Pour venir à bout des ADF: La MONUSCO tend la main aux FARDC

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Ban Ki-moon et Reynders condamnent la mort de deux casques bleus tanzaniens

*Deux casques bleus tanzaniens ont été tués le mardi 05 mai dernier lors d’une attaque qui a fait également 13 blessés. Les Casques bleus faisaient partie d’un convoi de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) qui est tombé dans une embuscade et a essuyé des tirs d’éléments présumés du groupe rebelle des Forces démocratiques alliées (ADF)

*La MONUSCO souhaite le maximum de coordination avec les FARDC car l’efficacité de l’action de la Brigade, sa capacité de venir à bout des questions difficiles, complexes, multidimensionnelles, de la présence des groupes armés dans le pays, en dépendent. En plus, il est important que des actions avec la Police, les services de sécurité sur les frontières, mais également avec les populations se fassent de la meilleure manière

Invité hier à la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire des Nations-Unies de chaque mercredi à Kinshasa, le commandant second de la Force de la Monusco, le général Jean Bayo a pu répondre à diverses questions lui posées par des journalistes depuis la capitale et la ville de Goma au Nord-Kivu. Notamment sur des sujets d’actualité brûlante comme l’attaque d’avant-hier contre les casques bleus en territoire de Beni, au Nord-Kivu.

Par rapport aux accusations selon lesquelles la Monusco serait en collusion avec des groupes armés, le général Jean Bayo s’est indigné du fait que ce sont des allégations qui ne sont pas fondées, elles crachent sur la mémoire d’un grand nombre de casques-bleus qui meurent en Rdc dans des combats ainsi que des militaires congolais.

Quant à l’attaque des éléments supposés appartenir à l’ADF, le mardi 05 mai dernier aux environs de 19 heures, contre un convoi du bataillon tanzanien de la Brigade d’intervention de la Force de la Monusco, en déplacement de la région de Beni (Mavivi) vers la localité de Mayimoya au Sud d’Irengeti, il a indiqué que deux casques-bleus ainsi que deux civils ont été tués et treize autres soldats de la paix blessés.

Répondant aux questions des médias, le général Jean Bayo a souligné que l’ADF qui continue de constituer un vrai danger pour la population, même pour la stabilité de la région, a été quand même extrêmement affaiblie. Il est important d’abord pour tous les acteurs, militaires, internationaux, mais aussi les acteurs civils, d’ouvrir l’œil et le bon parce que cette question des ADF n’est exclusivement militaire, elle comporte une dimension criminelle, une dimension de recrutement, qui peut éventuellement régénérer ce groupe ; et donc il sied que ces efforts se poursuivent, a-t-il déclaré.

Il dit en outre constater qu’il y a encore des doutes dans le chef des populations pour savoir qui va gagner. « Ces événements que l’on connaît ce sont des situations dramatiques. Ces événements sont bien sûr regrettables et condamnables. Mais ils ne doivent en aucun cas, être un frein à notre détermination pour poursuivre ce processus », affirme-t-il.

Le succès des Fardc

Puisque, explique-t-il, ces jours derniers, il y a eu un certain nombre d’éléments nouveaux. Le premier, ce qu’il y a eu de la part des FARDC, un certain nombre de succès. Ces succès, ce sont en particulier, la localisation des camps importants d’ADF, et de manière certaine, la neutralisation d’un des chefs militaires sur le terrain.

La deuxième chose, c’est que vis-à-vis des ADF, il y a eu des attaques contre la MONUSCO. Il a indiqué que lundi, un hélicoptère de la MONUSCO a essuyé des tirs. Ce n’est pas la pratique des ADF depuis des mois, depuis que les opérations Sukola 1 ont commencé officiellement, de tirer sur les hélicoptères de la Monusco. « Ils n’aiment pas se faire repérer », a souligné le général Jean Bayo.

Deuxièmement, poursuit-il, il y a eu cette embuscade hier mardi 06 mai dernier. « Nous allons plus loin dans notre analyse, développer davantage là-dessus, pour savoir quelles en sont les raisons. Est-ce que c’est une conséquence unique de ces pressions ? Est-ce que c’est éventuellement des renforcements, des recrutements qui ont été donnés, par ce que les gens sentent que l’ADF est à un moment crucial de sa vie, et que certains n’ont peut-être pas intérêt que la situation change ».

Pour le commandant second de la Force de la Monusco, il est important, au-delà des locations pures des ADF, de suivre de très près, aussi au-delà des frontières, le développement par rapport aux arrestations, qui restent encore à confirmer et qui sont bien sûr, potentiellement très importantes. Il est important de voir aussi ce qu’il y a autour des ADF, a-t-il expliqué. « Comme vous le savez, les ADF est un groupe qui a 20 ans d’existence. Il y a un certain nombre d’enracinement dans la région, qui ont des dimensions qui ne sont pas uniquement liées à l’ADF. Il y a peut-être des gens aussi qui ont une forme de collaboration, une forme d’intérêt, y compris personnel, à ce que la situation ne change pas. Donc, ces dimensions bien sûr, doivent-être observées ».

Quant à l’effectif restant des ADF, il a voulu être prudent, parce que, a-t-il dit, des analyses antérieures parfois, n’ont pas été corroborées par des faits. La deuxième chose selon lui, ce qui compte c’est effectivement le démantèlement du leadership.

La troisième chose qui n’est pas à négliger, c’est la possibilité de couper les chaînes de recrutement. C’est très important, y compris d’ailleurs, à l’extérieur du pays, a-t-il indiqué.

Mais également et éventuellement, les possibles collusions qui existent entre l’ADF et peut-être d’autres groupes. Sous la pression des actions conjuguées des autorités du pays et de la MONUSCO, c’est valable pour ADF et c’est aussi valable pour d’autres pays, il y aura un certain nombre de chefs qui seront poussés à mener des actions de coordination.

Le général Bayo a profité de cette occasion pour lancer un appel et dire à tous ceux qui éventuellement, soutiendraient ces genres des collusions, de sorte que des pactes entre groupes armés, que l’ADF est un groupe criminel, qui a une longue liste des crimes qui se sont malheureusement développés encore récemment, et que ceux qui, éventuellement, d’une manière ou d’une autre, y compris par passivité, laisseraient ces genres de choses se développer, et bien, seront aussi redevables devant la Justice.

Pour la coordination avec les FARDC

Par rapport à la coordination avec les FARDC, il a signalé que l’efficacité de l’action de la MONUSCO, sa capacité de venir à bout des questions malgré tout difficiles, complexes, multidimensionnelles, de la présence des groupes armés dans le pays, requièrent le maximum de coordination. D’après lui, ce n’est pas une question à ne résoudre d’ailleurs qu’avec les FARDC, puisqu’il est très important aussi que des actions avec la Police, les services de sécurité sur les frontières, mais aussi avec les populations, se fassent de la meilleure manière.

C’est pourquoi, a-t-il affirmé, malgré les difficultés, malgré les allégations qui parfois blessent la Monusco, des soi-disant collusions avec des groupes armés, ou de parti-pris, cette mission onusienne continuera à travailler en particulier avec des populations, « à qui nous devons la transparence, mais aussi des résultats, à œuvrer de manière à aller au bout de ce processus. Nous souhaitons le maximum de coordination avec les FARDC ».

(Lepetit Baende)

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