Pour réussir le processus démocratique en Rdc: La CIME recommande aux Congolais à s’inspirer du Ghana

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A l’ouverture de cette séance de restitution, de g. à dr.,Rév.-Dr Milenge, Rév. Elebe, VpCéni Norbert Basengezi et l'imam Rachidi/Ph. Céni
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La Commission d’Intégrité et Médiation Electorales (CIME) a tenu samedi dernier à Kinshasa au Lycée Mgr Shaumba, une séance de restitution de la mission qu’ont effectué dernièrement les chefs des confessions religieuses à Accra au Ghana du 22 au 27 janvier 2018. Laquelle mission, conduite par le Président de la CENI, Corneille Nangaa, c’était pour permettre aux religieux congolais de s’imprégner de l’expérience ghanéenne par rapport à la gestion des conflits électoraux.

Cette séance de restitution était rehaussée par la présence du vice-président de la CENI, M. Norbert Basengezi Katintima. Ce dernier a dans son mot, remercié la CIME pour sa collaboration dans la mise en œuvre d’un climat apaisé de l’environnement électoral dans notre pays avant de convier aux participants à cet atelier de continuer à sensibiliser la population en partant de cette expérience ghanéenne pour consolider la démocratie naissante de la Rdc.

Intervenant après le mot de bienvenu de l’imam Rachidi Mussa, le président de la CIME, le révérend Delphin Kapalay Elebea circonscrit le cadre de cette séance de restitution qui a réuni les représentants des différentes confessions religieuses de la Rdc, les acteurs de la Société civile et les leaders sociaux ainsi que les acteurs politiques.

Le Président Elebe de la CIME a soutenu que l’expérience ghanéenne peut servir de modèle à la démocratie congolaise en ce sens que, la Rdc évolue vers l’organisation des élections véritablement démocratiques, et voulues pacifiques en décembre 2018. « Nous aspirons tous à une alternance démocratique pacifique à tous les niveaux. Ce, pour la toute première fois dans l’histoire de notre pays; nous entretenons des liens historiques avec le Ghana; nous voulons bâtir en Rdc un leadership de raison qui milite réellement pour l’intérêt supérieur de la nation, le progrès, le développement communautaire, l’amour de la mère-patrie et l’amour entre nous les congolais », a-t-il déclaré.

Le point d’orge de cette séance de restitution a été évidemment, les différents exposés, d’abord du révérend docteur Milenge Mwanelwata, le 2èmeVice-président de l’Eglise du Christ au Congo(ECC) sur la rencontre entre les chefs religieux de la République démocratique du Congo et ceux du Ghana. Les participants ont ensuite suivi les approches pour la transparence et l’inclusivité, ainsi que l’expérience de l’Institut des affaires économiques du Ghana.

Puis suivra l’exposé de M. Richi Lontulungu qui s’est appesanti sur l’expérience acquise après la rencontre avec les médias ghanéens. Ainsi, l’intervenant a enrichi l’assistance sur le rôle que jouent les médias ghanéens dans le processus de démocratisation de leur pays.

Conseil des anciens Chefs d’Etat ghanéens

Un autre exposé était axé sur l’expérience des anciens chefs d’Etat du Ghana. L’on a fait part aux participants de différentes audiences bénéficiées par la délégation congolaise auprès de trois ex chefs d’Etat ghanéens encore en vie ; John Kufuor, John Dramani Mahama et John Rawlings.

Pour le premier, il a confié à la mission congolaise que la Rdc est un résumé de l’Afrique toute entière. Aussi, pour le Président John Kufuor, la première clé pour la stabilité d’un pays c’est le respect strict des prescrits de la Constitution, qui est l’âme d’un pays. Il a ajouté que la stabilité du Ghana résulte de la constante amélioration de la sa commission électorale. Pour lui, les confessions religieuses doivent se mettre au-devant de la scène.

Quant au deuxième ancien Président ghanéen rencontré par la délégation congolaise, celui-ci a indiqué que dans son pays, les confessions religieuses travaillent avec le Gouvernement d’une manière permanente. Et les anciens Chefs d’Etat bénéficient de tous les avantages socioéconomiques et sécuritaires.

Pour l’ex Président John Rawlings, visité en troisième lieu par la délégation congolaise, l’explosion est toujours possible là où règne l’injustice. Il regrette que souvent les Africains ne soient pas proactifs. Et devant la mission congolaise, il aprôné la promotion des valeurs, au sommet desquelles, a-t-il dit, il y a l’intégrité. Cet ancien Chef d’Etat ghanéen a insisté à la délégation congolaise de promouvoir la justice et l’intégrité. Et il a exhorté le président de la CENI, Corneille Nangaa, à résister à la corruption sous toutes ses formes.

Des leçons à tirer et recommandations

Le président de la CIME, le révérend Delphin Kapalay Elebequi est revenu sur les grandes leçons à tirer de la mission a souligné que les échanges avec autorités tant religieuses que civiles, mais aussi avec les trois anciens présidents du Ghana, ont mis en lumière la particularité de la Rdc, pays-continent, dont le nombre de partis politiques s’élève à plus de 600.Alors que le Ghana n’en compte que 6 dont 2 plus influents et seulement 4 représentés à l’Assemblée nationale.

Ce pays où la convoitise internationale n’est pas hypothétique, obligeant ainsi toute analyse objective de la situation congolaise à prendre en compte autant la dimension interne que celle extérieure. Néanmoins, bien qu’expérimenté dans un contexte différent de celui de la Rdc, l’exemple ghanéen s’avère utile pour éclairer le processus démocratique de la Rdc, en renforçant et en consolidant, pour ce faire, les mécanismes appropriés pour la construction du sens civique et patriotique dans une éthique de la responsabilité.

Ce qui a réussi au Ghana peut l’être également en République démocratique du Congo. Il suffit de suivre le bon exemple de détermination de tous à conjurer la volonté d’accéder au pouvoir par des voies autres que les urnes et l’inclination à la violence sur base d’intérêts individuels et/ou catégoriels.

Pour ce faire, il faut l’engagement sans ambages des organisations désintéressées, l’encadrement moral des leaders politiques pour les amener à mettre l’intérêt général au-dessus d’intérêts particuliers et la cohésion des autorités morales de la société autour d’objectifs communs et d’une action concertée.

En conclusion, le président de la CIME a recommandé les leaders religieux à avoir le sens de responsabilité très élevé, d’être respectés de toute la nation. Il a prôné l’unité des confessions religieuses qui doivent travailler en étroite collaboration et dans le respect mutuel, garantie pour la paix.

Le révérend Delphin Kapalay Elebe a également recommandé les confessions religieuses de la Rdc à développer des rapports de collaboration et de confiance avec d’autres parties prenantes (Société civile, autorités traditionnelles, etc.). Quant à la perception de la Rdc par les Ghanéens, il a affirmé que beaucoup d’Africains comptent sur l’émergence de la Rdc pour le décollage de l’Afrique toute entière.

Et sur le plan de la stabilité politique, il a fait savoir que la paix et la stabilité politique et économique du Ghana découlent de la prise de conscience du peuple ghanéen.« La société ghanéenne est bâtie sur son attachement à la justice et à l’intégrité. L’alternance politique est aussi facilitée par l’existence des garanties de sécurité et le respect des anciens Chefs d’Etat. Au Ghana, il y a la sacralisation de la fonction présidentielle », a enfin expliqué le révérend Elebe.

Cette séance de restitution de la mission des confessions religieuses s’est terminée par un échange et débat entre participants et intervenants.

Signalons en outre que le vice-président de la CENI, Norbert Basengezi, a félicité les chefs des confessions religieuses réunis dans la cadre de la Commission d’intégrité et de médiation électorale pour cette séance qui a certainement apporter un plus dans la bonne marche du pays vers les élections prévues à la fin de cette année, le 23 décembre 2018.

(Lepetit Baende)

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