« Pour remonter le niveau de l’enseignement, pourvoir les écoles de bibliothèques »

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Le directeur Nestor Lukimi suggère :

« Pour remonter le niveau de l’enseignement, pourvoir les écoles de bibliothèques »

 Le directeur (à l’arrière-plan), avec le titulaire et les élèves de la 6ème année

« L’Internet est actuellement un luxe. C’est comme à l’époque des téléphones GSM en 1990, en RD Congo. Peut-être dans les dix ou les vingt prochaines années, tout le monde serait connecté et de ce fait, l’Internet pourrait cesser d’être un luxe. Si dans la capitale, quelques-uns seulement sont connectées, à combien plus forte raison les écoles de l’arrière-pays subiront le contrecoup de cette pauvreté? ».  Ce constat du directeur Nestor Lukimi Nghemi intervient dans un contexte où la bibliothèque scolaire est absente des écoles, au moment où l’Internet et les jeux-vidéos absorbent le temps des jeunes en dehors de l’école. L’orateur (dont un extrait du message suit), dirige le Complexe scolaire Angelanie, dans la commune de Kinshasa.

Il faut stimuler les habitudes de lecture

C’est une déraison que d’avoir la connexion dans une école sans bibliothèque. Il faut envisager que l’on ouvre des bibliothèques scolaires. Les initiatives de connexion sont prises à titre personnel : école, université, individu. L’Etat n’a pas encore envisagé de programme d’ensemble sur le plan de la connexion. Et, convient-il de le rappeler, l’Internet chemine avec la bibliothèque scolaire, mais ne s’y substitue guère.

Beaucoup d’enseignants font de la préparation bâclée, parce qu’ils lisent peu ou pas. Et au niveau national, on enregistre de plus en plus d’échecs sur le plan de la culture générale. Les gens sont si préoccupés par la recherche de survie que les habitudes de lecture font défaut. Il est souhaitable que l’autorité qui agrée l’autorisation d’ouvrir une école exige que ces dernières soient dotées de bibliothèques.

Notre école a pris l’initiative de mettre des livres à la disposition des élèves de la maternelle. Toutefois, les parents ont du mal à acheter ces livres-là de la collection : ” Les doigts, le tee “. Nous voulons bien habituer les enfants dès la maternelle à consulter un livre, à feuilleter, à calculer … Mais il se pose un problème, car les parents sont loin de s’impliquer en faveur de leurs enfants. Comment peut-on relever, dans ce cas, le pari de l’encadrement de la jeunesse, si les parents ne mettent pas la main à la pâte?

L’enseignement est au rabais, vu que la recherche ne suit pas. A l’université, des formateurs vendent des syllabus et des feuilles d’interrogations, mais c’est essentiellement dans le souci d’arrondir leur fin du mois. De même que les enseignants du primaire et du secondaire qui se livrent au cumul d’emploi.

Ce n’est pas trop tard pour reprendre la situation. L’Etat doit contraindre les écoles officielles d’abord, puis toutes écoles à disposer de bibliothèques. Si l’on met suffisamment de moyens à la disposition du système éducatif congolais, l’on aurait des savants dans ce pays. C’est ce qu’on n’envisage pas, malheureusement. Il faut réviser le système éducatif congolais, même l’enseignant congolais dans  des conditions socioprofessionnelles requises et partant, imposer la rigueur.

(Payne)

 

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