Pour stimuler la croissance: Le FMI propose d’agir sur trois fronts : monétaire, budgétaire et structurel

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Selon le nouveau programme de travail du Fonds monétaire international (FMI), l’attention ira aux problématiques nouvelles et émergentes ainsi qu’aux domaines où des réformes s’imposent de longue date. Les transitions en cours dans l’économie internationale appellent une coopération solide à l’échelle mondiale. Le FMI a publié son programme de travail pour les douze prochains mois, qui vise avant tout à remettre l’économie mondiale sur une trajectoire de croissance à la fois plus forte et plus sûre.

Ce programme, selon le site internet de cette institution de Bretton Woods, est conforme aux orientations énoncées dans le Plan d’action mondial ainsi que dans le communiqué d’avril du Comité économique et financier international. Il concerne en particulier les activités du FMI de nature à promouvoir les actions à mener sur les plans monétaire, budgétaire et structurel pour raviver la croissance. Il présente aussi le travail à accomplir pour aider les États membres à s’attaquer aux problématiques émergentes (telles que le changement climatique et les inégalités) et renforcer le système monétaire international.

L’action à mener au niveau des politiques économiques

Sur fonds d’affaiblissement de la croissance mondiale, le programme de travail vise à aider les pays à mieux doser leurs politiques économiques et à leur donner plus de vigueur.

En ce qui concerne la politique monétaire, disons que le FMI continuera d’étudier les conséquences des politiques monétaires non conventionnelles et leurs répercussions sur les autres économies, en particulier les pays émergents, en s’intéressant aussi au domaine connexe de la gestion des flux de capitaux. Au cours de l’année à venir, le FMI examinera comment les États membres ont géré les flux de capitaux ces dernières années, en cherchant à mieux identifier les risques qui en découlent pour la stabilité macroéconomique et financière.

Au sujet de la surveillance du secteur financier, le FMI continuera aussi d’approfondir son analyse macro financière ainsi que ses travaux sur le renforcement des cadres de surveillance et de réglementation des États membres. Face à l’accentuation des risques pour la stabilité financière mondiale, le FMI fera le point des progrès accomplis en matière de réforme de la réglementation financière aux niveaux mondial et régional. Le programme de travail porte aussi sur plusieurs aspects de la gestion des vulnérabilités du secteur financier et de la réduction des risques. En particulier, le FMI analysera les facteurs à l’origine de l’évolution observée des relations de banque correspondante, ainsi que les conséquences de cette évolution, en réfléchissant au rôle qu’il pourrait jouer à cet égard.

A propos de la politique budgétaire, nous apprenons qu’il est noté dans le programme de travail que la politique budgétaire doit être mise davantage à contribution dans certains pays, car la politique monétaire ne peut répondre à elle seule aux défis actuels. Dans les pays où il existe un espace budgétaire, la politique de finances publiques peut ainsi soutenir davantage la demande. Le FMI s’emploiera à définir les facteurs à prendre en considération pour évaluer l’espace budgétaire afin de produire des évaluations comparables d’un pays à l’autre. La décision d’utiliser ou non l’espace budgétaire, et dans quelle mesure, s’appuierait notamment sur des considérations propres au pays, notamment ses règles et cadres budgétaires.

Le FMI va aussi lancer une nouvelle initiative de soutien aux politiques d’infrastructure, pour aider les États membres à accroître l’efficacité des investissements publics et, le cas échéant, à identifier les possibilités d’accroître de façon soutenable leurs dépenses d’infrastructure. Cette initiative — menée à titre expérimental dans plusieurs pays — devrait permettre de déterminer les mesures à prendre en priorité pour que les investissements d’infrastructure contribuent à une croissance forte et durable.

Pour ce qui est des pays à faible revenu, l’institution continuera de soutenir les efforts que déploient les pays en développement pour renforcer la mobilisation de recettes intérieures. Elle prévoit en outre de définir un cadre dans lequel développer les capacités de gestion des finances publiques dans les États fragiles.

Quant aux réformes structurelles, le FMI accordera une plus grande attention au rôle des réformes structurelles dans l’amélioration de la productivité et de la croissance. À cet égard, une panoplie d’instruments sera mise au point à l’intention des équipes-pays pour leur évaluation annuelle des économies des États membres, qui leur permettra de tenir compte de facteurs tels que le stade de développement du pays considéré, la position du pays dans le cycle économique et la marge de manœuvre existante pour procéder à des réformes. L’institution, reconnaissant aussi le rôle déterminant du commerce pour la croissance et le développement, produira une nouvelle note de référence sur le commerce et les questions de politique commerciale — la première depuis 2010 — dans le courant de l’année à venir.

Toujours dans le cadre de leur travail sur la stimulation de la croissance, les services du FMI entreprendra au début de l’année prochaine un examen du rôle du Fonds dans les questions de gouvernance, compte tenu de la corruption endémique qui fait obstacle à une croissance solidaire dans de nombreux pays.

(JMNK)

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