Pour une lutte efficace contre le paludisme: Une campagne d’assainissement s’impose à Kinshasa

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Apres avoir distribué dans la ville de Kinshasa et partout même à l’intérieur de la RDC, des moustiquaires imprégnées d’insecticide, par le biais d’une collaboration entre le ministère de la santé publique de la RDC et certaines  structures internationale de santé telle que l’allocation de soutien familial, ASF et autres,  plusieurs ménages ont reçu avec satisfaction ce don aussi louable soit-il. Pourtant, une opinion s’inquiète du fait que la problématique du paludisme n’a pas été touchée. Elle indique que  malgré l’utilisation de cette moustiquaire imprégnée qui, après une certaine durée, perd son efficacité en insecticide. La solution trouvée  n’a pas touché la vrai cause du problème, c’est  plutôt au symptôme qu’on a résolu le problème. Ce moustiquaire imprégnée  doit être utilisée concomitamment avec un assainissaient rigoureux de l’environnement, pour qu’une lutte contre le paludisme soit efficace.

La ville de Kinshasa regorge pas mal des immondices, des flancs d’eaux stagnantes, des brousses, tous ceux-ci sont à la base de la prolifération des moustiques dans l’environnement, ce qui fait qu’ils commencent à piquer à partir de 18 h. Et pendant ces heures,  tout le monde n’est pas chez soi pour pouvoir rester dans la maison à l’abri de toutes piqures des moustiques. Ce qui fait que, le paludisme ne cesse de se propager dans la population kinoise.

La transmission de la maladie par l’anophèle femelle moustique dont la piqûre est apathique, après être infecté, le malade présente les signes  tels qu’une  fièvre avec frissons, puis chaleur, puis sueurs. La prévention paraissait simple : il suffisait d’éliminer les moustiques ou d’éviter leurs piqûres. D’où la règle : « Pas piqué, pas malade. » Et pourtant, le paludisme reste redoutable dans la ville de Kinshasa. En 2015, on lui a attribué, selon l’OMS, 214 millions de malades et 430 000 décès. L’Afrique subsaharienne paie le plus lourd tribut, avec 80 % des cas et plus de trois quarts des décès. D’une part parce que le parasite le plus fréquent, Plasmodium falciparum, est aussi le plus redoutable ; d’autre part parce que les malades n’ont pas toujours accès au traitement malgré l’augmentation importante des aides internationales accordées à la lutte contre le paludisme. Pourquoi le paludisme reste-t-il aussi dangereux ? S’interroge les kinois. Cette maladie est dangereuse tout simplement parce que le plasmodium se défend efficacement en modifiant sa structure biologique et génétique, en mutant. Ainsi les médicaments, d’abord actifs, se heurtent peu à peu à une résistance qui débute en Extrême-Orient puis s’étend dans le monde. Cela a été le cas pour la quinine (du reste encore efficace par voie veineuse), la chloroquine, le proguanil, la méfloquine, la doxycycline, l’halofantrine.

Par ailleurs, soulignons que de nombreux chercheurs sont à pied d’œuvre plusieurs  candidats vaccins sont en phase d’évaluation. Comme toujours le parasite se défend grâce à ses mutations. Le plus avancé des vaccins, RTS, S/ AS01, a été testé en Afrique sur plus de 16 000 enfants de 6 semaines à 17 mois, qui ont reçu trois doses à un mois d’intervalle. Dans l’année suivant la vaccination, 56 % des enfants de 5 à 17 mois et 31 % des bébés de 6 à 12 semaines ont été protégés contre un premier épisode de paludisme. Mais l’efficacité décroît, malgré une dose de rappel à 18 mois. Et la mortalité globale n’a pas été réduite. Ces résultats sont encourageants, mais l’avis favorable donné à la commercialisation de ce vaccin par l’Agence européenne du médicament peut sembler prématuré, même si celle-ci insiste pour que soient associés les autres moyens de lutte contre la maladie.

Population à risque

Le traitement préventif chez la femme enceinte, les nourrissons et les jeunes enfants reste à privilégier car il diminue la mortalité dans cette population à risque.  Toutefois, malgré la disponibilité  aujourd’hui encore d’un procédé simple, peu coûteux et qui a prouvé son efficacité quand on le réalise correctement : la lutte contre les anophèles et la protection contre leurs piqûres grâce à des moustiquaires imprégnées d’insecticide non toxique, l’assainissement demeure parmi les solutions efficaces pour lutter efficacement  contre les moustiques, en particulier les anophèles, facteur du paludisme, ceci afin de garantir le bien-être de la population. La disparition des immondices, des flaques d’eaux stagnantes, des brousses sur la ville de Kinshasa favorisera la diminution des moustiques.

(Mamie Ngondo)

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