Prétendues ville-morte et manifestations publiques: Sylvano Kasongo met en garde tous les récidivistes

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Quelques mouvements dits « citoyens » ont annoncé une prétendue « ville-morte » ce mercredi 15 novembre 2017. Ces mouvements composés des jeunes farouchement manipulés par une main noire qui a déjà dit son nom, prétendent manifester pour dire non au régime en place et faire pression pour l’organisation dans un délai qui est le leur, des élections en République Démocratique du Congo. Pour ce faire, ils ont lancé des messages dans tous les réseaux sociaux, jeté des tracts dans certains coins, en vue de mobiliser pour un soulèvement populaire qu’ils cachent derrière la dénomination « ville-morte ». L’on se rappellera même de leurs adultes du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement, qui parlaient des « marches pacifiques », alors qu’il s’agissait d’appels aux troubles et désobéissances civiles. Ces derniers, chapeautés par Félix Antoine Tshisekedi, affirment même être derrière ces jeunes de la Lucha, Filimbi, Esili et autres, en vue de la réussite de ce mouvement d’aujourd’hui. Ces jeunes pensent à tort que c’est à travers des manifestations pareilles que la RDC sera libérée. Libérer de quoi et dans quel emprisonnement ? Seuls les jeunes de ces mouvements citoyens en connaissent des réponses.

Pour M. Tshilombo, le Rassemblement a annoncé son appui à l’appel à manifester des mouvements citoyens, notamment la Lucha et le CASC, qui ont prévu des manifestations le 15 novembre 2017 sur toute l’étendue nationale.

« Nous devons faire barrage à ces individus qui deviennent dangereux pour les générations à venir. Demain le 15 novembre, le Rassemblement soutient l’appel à la ville morte lancé par les mouvements citoyens », a déclaré hier mardi 14 novembre 2017, Félix Tshisekedi, au cours d’une communication faite devant la presse.

Par ailleurs, cette plateforme politique de l’opposition annonce également la tenue d’une autre marche pacifique le 28 novembre prochain toujours dans le cadre d’obtenir le départ de Joseph Kabila dans la rue.

« Nous informons notre peuple que le mardi 28 novembre prochain, sera organisée une grande marche pacifique mais ferme et déterminée à faire partir le dictateur. Ce sera un grand jour où nous allons montrer au monde entier que les congolais veulent prendre leur destin en main. Nous allons montrer à la communauté internationale que c’est le peuple qui veut imprimer sa volonté et non pas subir un diktat venu d’ailleurs », a ajouté Félix Tshisekedi.

La Police agira sans pitié

Eu égard à tout ceci, la Police Nationale Congolaise ne veut plus des troubles à l’ordre public. Soucieux d’assurer sa mission de protection des civils et de leurs biens, à Kinshasa, le Commissaire provincial de la Police, Sylvano Kasongo a affirmé que : « tout attroupement de plus de 5 personnes sera dispersé et on le fera sans pitié ».

Pour le Général Sylvano Kasongo, la répression sur les manifestations annoncées par les mouvements citoyens pour ce mercredi 15 novembre se fera sans pitié.

Devant toute sorte d’ingérence extérieure, le Commissaire provincial a dans son communiqué, réagi au message de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) qui a demandé aux autorités congolaises de veiller au respect du droit de manifester. « La RDC ne dépend aucunement de la Monusco », a-t-il fait savoir. D’ajouter que le Congo ne dépend de la Monusco.

Ainsi, Sylvano Kasongo recadre Sidikou de la Monusco en lui faisant savoir qu’il n’agit que sous les ordres de sa hiérarchie, et rien d’autres. « La RDC est un pays souverain. La Police dépend des autorités politico-administratives et non de la Monusco. Nous, nous respectons les ordres du Gouverneur. Le gouverneur nous a donné l’ordre de disperser toutes les manifestations. Dès demain, tout attroupement de plus de 5 personnes sera dispersé et on le fera sans pitié », a déclaré Sylvano Kasongo, commandant de la police pour la  ville de Kinshasa.

Halte aux fauteurs des troubles

Dans une nation souveraine, l’Etat s’assume. Et devant tout celui qui prétend troubler l’ordre public, l’on doit impérativement imposer l’autorité de l’Etat. En République Démocratique du Congo, certains acteurs politiques semblent ignorer l’autorité de l’Etat. Il n’y a pas de vide juridique en RDC. Le pays a un Président de la République, un Gouvernement en place, et toutes les instances fonctionnent comme partout.

L’on se souviendra qu’il y a quelques mois, le gouverneur de la ville province Kinshasa, André Kimbuta Yango avait signé un Arrêté interdisant toutes manifestations sur la place publique. Et jusqu’à ce jour, aucun autre document contredisant cette décision du gouverneur n’a été signé. C’est ainsi que même au niveau de la Majorité Présidentielle, l’on craint d’organiser ne serait-ce qu’un meeting sur la place publique. Malheureusement du côté de l’opposition, certains bourreaux pensent affronter cette mesure. C’est ce qui justifie des ville-mortes et des marches pacifiques, voir même des meetings qu’ils déclenchent sans autorisation au préalable. Même au Katanga, une pareille décision a été prise. C’est ainsi que le président du Rassop/Limete, a été stoppé net dans sa tournée à Lubumbahsi pour s’adresser aux Katangais sur la place publique. C’est ainsi que dans sa sauvagerie, l’homme a failli même s’en prendre aux agents des Forces de l’ordre.

Parlant de cette fameuse ville-morte de ce 15 novembre, des mesures sévères sont prises pour faire imposer l’autorité de l’Etat. Au Nord-Kivu où les mêmes mouvements citoyens projettent des activités de désobéissance civile, le gouverneur Julien Paluku a signé un document interdisant la tenue de cette manifestation. Malheureusement, certains opposants actifs dans cette province de la RDC pensent s’attaquer à cette décision du Gouverneur Paluku. C’est ainsi qu’il s’avère important d’imposer l’autorité de l’Etat à tous les niveaux.

(Makim)

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