Prévention de la fièvre jaune: Les professionnels des médias appelés à s’impliquer dans la sensibilisation

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Le ministre de la santé publique, le docteur Oly Ilunga, a récemment déclaré la fin de l’épidémie de la fièvre jaune en République Démocratique du Congo pour l’une des raisons tout à fait justifiable. Celle du fait que  le pays est resté  longtemps sans  enregistrer des cas des personnes infectées par l’épidémie. Toutefois, les professionnels des médias ont été appelés à s’impliquer dans la sensibilisation sur  la prévention de cet épidémie, en vue d’éviter tout éventuel cas survenu de cette dernière.

Selon un document de l’Unicef, les medias congolais sont invités à intensifier la sensibilisation sur les comportements favorables à la prévention de la fièvre jaune. Ce document qui s’est axé sur le plaidoyer auprès des responsables de la presse, sur la campagne de sensibilisation en faveur de la prévention de la fièvre jaune, montre que  les attentes de cette campagne de sensibilisation visaient  à contribuer à la prévention et à la réduction du risque de la fièvre jaune au sein de la communauté vivant à Kinshasa. Trente-cinq zones de santé sont comptées dans la capitale, afin de faire participer la communauté dans la diffusion des messages de lutte contre la fièvre jaune. Mais aussi à approcher, impliquer les autorités politico administratives, les leaders communautaires, les responsables des réseaux associatifs dans la sensibilisation de la communauté et d’intégrer, dans les grilles de programme, les activités de prévention de la fièvre jaune.

Le même document indique que les médias sont invités à être des ambassadeurs de la lutte contre la fièvre jaune, c’est-à-dire, mettre en œuvre des actions de lutte contre cette épidémie.

Par ailleurs, le document précise que la presse doit insister en informant sur la définition de la fièvre jaune, sa cause, ses symptômes ainsi que ses moyens de prévention. Rappelons que cette infection provient de la piqure d’un moustique infecté appelé aèdes. Ce dernier pique  plus souvent vers le matin, entre 9 et 10 heures et vers le soir, entre 15 et 19 heures. Elle se manifeste par une fièvre brutale et persistante, la fatigue, les vomissements, la perte d’appétit, la coloration jaune de la peau, des yeux et des urines. Cette coloration qui n’est pas à  confondre avec la jaunisse. Parfois, on enregistre aussi le saignement du nez et de la bouche.

D’ajouter dans les lignes du document de plaidoyer de l’Unicef , d’autres activités à réaliser dans le cadre de cette sensibilisation consistent à produire des émissions, surtout interactives en notant toutes les questions posées par la communauté, à réaliser des reportages sur les facteurs de risque de la fièvre jaune  dans le milieu vital en comparant avec les endroits favorables, à interviewer les autorités, leaders et responsables communautaires pour les impliquer dans la campagne de prévention de cette épidémie.

Selon le plaidoyer fait par l’Unicef auprès des medias, il existe des axes pour éviter la fièvre jaune. Parmi ces axes,  détruire les sources de reproduction des moustiques, bien couvrir les récipients de conservation d’eau, évacuer les boites de conserve, des pneus abandonnés, bref,  tous ceux qui peuvent constituer les réservoirs des moustiques dans l’environnement sont à évacuer.  La vaccination fait partie des axes pour prévenir également contre cette épidémie. Un autre axe soutenu dans ce plaidoyer,  s’agissant pour des voyageurs venant ou sortant du pays, restructurer une politique de protection et de suivi dans les frontières. Dormir sous les moustiquaires imprégnées   d’insecticide à longue durée, porter des habits longs et des couleurs claires afin d’éviter le contact avec les  moustiques. L’utilisation des produits pulvérisateurs afin de réduire des moustiques dans son environnement.

L’objectif général de ce plaidoyer est d’obtenir l’adhésion des médias à la campagne de prévention de la fièvre jaune, selon le contexte et la justification.

Vers fin décembre 2015, l’Angola a été déclaré en épidémie, suite à l’afflux des malades infectés et la proximité des villages au niveau de la frontière. En juin 2016, une épidémie, localisée, a été déclarée dans trois provinces de la RDC, notamment à Kinshasa, au Kongo Central  ainsi qu’au Kwango, a-t-on rappelé.

 

(Mamie Ngondo)

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