Présidentielle 2018: Bemba, Muzito éliminés, Badibanga et Ifoku repêchés

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Après que la CENI ait déclaré irrecevables les candidatures à la présidentielle du 23 décembre 2018 de Jean-Pierre Bemba et d’Adolphe Muzito, nombreux sont les observateurs politiques qui ne leur accordaient aucune chance. Cela étant, les différents recours interjetés à la Cour constitutionnelle ressemblaient à un simple passe-temps. Toutefois, l’ex-Premier ministre Samy Badibanga et Marie-Jeanne Ifoku ont été repêchés au grand étonnement de la CENI.

Au sujet du sénateur Jean-Pierre Bemba, point n’est besoin de rappeler tout ce que L’Avenir a écrit sur la question. Qu’à cela ne tienne, ce Quotidien de l’avenue du Bas-Congo dans la commune de la Gombe n’a pas l’habitude de se tromper. Ainsi, le juge constitutionnel, lors d’une audience retransmise sur la chaine nationale, a confirmé l’inéligibilité du sénateur Jean-Pierre Bemba, au regard notamment du fait que la subornation des témoins est une circonstance aggravante dans l’infraction de corruption.

Le juge a aussi expliqué que si la loi électorale a été modifiée, c’était dans l’objectif de tenir compte de la moralisation du comportement des acteurs politiques. Il a, pour l’occasion, rappelé que Bemba a été condamné en première instance pour entrave à l’administration de la justice et cette décision a été confirmée en appel. Comme pour dire, à en croire le juge, que le candidat président de la République a bel et bien posé des actes de corruption et il ne peut prétendre à l’élection présidentielle qui pointe à l’horizon.

La Cour est revenue  sur le certificat de détention qui a été malheureusement produit après le défaut de candidature du sénateur. Et c’est en bon droit que la CENI a conclu à la déclaration de l’irrecevabilité de Jean-Pierre Bemba.

Soulignons que l’honorable Adolphe Muzito a lui aussi subi le même sort que le sénateur Jean-Pierre Bemba. Sa candidature a été déclarée irrecevable par la Cour constitutionnelle, confirmant ainsi la décision de la CENI. Cette institution dit avoir été saisie par le Parti lumumbiste unifié (PALU), parce que Muzito a posé sa candidature, tout en étant membre du PALU. Ce qui sème la confusion. En plus, il n’a pas renoncé au mandat acquis grâce au PALU. Ce mandat a été obtenu en 2012 conformément à l’article 103 de la Constitution. Ce qui est grave, insiste la Cour, Muzito qui prétend avoir quitté le PALU et de s’être présenté sous les couleurs de UPR (Uni pour la République), a présenté un dossier dans lequel il y a une carte de légitimation du PALU.

De même, parlant de la lettre d’accusé de réception de sa suspension pour une durée indéterminée, la Cour souligne que Muzito a affirmé sa fidélité au Patriarche Antoine Gizenga et de soutenir la candidature du PALU, mais a conclu qu’il va quand même déposer sa candidature en tant qu’indépendant. Pour sa part, le chef de cellule ‘’Yandi vé yandi kaka’’ ne reconnait pas avoir reçu copie de la lettre de démission d’Adolphe Muzito. Au regard de tout ce qui précède, parce que suspendu depuis le 29 juillet 2018, la Cour constitutionnelle conclut en un conflit d’intérêt entre Adolphe Muzito et le PALU et termine par dire qu’au nom de l’UPR, Muzito ne pouvait pas continuer à briguer le mandat du Palu à l’Assemblée nationale.

Badibanga et Ifoku repêchés

Au cours de ces arrêts rendus hier par la Cour constitutionnelle, cette institution a repêché l’ex-Premier ministre Samy Badibanga et Mme Marie-Jeanne Ifoku Mputa Mpunga. Signalons que Samy Badibanga a présenté trois moyens devant la Cour Constitutionnelle. Il reproche à la CENI d’avoir violé l’article 103 de la loi électorale, d’avoir affirmé que quand on a perdu la nationalité d’origine, le recouvrement de cette dernière ne donne lieu qu’à une nationalité d’acquisition ; et d’avoir violé l’article 199 du Code civil congolais livre III.

Selon la Cour, la CENI s’est basée sur deux correspondances du Procureur général de la Cour de Cassation et d’une lettre du ministre de la Justice. Pour la Cour, la CENI a pris une décision au mépris des preuves de la nationalité du demandeur. Celle-ci se prouve en produisant un certificat de nationalité. Ce que Samy Badibanga a fait. « D’origine ou d’acquisition, le terme de la loi ne laisse aucun doute qu’on ne peut recouvrer que ce qu’on a perdu. La Cour rejette donc les allégations de la CENI », a indiqué le juge.

La Cour  a aussi déclaré recevable la requête de Marie-jeanne Ifoku mputa Mpunga et l’a dit fondée. Elle annule la décision de la CENI qui rendait irrecevable sa candidature. Au cours de la même audience, la Cour Constitutionnelle s’est déclarée incompétente par rapport à la requête de M. Mavungu Mboko Vuemba innocent Abrahamic qui avait introduit une requête tendant à obtenir une décision de jurisprudence pour la prorogation du délai pour le dépôt de la candidature à la présidentielle.

Soulignons que s’agissant de l’élection du Président de la République, sur un total de 25 candidatures enregistrées, 19 ont été déclarées recevables et 6 irrecevables, pour non-conformité aux conditions d’éligibilité, en violation des dispositions des articles 72 de la Constitution, 9 et 10 de la loi électorale. Sont déclarées recevables, les candidatures de Seth Kikuni, Kazadi Lukonda Pierre-Honoré,  Ngoy Ilunga Théodore, Maluta Joseph, Tchiani Kabamba Noël, Mabaya Gizi,  Kin Kiey Mulumba Tryphon, Matungulu Mbuyamu Freddy, Tshisekedi Tshilombo Félix, Shekomba Okende Alain Daniel, Radjabo Sobolabo, Kamerhe Lwa Kaningini Vital, Fayulu Madidi Martin, Mpunga Yves, Mokia Mandembo Gabriel, Masheke Sylvain Maurice, Ramazani  Shadary,  Luntadila Diavena Charles  et Vemba Francis.

Six candidatures sont déclarées irrecevables pour plusieurs motifs.  Défaut de Nationalité d’origine. Après avoir perdu sa nationalité d’origine, le recouvrement de cette dernière ne donne droit qu’à une nationalité d’acquisition: (Marie-Josée Ifoku, Samy Badibanga) ; Paiement des frais de dépôt non rétractable et non confirmé par la DGRAD (Jean-Paul Moka) ; il est aussi joint au dossier une lettre de prise d’acte de sa suspension par le PALU. Il y a conflit d’intérêt avec le PALU qui conteste sa candidature ‘’article 15 LE’’ (Adolphe Muzito) ; Défaut de qualité du signataire des formulaires des fiches requis au niveau des BRTC ‘’C5, C6, C7 et C8. (Antoine Gizenga) ; Condamnation par la Cour pénale Internationale à 1 an de prison et au paiement de 300.000 euros pour subornation des témoins ‘’extrait du casier judiciaire produit au dossier et arrêt de la Cour pénale internationale du 08 mars 2018’’ (Jean-Pierre Bemba Gombo).

JMNK

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