Présentée en avant-première à Mongita « Pas de feu pour les antilopes» mobilise en faveur de la sauvegarde des forêts

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Un extrait de la pièce « Pas de feu pour les antilopes » (version nouvelle) a été jouée, samedi en co-production, par la Compagnie Théâtre national congolais  (CTNC) et les « Masques Terribles », dirigés respectivement par le Directeur général Ngandu Tshibutu et le professeur Joseph Ndundu Kivuila. Dans la mise en scène, ce dernier a bénéficié de l’assistance du professeur Mbala Nkanga, ancien de l’Institut national des Arts, INA et présentement, professeur à l’Université de Michigan (USA).  La représentation du jour en la salle Mongita devant un public sélect, l’a été en prélude de la Grande première projetée le 23 courant. Le programme a inclus la partie débat et contributions, sous la conduite de l’Administrateur Viminde de la CTNC.

D’entrée de jeu, le metteur en scène a notamment justifié sa démarche de revisiter une pièce qui date de 1969. « Cette pièce a été jouée par le Théâtre national, juste deux mois après la création en 1969, de cette institution », a-t-il indiqué. En effet, la célébration de l’an quarante-huit (48) de la Compagnie Théâtre national s’est avérée également une raison pour rééditer cet exploit, celui de porter un regard intéressé sur ce texte vieillot mais véhiculant un massage courant. Pour rappel, le 22 août 1969, c’est le jour de la signature de l’arrêté créant cette institution. « Nous avons actualisé cela. Imaginez qu’en écrivant cette pièce, Mikanza avait alors vingt-cinq (25) ans d’âge », s’est exclamé le metteur en scène. Et de poursuivre : La mort programmée est là, si nous ne faisons attention, nous allons disparaître. L’on parle aujourd’hui aux Nations Unies des conférences des parties, Cop 21 (Paris en France), Cop22 (Marrakech au Maroc), Cop23(en Allemagne)… pour limiter les effets de serre. Il faut pour cela une large mobilisation et, dans cet ordre d’idée, nous étions en avance, car le texte « Pas de feu pour les antilopes » de Norbert Mobyem Mikanza et le ministre de la Culture d’alors, Paul Mushiete remonte en 1969.

Quid du récit de la pièce

La représentation  s’est déroulée en trois actes : d’abord le chef Manga du village Kipuala examinant les questions vivrières avec les gens de sa cour. Dans cet ordre d’idée, le feu de brousse saisonnière a été mis à l’avant-plan, sans toutefois faire l’unanimité.  Ensuite, le chef Mukoko du village Benga qui, lui aussi, a convoqué une assemblée restreinte. A la différence que l’assemblée de Benga a reçu un visiteur de marque, en la personne du notable Mayamu qui est parti du village voisin, Kipuala. Et enfin, la confrontation des deux « mfumu » (chefs de villages).

En effet, « Pas de feu pour les antilopes » relate l’histoire de deux villages confrontés au déterminisme géographique. Le feu de brousse est une pratique que les populations locales ont héritée de leurs aînés, pour attraper du gibier. Mais en lieu et place de jouer le jeu du ventre, le chef Mukoko du village Benga a recouru à la voix de la raison. En visionnaire, celui-ci a encouragé ses administrés à « souffrir un peu aujourd’hui, en se contentant des chenilles et des champignons, pour être mieux demain. … Préservons nos forêts », a-t-il mobilisé. Par contre, son « grand voisin » de Kipuala est, lui, persuadé que les grandes chasses sont nécessaires. Du haut de son trône, il trouve mal que certains notables s’opposent à perpétuer la coutume  qui consiste à organiser le feu de brousse, pour donner de la viande au peuple. La voix de la raison a payé au village Benga la prospérité, et la déraison a entrainé disette à Kipuala. Ceci entraînant cela, le chef irrésolu a fini dans la confusion, détrôné, désavoué par les siens qui, eux-mêmes diminués dans leur honneur et tournés vers l’assistance de leurs voisins. Devenu plus fort que son voisin de Kipuala, le chef de Benga impose à la tête de ce village le notable Mayamu que le mfumu Manga avait fait prisonnier.

Les invités apprécient la pièce et la lucidité du metteur en scène   

Siula ma Siula  (Directeur de formation, radiotélévision nationale). Il a cité un article de presse paru en 1968, sous la signature d’un chroniqueur culturel belge : « le cinéma africain ne sera pas un cinéma de vedettes ; mais un cinéma d’ensemble ». Partant, il encourage les acteurs à fortifier la personnalité collective du groupe, source de vedettariat d’un chacun.

Le professeur Yoka Lye  (Directeur général de l’INA). Tout en félicitant le metteur en scène pour cet effort d’imagination, il a émis le vœu que la même pièce soit au rendez-vous des festivités (au mois de décembre courant), marquant le cinquantenaire de l’Institut national des Arts. « Les chants sont tellement beaux, les danses tellement belles, l’histoire tellement facile qu’on se demanderait pourquoi ne pas en faire un ballet ! », a-t-il lancé.

Maguy Kalomba (comédienne, Théâtre national). Elle a encouragé les acteurs sur scène, à éviter d’extérioriser la passivité quand ils n’ont rien à dire. Mais à faire plutôt preuve de créativité et d’ habileté, pour accompagner quiconque porte la parole. Une telle élévation d’esprit, a-t-elle appuyé, contribue à la chaleur dans le jeu des acteurs, garde le public en éveil et accroît son intérêt pour le spectacle en présence.

Mme Mikanza (la veuve Mobyem Mikanza). Elle a invité les chefs à ressortir l’autorité dans leurs mouvements. Citant le comédien Masambia dans « Un procès à Makala », l’intervenante a exhorté la nouvelle génération à se faire des modèles.

Maître Mwambayi (formateur à l’INA). Son regard a porté sur la netteté des accessoires et la conformité des mouvementes des acteurs à la nature de chants entonnés : chant sacré, chant d’allégresse, chant initiatique, chant d’invocation…

Le professeur Mbala Nkanga (assistant du metteur en scène). Il a recommandé un décor non encombrant, inspiré notamment du bois de récupération servant dans la fabrication des palettes. « Faisons les choses de telle sorte qu’une seule voiture puis tout contenir en une seule course.

(Payne )

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