la prise des antirétroviraux. Il est donc très important d’intégrer la prise en charge de cette forme de malnutrition, afin d’avoir des bons résultats du traitement de cette infection, le VIH.

Concernant des troubles métaboliques chez les patients traités par trithérapie, deux troubles principaux sont : la lipodystrophie, qui est un trouble de répartition des graisses dans le corps des patients, et les anomalies au niveau des graisses sanguines comme le cholestérol et les triglycérides. Il est donc très important que les patients sous traitement pour une infection par VIH s’assurent que leur traitement, en plus des médicaments, inclus un bilan alimentaire permettant de corriger leurs habitudes alimentaires, ainsi que des conseils pour favoriser l’activité physique, lutter contre le tabagisme, l’hypertension artérielle. Ils permettront, à la fois de prévenir le risque de survenue de diabète et de maladies

Cardiovasculaires, a conclu le nutritionniste.

(Mamie Ngondo)

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