Pour une Rdc plus verte: L’appui du FEM/PNUD aux organisations communautaires de base à l’œuvre

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Le bassin du Congo est le deuxième« poumon vert » de l’humanité après l’Amazonie. Une incommensurable richesse en biodiversité et en forêt tropicale. Un important domaine végétal produisant une réserve d’oxygène qui régule la survie de l’humanité. Tous ces écosystèmes sont menacés par des pratiques non contrôlées : intensive agriculture sur brûlis,  des besoins énergétiques des ménages et par des pratiques artisanales, culturelles ou autres qui ne contribuent qu’à vider la forêt de toute sa subsistance.  Et,  si l’on n’y prend garde tous les indicateurs risquent de virer au rouge. Plusieurs initiatives, dont celle du PPS financée par le FEM à travers le gouvernement de la République, sont mises en œuvre  afin de faire face à cette situation. Pour palper cette réalité l’Asbl FEAPD (Filière d’Etude, d’Analyse et de Réalisation des Projets de Développement) a organisé la descente d’une équipe dans le territoire Madimba et de Kasangulu dans le Kongo Central pour se rendre compte de l’effectivité des projets FEM ou du PPS-FEM y menées entre 2012 et 2015.

Le FEM en action en Rdc

Le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) est un organisme financier indépendant qui accorde les aides financières aux pays en développement afin de réaliser les projets porteurs de résultats pour l’environnement mondial. Les projets FEM sont exclusivement communautaires mais leurs répercussions agissent au niveau planétaire, justifiant ainsi le slogan « Action communautaire, impact global». Pour cela  le FEM initie le Programme de Petites Subventions (PPS) appelé aussi Programme de Micro Financement(PMF) ou Small Grants Programme(SGP), qui sont un mécanisme financier mis en œuvre pour induire la promotion d’initiatives en vue de résoudre les grands problèmes environnementaux  dans le monde. Le FEM appuie les gouvernements des pays en développement  et apporte son concours à l’exécution des projets concernant la diversité biologique, le changement climatique, les eaux internationales, la dégradation des sols, la couche d’ozone et les polluants organiques persistants. En RD Congo, sous la supervision du PNUD,  le PPS-FEM intervient dans l’ex province de l’Equateur ainsi que dans les provinces du Kwango, du Kongo Central et à Kinshasa.

Disons que l’équipe FEAPD descendue sur terrain dans l’ex-district de la Lukaya (devenu territoires de Madimba et de Kasangulu) a été frappé par l’engagement des communautés locales qui  sont du reste assistées par les Ongs œuvrant dans le coin. Les activités environnementales menées sont assez variées : allant de l’installation des coupe-feu au regarnissage des espaces  déboisés : 500,47 hectares des forêts conservées, restaurées et reboisées; Retour des produits non ligneux: gibiers, chenilles   et plus de 735 litres de miel. à la première récolte ; 274  715 plantes produites et repiquées ; Plus de 600 Km de coupe-feux installés ; 76 délégués de 38 Ongs renforcés en formulation des projets et 12 autres  projets élaborés et financés ; 1150 élèves et 364 leaders formés sur la protection de l’environnement ; 50 hectares de forêt tampon implantée  autour du Jardin botanique de Kisantu pour y réduire la pression de déforestation.

Le miracle du miel cimente encore plus les ménages.

Le CPAID, le CEDEF et la COOPRAVI font briller Madimba et Kasangulu. Il y a de la coquetterie à revendre ainsi qu’une inouïe embellie des ménages. C’était d’abord partie pour une campagne de régénération des forêts mais la rencontre du miel a fait le reste. Tels s’articulaient les projets menés séparément par le CPAID (Centre de Promotion des Activités Intégrées au Développement) dans les deux territoires de Madimba et de Kasangulu, par  l’asbl COOPRAVI (Coopérative de Production et de Ravitaillement vers les Centres Urbains » établie dans les localités de Kinguala et Kinzila dans le territoire de Kasangulu et par le CEDEF (Centre de Développement Familial) établi à Ntedi 1, Ntedi 2 et à Mbanza Mboma dans le territoire de Madimba. Le résultat cumulé est sans appel : 75 ruches installées. Plus de 735 litres de miel produits à la première récolte.

Au delà de sa valeur hautement nutritive, la vente du miel a donc sensiblement amélioré les revenus des ménages. La redistribution des rôles au sein des familles n’en a que pris un coup de superbe. Les mères en rajoutent au panier de la ménagère, à l’assiette et au cœur. Accroissement des revenus des ménages. Les enfants sont redevenus élèves, enfilant désormais  l’uniforme tous les jours ouvrables car leurs problèmes de paiement des frais scolaires sont résolus. C’est ce qui peut arriver quand une communauté locale s’engage à protéger la forêt et à maîtriser le b.a.ba de l’apiculture. Bravo! Bravo au PPS à travers le CPAID, le CEDEF et la COOPRAVI!

A Madimba, un imposant coupe-feu pour protéger la forêt

Les communautés autochtones de Madimba et de Kasangulu ont atteint 600 kilomètres de coupe-feu pour sécuriser les forêts restaurées. Aux yeux de la population les ravages causés par le déboisement progressif des forêts et de avaient tout simplement signé la    « mort de la forêt », la mort du Nkunku. Spécifiquement l’intervention de  l’ATRMAC (Association des Travailleurs des Métiers Améliorés du Congo)  a donné des résultats satisfaisants, entre autres: 100 hectares de forêts conservées, 25 000 plants produits, 75 hectares reboisés. Pour verrouiller ces résultats obtenus de haute lutte l’ATRMAC a fait faire un magistral coupe-feu pour ceindre le Nkunku de Kikala/Kimasa qui vient ainsi d’échapper à sa mort annoncée. Un peu comme une mère superstitieuse enroulerait  aux hanches de son enfant malade un chapelet d’amulettes pour conjurer à jamais le mauvais sort. Désormais à Kikala/Kimasa trois entités cohabitent à nouveau en synergie comme autrefois : les ancêtres, les autochtones et le Nkunku à la majesté retrouvée.

(Lepetit Baende)

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