Prévention des violences sexuelles: La Monusco en campagne de sensibilisation au Collège John Mabuidi

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Dans le cadre de la protection de l’enfant, la Mission onusienne au Congo, Monusco a sensibilisé les élèves du collège John Mabuidi sur les violences sexuelles. L’activité a eu lieu en la salle centrale de l’Armée du Salut, sise avenue du Kasaï à la Gombe.  A cet effet, l’officière des opérations, point focal Protection de l’Enfant, Mbang Mve Mireille Salome et son collègue Pabali Wujao ont éclairé l’assistance sur l’attitude à adopter, en cas de harcèlement ou de viol consommé. « Nous sommes venus vous entretenir sur cette question des violences sexuelles, pour que vous preniez conscience », ont-ils relevé. L’assistance a manifesté intérêt et compréhension par des questions qui ont amené les orateurs à creuser davantage dans des faits tirés de la vie courante. C’est le cas du mariage précoce des filles. La journée a été honorée de la présence de MM. Kankala Lay, Georges Lumpina et du major Georges Katoto, respectivement coordinateur urbain des écoles conventionnées salutistes, préfet des études et aumônier de l’établissement scolaire ayant abrité l’activité du jour. Le préfet a salué cette démarche de la Mission onusienne, pour une fois focalisée sur son institution.            « Cette sensibilisation n’a fait que préparer les enfants à éviter tout ce qui est en train d’être déploré. Car il est des attitudes à adopter quand l’on est en situation tant de violeur que de personne violée », a-t-il indiqué à la presse.

 Cette démarche survient dans un contexte où des statistiques démontrent que le nombre de victimes de violées durant les dernières décennies ne peut être énuméré. Comme on le comprend, l’heure n’est plus aux statistiques, il s’agit d’une femme qui est violée, humiliée, méprisée, etc.

Des revendications de la femme par rapport aux violences qu’on lui fait subir ne font que prendre de l’ascenseur.  Des marches ont été organisées par des femmes vêtues en noir, pour crier et dénoncer toutes les formes de violences faites à la femme sur l’ensemble du pays, et particulièrement dans la partie Est.

Malheureusement qu’elles mènent seules cette lutte, alors qu’elles devraient être accompagnées d’hommes pour dire non au viol.

Au-delà de la détresse psychologique et de l’incapacité pour les victimes d’obtenir une aide médicale et une réparation juridique, ces femmes et enfants victimes d’abus ont souvent fait l’objet d’exclusion sociale, se retrouvant alors dans une situation socioéconomique souvent désespérée.

Face à l’urgence de la situation, et au regard notamment de l’engagement pris dans le « Débout Congolais » : « Levons nos fronts longtemps courbés », cela va sans dire que rétablir la dignité de la femme congolaise est un impératif. Pour ce faire, femmes et hommes sont appelés à se mobiliser, en vue de lutter contre ces fléaux  (viol, violences faites à la femme, mariage précoce de jeunes filles, etc.).

Quand la bonne information protège

Il nous revient qu’en temps de paix et dans bien des  cas, les observateurs avertis ont établi un rapprochement entre le manque d’information utile et la prédisposition au viol. Au regard de cette évidence, apporter l’information aux jeunes de la tranche d’âge indiquée, revient à les protéger outre mesure. Et c’est à cette tâche de « modelage » de la personne que s’attèle la Mission onusienne. Les orateurs ont rappelé quelques évidences en des termes courants et accessibles à l’entendement de l’assistance : Vous êtes jeunes, il ne faut pas oublier que l’avenir du pays repose sur vos épaules … Le viol peut entraîner l’abandon scolaire, en ceci que des maladies sexuellement transmissibles peuvent être contractées,  une grossesse non désirée peut survenir… Nous insistons sur le fait que le sexe et les études ne vont pas ensemble…

Dans le cadre de la protection de l’enfant, une clause de la loi a été a été évoquée, justifiant la motivation de l’activité : « Une personne mineure n’a pas la capacité de réfléchir », ont relevé les orateurs, encourageant la dénonciation comme réflexe primaire quand survient le mal. Cela, ont-ils précisé, dans un cas comme dans l’autre, vu qu’il est des femmes matures qui réquisitionnent des partenaires sexuelles mineures.

 Quid de la prise en charge

Une chose est d’être victime réelle ou supposée d’acte de viol, une autre de s’assumer en se confiant aux structures de prise en charge. A ce sujet, les orateurs de préciser : « Si vous avez été victime de viol, vous devez vous rendre, endéans soixante-douze (72) heures, dans un hôpital  ou au poste de Police le plus proche, pour qu’on vous prenne en charge. S’il arrive que la Police n’ait pas répondu à vos attentes, atteignez la Monusco », ont-ils rassuré.

(Payne)

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