Pourtant un acquis précieux de la Révolution de la modernité

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La destruction du réseau routier kinois dérange Transco

La destruction du réseau routier kinois atteint son paroxysme, à l’heure où la principale société locale du transport en commun, Transco qui est un acquis précieux de la Révolution de la modernité, ne cache plus ses ambitions. Le directeur général ai, Michel Kirumba Kimuha a exprimé cette détermination dans un discours, fin mai dernier. C’était à l’occasion de la présentation du rapport solennelle de l’exercice 2014. « Organiser le transport interurbain à l’aide des bus appropriés (bus climatisé avec des sièges confortables en velours) ; créer des lignes particulières (de l’aéroport vers les grands hôtels) et les transports VIP pour les hôtes de marque ; accroître le parc automobile à huit-cents (800) autobus dans la ville de Kinshasa, pour soulager un tant soit peu la demande de transport en commun estimé à 2000.000 de passagers payants par jour ; démarrer le transport en commun dans quelques grandes ville de la RD Congo, notamment à Kisangani et à Lubumbashi », a déclaré à l’occasion le numéro un devant la presse et des invités.

La révolution de la modernité, les chaussées et les bus

Le macro-programme de la révolution de la modernité a eu le mérite, entre autres réalisations, d’avoir mis à la disposition de la population de Kinshasa, une société de transport en commun, Transco, s’inscrivant dans les normes internationalement reconnues. A l’instar d’un bébé qui marque ses premiers pas sous l’œil attentif de sa tendre mère, de même Transco s’appuie sur le réseau routier local, pour « se maintenir la tête hors de l’eau ». Au moment où ce géant du transport au Congo vise grand, au regard notamment de ses ambitions, une évidence mérite d’être rappelée, c’est que les bonnes routes garantissent la longévité aux engins. Le comité de gestion a beau s’engager à préserver l’équilibre entre les subventions du gouvernement et les recettes provenant de l’exploitation journalière. Il est à craindre, toutefois, que l’état défectueux des chaussées n’occasionne la fréquence de pannes, et partant n’accroisse la dépendance, en termes de demande en pièces de rechange.

Quand la destruction du réseau routier kinois dérange

Il est un principe qu’aucune ville ne peut se prévaloir d’une société de transport urbain compétitif, si elle (la ville) ne peut en amont, se prémunir d’un réseau routier viable. C’est, en fait, ce qu’avait compris le concepteur du macroprogramme de la révolution de la modernité. Pour l’heure, en effet, il revient aux animateurs d’institutions d’intérioriser la vision du Chef et de la défendre. C’est alors qu’ils pourront convaincre d’être pour le Chef, contrairement à d’autres qui sont avec le Chef mais pour leurs intérêts dissimulés.

Dans son édition du mercredi 19 août 2015, Africa News, un tri-hebdo local a ressorti le calvaire des habitants de Makala, Ngiri Ngiri et ceux du quartier Kimbangu dans la commune de Kalamu, suite à « l’état piteux de la route Elengesa, une route qui se détériore davantage… Une situation qui pousse notamment les chauffeurs de taxis à éviter cet itinéraire, rendant le transport en commun difficile et rarissime, dans ce coin de la capitale congolaise ».

Après l’espoir suscité par l’intervention de la main-d’œuvre chinoise, dans le cadre du programme de la réhabilitation et la modernisation des chaussées, il s’observe que des véhicules ont déserté la jonction des avenues Commerce et Luambo Makiadi (ex Bokassa), où les eaux stagnantes empêchent au conducteur de se faire une idée sur le creux de la chaussée où il place les pneus. La dégradation est le maître-mot sur les artères de grande circulation, à l’instar de l’avenue Luambo Makiadi, principale voie d’entrée au marché central. Des plaintes sont enregistrées de part et d’autres, d’un coin à l’autre de la capitale, au sujet des routes. L’avenue Kianza dans la commune de Ngaba a perdu de son asphalte. L’avenue de l’Université est défigurée, de même que l’avenue Victoire et même celle du Commerce, au centre-ville. Cette situation revêt une ampleur particulière, en un temps où le taux de circulation de véhicules et de piétons a galopé à Kinshasa. La voie routière reliant le site de l’université de Kinshasa au quartier Kimwenza nécessite réhabilitation, de même que partant de l’entrée N’Djili à N’Djili-Kikimi (ex N’Djili Brasserie), en passant par l’ex Centre congolais de maraîchers et fermiers (Cecomaf).

(Payne)

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