Pour son 14ème livre: Jean-Baptiste Malenge publie « La guerre est un crime »

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« La guerre est un crime », c’est le 14ème livre publié par le père Jean-Baptiste Malenge Kalunzu, aux éditions Baobab, à Kinshasa, l’année dernière. Outre l’introduction (La guerre sent mauvais) et la conclusion, ce petit bouquin comprend trois chapitres (Comprendre la guerre, La parole qui tue et Prier pour la guerre ?). « J’ai entendu beaucoup de récits de guerre racontés par des survivants. Mais c’est toujours en vain que je demande d’écrire l’un ou l’autre épilogue pour renseigner notre futur commun et guerres », écrit l’auteur dans son introduction, avant d’ajouter que le seul rappel des événements vécus fait trop mal, répondent certains. Ils promettent de laisser passer un peu le temps pour cicatriser des blessures. D’autres trouvent difficile d’apprendre l’art d’écrire avec un récit qui est déjà dur à porter. Apprendre à écrire semble plus traumatisant encore. Il y en a qui s’imaginent qu’écrire doit être plus difficile que de vivre une guerre.

Pour le père Jean-Baptiste Malenge, ces quelques mots veulent donc modestement considérer l’affirmation selon laquelle la guerre est un crime. Il ne s’agit pourtant pas de rapporter des émotions. Au défi de l’actualité, il s’agit ici de prévenir contre la culture de la violence qui tend à s’imposer dans les consciences et qui affleure dans les discours. C’est un devoir d’intelligence qui est exercé ici. C’est un appel de la philosophie dans ce que cet amour de la sagesse plaide radicalement pour la vie.

Toujours dans son introduction, l’auteur considère que les enfants-soldats ont, en effet pullulé sur le continent. Parce que, mieux que l’école, c’est l’usage des armes qui semble leur offrir des perspectives sûres pour devenir importants. Voilà pourquoi, au sortir des périodes de guerre et de Transition politique, des chefs de guerre ont été élus lors des premières élections. Ils en imposaient tant par leur prestige… Voilà qui pousse l’auteur à se poser plusieurs questions : ne convient-il pas de rappeler que la guerre est un crime quel que soit le rôle où l’on se trouve soi-même entre les victimes et les bourreaux ? Pour honorer l’humain, ne faut-il pas rappeler l’idéal de la paix comme aspiration profonde de tous et de chacun ? Pourquoi le monde donne-t-il tant l’impression de s’être engagé résolument dans une guerre sans merci contre lui-même, alors même que ne cessent de se multiplier des instances et des insistances pour gagner et préserver la paix ?

Le père Jean-Baptiste Malenge termine par dire qu’un effort de volonté et de rationalité commande notre vivre-ensemble dans un monde des droits de l’homme. « L’histoire en a montré et en montre assez des inconséquences, des incohérences du comportement belliqueux. L’homme n’aura appris assez de son histoire », dit-il, avant d’affirmer que la guerre est un crime. Si c’est un cri jailli du cœur de l’homme, on aura compris qu’il se revendique aussi comme le fruit de la raison et de la volonté têtue contre les évidences. On choisit la guerre ou la paix.

(JMNK)

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