Primaire au sein de l’opposition: Bruno Tshabala répond à Moïse Katumbi

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Le candidat naturel de l’opposition est Etienne Tshisekedi ! Réponse du berger à la bergère ! L’UDPS a ses instances décisionnelles et non pas un individu, fut-il fils biologique.

Invité dans une émission à la chaîne de Télévision Numérica TV, le Porte-parole de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, Bruno Tshabala a eu des mots justes lorsqu’une question a été soulevée par la consœur Rachel Kitita, celle de savoir le point de vue de l’UDPS sur les primaires proposés par l’ancien Gouverneur de l’ex Katanga.

A l’entendre répondre, Bruno Tshabala dans un langage on ne peut plus clair, indique et insiste sur le fait que l’UDPS a combattu 34 ans durant, pour l’avènement de la démocratie, bravant la dictature au prix du sang. Pour l’heure, le parti n’entend pas recevoir des novices une quelconque leçon politique. Pour lui et son parti politique, et y compris l’opposition entière, le candidat naturel de l’opposition à la présidentielle à venir est bel et bien Etienne Tshisekedi.

Dire qu’il faut des primaires au sein de l’opposition, constitue une insulte frontale à l’endroit de l’UDPS et tout le peuple congolais, précise-t-il. Entendu, les rêveurs de la démocratie à l’américaine sont loin de convaincre ceux-là même qui croient être les détenteurs de l’opposition politique congolaise. Une carrière au faite ! Et l’invité de Numérica de poursuivre : leur gestion au sein de la MP ne semble pas amadouer les irréductibles et radicaux de l’opposition, à quelques mois de sa transhumance politique. Ceci dit, les Congolais sont impatients de voir une alliance dans laquelle se trouve Gabriel Kyungu wa Kumwanza, Etienne Tshisekedi, Moïse Katumbi Chapwe et Vital Kamerhe, tous assoiffés de la présidence de la République. Les Congolais se souviennent de la célèbre phrase d’Etienne Tshisekedi lors de la présidentielle de 2011 « Je n’ai pas lutté pour laisser la place à quelqu’un d’autre »,

Une leçon de morale, ou dérive totalitaire ?

Lorsqu’on traverse d’une rive à une autre, le riverain se prémunit, dans son bateau, de la nourriture parfois comestible et indigeste. C’est l’image que nous transmettent parfois les acteurs politiques, lorsqu’ils traversent de camp politique. La transhumance politique dans la sphère politique de la République Démocratique du Congo devient, au fil du temps, une épidémie. Le cas récent est celui du Groupe dit G7, après avoir cheminé pendant deux mandats politiques avec l’autorité morale de la Majorité Présidentielle, Président de la République, les frondeurs et autres nostalgiques ont fait défection, sous prétexte que la famille politique du Chef de l’Etat, la MP leur ancienne plateforme politique préparerait la révision constitutionnelle pour un 3ième mandat de Joseph Kabila. N’ayant aucun soubassement juridique pour prouver à la face du monde que les intentions étaient celles-là, l’idéal pour eux c’est de quitter le bateau à quelques lieux d’accostage.

Partant, l’actuel opposant et ancien Gouverneur de la Province du Katanga frustré, en réalité, du fait du démembrement des provinces et la nomination des commissaires spéciaux, s’est caché derrière l’accusation intentionnelle contre la MP de modifier la Constitution, en s’érigeant en opposant avec ceux-là qui, hier, l’ont traité de tous les maux. C’était lorsque le Président de la République l’avait fait venir de son exil.

Faisant deux pierres deux coups, Moïse Katumbi a amené une nouvelle réflexion politique au sein de l’UDPS, laquelle consiste à organiser les primaires au sein de l’opposition, dans le but d’avoir un candidat commun susceptible de rivaliser avec celui de la Majorité Présidentielle. Puiné de Raphaël Katebe Katoto (financier présumé de la rébellion du RCD), Moïse Katumbi a tissé d’alliance avec le fils du sphinx de Limete, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhé, Kyungu wa Kumwanza et les autres. Ceci dans le but d’amadouer l’électorat de l’UDPS, ce parti servant de marchepied pour les politiques, sans électorat réel pour se positionner politiquement.

Aller de coq à l’âne dans la sphère politique sans un réel projet de société, présage que la RDC n’a pas de lendemain meilleur, au vu cette composition politique de l’opposition. Cette dernière qui est loin d’être celle qui apporte sa pierre à l’édifice du Grand Congo, elle excelle plutôt dans les contestations pour les contestations.

A titre d’exemple, hier, elle dénonce un calendrier partiel en faveur de celui qui est global, le soir même de la présentation du calendrier global par la Ceni, elle crie au complot contre le peuple du fait que le calendrier serait irréaliste, indigeste et immoral, selon le point de vue des acteurs de l’opposition. Exiger le dialogue puis la convoquer, devient un complot contre le peuple en faveur du glissement du candidat de la MP, vocifère l’opposition. Aujourd’hui, l’impératif est que le fichier électoral est pourri, la RDC n’a pas d’électorat, mais l’opposition voudrait que la MP rassure le peuple congolais si le 19 décembre 2016, Joseph Kabila ne sera plus président de la République. Quelle ironie ? Lorsque l’Organe technique habilité à organiser les élections avance les arguments justifiés, pragmatiques, l’opposition se focalise sur la personne de Joseph Kabila. Ce dernier qui a toujours dit qu’il allait respecter la Constitution, semble n’être pas bien écouté par ses rivaux politiques. Dans quelle langue faudrait-il qu’il s’exprime ? L’opposition radicale distrait en réalité l’opinion congolaise. Elle adule aujourd’hui la bonne gestion de la province du Katanga, mais cette dernière oublie que ladite gestion relève du mandat de Joseph Kabila. Ironie du sort ! En réalité, le vrai thermomètre politique, c’est l’élection à la base, mesurer les performances de chaque parti à la base. De quoi a-t-on peur si l’on est assuré du soutien du peuple ?

(Pius Romain Rolland  )

 

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