Pour un ballon de football: Kasongo meurt d’une balle perdue à Mokali

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Les quartiers Disasi et Mokali dans la commune de Kimbanseke ont connu une fin de journée dominicale très agitée, marquée par un déferlement des coups de feu. La journée s’est terminée dans l’effusion de sang qui coûtera finalement la vie à un jeune papa répondant au nom de Kasongo Bwanga alias Kas. C’est un jeune homme d’une trentaine d’années est mort inopinément hier lundi à 14 heures à l’hôpital militaire du camp Kokolo. Il a succombé à sa blessure provoquée par une balle perdue reçue la veille alors qu’il regagnait paisiblement le domicile de ses parents sur rue Dibaya au quartier Mokali dans la commune de Kimbanseke.

Une bête dispute pour un ballon de foot

A l’origine du drame, une banale dispute autour d’un ballon de football.

Premier acte : Un groupe de 4 policiers commis au sous-ciat du petit marché communément appelé « wenze La police » au quartier Lisasi traverse un petit terrain de foot où des jeunes gens jouent. Comme par hasard, le ballon heurte l’un d’eux possédant une arme à feu et apparemment saoûl. Celui-ci se fâche, confisque le ballon, le met sous son aisselle et poursuit allègrement sa route, coupant ainsi le plaisir aux gamins qui s’amusaient. Comme cela arrive souvent en pareille circonstance, un malin gosse vient par derrière et chipe le ballon au policier. Fâché, il menace tout le monde qui se met à le huer. Donat, l’un de ses compagnons s’interpose. Les badauds qui assistaient au match du quartier lancent des quolibets au policier en arme. Celui-ci devient, contre toute attente, menaçant, dégaine son fusil et se met à tirer, certainement pour apeurer les spectateurs. Premier coup de feu en l’air, deuxième tir également mais suite à une fausse manœuvre, le troisième coup de feu atteint Kas Kasongo, qui finissait de se faire coiffer dans une parcelle voisine et qui rentrait paisiblement chez ses parents…Kas reçoit la balle en plein abdomen. Les entrailles dehors, Kas saigne abondamment. Alerté, Christophe Kabanda son père, accompagné des jeunes du quartier vont à la rescousse de l’infortuné pendant qu’un autre groupe pourchasse et saisit le policier. Ses amis prennent la poudre d’escampette. Il est systématiquement passé à tabac.

Deuxième acte : Pas d’empressement pour cet infortuné

Grièvement blessé, la meute l’abandonne à l’entrée de l’hôpital des sœurs. A l’intérieur, les infirmiers tardent à secourir Kas. La famille et les proches l’acheminent à l’hôpital Biamba Marie Mutombo Dikembe. Mais, ils n’ont pas les 500 dollars améric  ains exigés pour une intervention urgente. Cap sur l’hôpital militaire du camp colonel Kokolo… où le pauvre Kas rend l’âme le lendemain (hier lundi) à 14 heures.

Ce jeune papa gentil et courtois et voué à un bel avenir quitte la terre des hommes en laissant une veuve et un orphelin de cinq ans. Entretemps, on est sans nouvelle du tireur-tueur tabassé à mort. La mort de Kas tué gratuitement. Son seul péché est de se trouver au mauvais endroit et au mauvais moment … le destin l’aura voulu ainsi.

Dans notre édition de demain nous reviendrons avec de plus amples détails sur le drame, sur le comportement de quelques policiers à la gâchette facile et qui ternissent l’image de marque de ce corps qui a pour rôle principal le maintien et le respect de l’ordre public. C’est-à-dire veiller à la sécurité des personnes et de leurs biens. Nous nous attarderons également sur les devoirs des assermentés que sont nos médecins qui ne semblent s’attarder que sur des patients nantis…

Kimbanseke, terre d’insécurité

La commune de Kimbanseke demeure l’une des rares communes où sévissent encore des Kuluna ou loubards de la pire espèce qui continuent à semer la terreur de nuit. Le manque de courant, l’oisiveté des jeunes qui ont pour la plupart de cas terminé leurs études secondaires mais qui ne savent où aller ni quoi faire sont l’une des causes, sinon la cause principale de la délinquance de ces jeunes personnes. Les parents sont butés à ce « déraillement » de la jeunesse mais sont incapables de les occuper. Pourtant, ces enfants ont grandi et veulent s’habiller décemment, sortir comme les autres jeunes mais faute de moyens s’adonnent aux extorsions, à la débauche pour les filles faibles d’esprit…elles qui veulent paraître élégantes et chiques. Les parents ne sont pas en mesure de leur procurer des téléphones de luxe ou des robes des boutiques huppées. Ils sont obligés malgré eux à subir les caprices de leurs enfants…qui s’habillent comme elles l’entendent, rentrent quand elles veulent…

(Fernand Mukaku Lalabi-Muke)

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