Présidence du CNSA: Vital Kamerhe n’attend pas cautionner la gloutonnerie politique du Rassemblement

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On le croyait enterrer politiquement, mais déterrer par Bitakwira pour revendiquer et  briguer le poste de Président du Conseil National de Suivi de l’Accord comme suppléant d’Etienne Tshisekedi à la présidentielle de 2011. Vital Kamerhe refuse que le Rassemblement considère que le poste du Président du CNSA est un acquis et qu’on ne va pas rouvrir l’accord. Ceci dit, l’Accord de la Sainte Sylvestre est loin de se fermer en raison des ambitions démesurées des acteurs politiques de l’opposition qui ne parlent plus de l’organisation des élections. Plutôt, la lutte effrénée des postes ministériels et de la Primature.

La scène qu’offrent les acteurs politiques congolais après le décès d’Etienne Tshisekedi rassemble à un conte de fée. Pourtant, au Centre Interdiocésain, la mise en scène semble prendre les allures d’un acharnement à ce poste autant convoité par le Rassemblement des Forces Acquises au Changement. Une méga plateforme aux allures d’une nébuleuse qui ne dit pas son nom.

Pourtant, en Afrique, lorsqu’un baobab tombe de la trempe d’Etienne Tshisekedi, tout doit s’arrêter pour lui rendre hommage. Dommage, 50 jours après son décès, ses pseudo fils spirituels se disputent les postes au gouvernement de la République, ignorant et sabotant son corps qui git encore à la morgue de l’hôpital Elisabeth à Bruxelles, en Belgique. Une profanation qui ne s’explique pas, sinon devant certains inconscients politiques qui se servent de son cadavre comme marchandise politique. La République Démocratique du Congo est un Etat souverain, qui ne s’ingère jamais des affaires intérieures des autres Etats. A contrario, les Congolais offrent leur pays à la désolation de l’immaturité politique qui les caractérise.

En lieu et place d’enterrer Etienne Tshisekedi, le conglomérat du Rassemblement court derrière la Primature et le poste du Président du Conseil National de Suivi de l’Accord. Poste attribué à Etienne Tshisekedi comme personnalité marquant la scène politique congolaise. L’acharnement à ce poste ouvre la balle dansante des acteurs politiques qui se le dispute.

Qui de Pierre Lumbi contesté par les uns, et de Vital Kamerhe candidat malheureux à la présidentielle de 2011, troisième après Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi ? A ce propos, l’actuel ministre des Relations avec le Parlement n’a pas mis sa langue en poche. Conscient des enjeux politiques actuels qui se déroulent à la Cenco, Justin Bitakwira a levé le ton. Pour l’Autorité morale de l’Alliance pour la République et le Conscience Nationale, ce poste ne doit plus revenir au Rassemblement « Tant que Tshisekedi ne sera pas enterré, ceux qui s’aventurent à croire qu’il y aura une issue sans l’enterrement de Tshisekedi, je commence à craindre que mon Eglise risque d’être noyée dans le mensonge permanent où elle change de positons constamment », déplore-t-il. Le Patron des Relations avec le Parlement n’hésite pas à dire que tant qu’il n’y aura pas la désignation du Président du Conseil National de Suivi de l’Accord, il n’y aura pas de Premier ministre.

Parlant de Vital Kamerhe dont il craint son avenir politique, il estime que de droit, c’est lui qui doit prendre ce poste d Président du Conseil National de Suivi de l’Accord, au motif, qu’il a été le 3ième à la présidentielle de 2011, après Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi. « Aux élections de 2011, le Président Kabila était premier, Tshisekedi deuxième et Kamerhe troisième. On commence à inventer les gens qui ne sont même pas capables de se faire élire comme conseiller communal pour venir remplacer Tshisekedi. Je lui avais dit qu’il s’était vendu moins cher. C’est aujourd’hui qu’il devrait rebondir en brandissant sa troisième place aux élections de 2011 et si on avait placé Etienne Tshisekedi à ce poste, c’est parce qu’il revendiquait l’impérium et aujourd’hui, c’était une manière d’apaiser les esprits en le plaçant là-bas. Le suppléant qui vient après Tshisekedi, c’est Kamerhe, de droit ça doit être lui », a dit le Patron de Mirepa.

De son côté, Vital Kamerhe pense que le poste du CNSA ne doit plus revenir au Rassemblement. « La question de la Présidence du CNSA, pour le Rassemblement, la lecture de l’article de l’accord dit que le CNSA sera présidé par le Président du Conseil des Sage. Pour le Rassemblement, ça ne fait l’objet d’aucun doute qu’il doit provenir du Rassemblement. Pour d’autres composantes, dont la mienne nous disons Non ! Nous avions accepté à ce poste-là, le Président Etienne Tshisekedi, compte tenu de son envergure, de son aura, et de sa capacité à booster le processus pour un atterrissage apaisé et avoir les élections qui sécurisent tout le monde. Sa seule personne à la tête du CNSA sécurisait tout le monde et apportait beaucoup de crédits et c’était par consensus. Nous avions bien souligné à son temps s’il s’agissait d’une autre personne, on n’allait aussi pas attribuer à la fois au Rassemblement et le Poste de Premier ministre et le Poste du Président du Conseil National de Suivi de l’Accord, c’est-à-dire le poste de l’exécutif ; de l’exécution, de suivi. Nous avions fait exception à cause de l’envergure du Président Etienne Tshisekedi. Maintenant, l’opposition signataire c’est-à-dire nous, le Front pour le Respect de la Constitution et beaucoup d’autres composantes estiment que la question doit être remise sur la table et résolue par consensus. Ceci dit, il n’est pas exclu que le Président du CNSA provienne du Rassemblement. Ce que nous refusons, que le Rassemblement considère cela comme un acquis et on ne va pas rouvrir l’accord », a dit Vital Kamerhe.

(Pius Romain Rolland )

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