Prise en charge des enseignants par les parents : la Nouvelle loi-cadre garde le mutisme

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Des élèves en errance pendant les heures de cours, une scène familière à Kinshasa (ph tiers)
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La Nouvelle loi-cadre de l’enseignement est déjà présente dans les discours dans les milieux concernés. Le Centre d’enseignement, C.E Mboloko « Les Gazelles » de Kalamu a abrité, en juillet dernier, une session de formation d’enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire.  Environ 280 professionnels de la craie ont participé au séminaire-atelier. Le préfet, à la tête du comité d’organisation, a saisi l’opportunité de la session pour expliquer aux participants la nouvelle loi-cadre de l’enseignement : ses avantages, ses innovations

La communication a relevé notamment le mutisme de la Nouvelle loi-cadre sur la prise en charge des enseignants par les parents. Depuis le début de la décennie quatre-vingt-dix, en effet, des écoles conventionnées avec en tête celles du réseau catholiques, ont acquiescé le principe de la prise en charge des enseignants par les parents. La contribution des parents, un terme courant pour dire la même chose, a consacré sans le dire vraiment, l’abandon de l’Etat, attitude que des organisations de la société civile n’ont de cesse de dénoncer.

La prise en charge des enseignants par les parents demeure

En dépit des promesses de la gratuité de l’enseignement de base, le gouvernement a reconduit le système de la prise en charge des enseignants par les parents. Bien des parents redoutent que ce qui a été ressenti telle une réalité amère au cours de l’année scolaire 2014-2015, ne le soit à nouveau pour l’année suivante, 2015-2016. L’Action Contre les Violations des Droits des Personnes vulnérables (ACVDP),  dans un communiqué de presse (dont un extrait suit), signé par son président Crispin Kobolongo, dénonce cet éloignement psychologique des décideurs.  

Outre l’absence de budget conséquent pour l’éducation qui est pour le moment de 16% au lieu de 25% comme le réclament les organisations qui plaident en faveur du respect du droit à l’éducation, aujourd’hui ce système est considéré comme une autre cause de la mauvaise qualité de l’enseignement et de l’apprentissage scolaire en RD Congo. Une réalité contredisant le Plan intérimaire de l’Education (PIE), ce document constitue un plan de transition de trois ans de la RD Congo visant l’opérationnalisation de la stratégie du secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP). Ceci retient comme objectif l’atteinte de la scolarité primaire universelle en dix (10) ans. Endossé en juillet 2012  par le gouvernement et le Groupe de partenaires techniques et financiers soutenant le secteur de l’éducation, sa mise en œuvre a débuté en 2013, pour trois principaux  objectifs : accroître l’accès et l’accessibilité à l’enseignement ; améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage scolaires ; renforcer la gouvernance du secteur.

En Afrique, l’enseignement primaire gratuit pour tous est un droit fondamental que les gouvernements se sont engagés à respecter aux termes de la Convention relative aux droits de l’enfant de 1989. S’appuyant sur cette réalité, le président de l’Association l’œil de l’Enfant, AOE précise que cela s’inscrit dans l’ordre des obligations de l’Etat : « En principe, c’est l’Etat qui a l’obligation de donner l’instruction gratuite à tous les enfants du Congo, comme cela se passe dans tous les pays civilisés. Tout enfant ; riche ou pauvre, a droit à l’éducation et à l’instruction. (…) », a-t-il déclaré à la presse.

L’orateur se range, du fait même, derrière des Ong militant pour la gratuité de l’enseignement de base. Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités, pour que chaque enfant ait accès gratuit à l’instruction, cela est la moindre des choses. Je crois que leur lutte est noble, il faut soutenir l’engagement des ONG », a-t-il ajouté.

(Payne)

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