Pour promouvoir l’hygiène menstruelle: Le Programme EVA recommande des infrastructures hydro sanitaires adéquates

par -
0 365
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Avoir des infrastructures hydro-sanitaires adéquates est essentiel pour gérer la menstruation d’une manière confortable et discrète. Cette déclaration émane du  responsable de la communication du Programme national Ecole et Village Assaini,EVA, Jean Jacques Diyabanza. Selon l’ACP qui a relayé cette information, c’était mardi dernier, dans un briefing organisé à Kinshasa, en prévision de la célébration le 28 courant, de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle.

Pour lui, en effet, le programme EVA mis en place depuis 2006 par le gouvernement congolais, est une opportunité favorable à l’intégration de la gestion de l’hygiène menstruelle (GHM) en milieu scolaire. Il couvre déjà un grand nombre de zones de santé de la RDC, et garantit l’accès à l’eau, à des infrastructures séparées pour filles et garçons dans les écoles et qui pourraient être adaptées, et l’accès aux stations de lavage des mains, a-t-il indiqué.

M. Diyabanza a expliqué que le cours d’éducation pour la santé et l’environnement peut être renforcé par des messages plus adaptés sur la GHM.

Placée sous le thème : « Education sur la menstruation change tout», la journée consistera à encourager chaque membre de la communauté à parler autour de soi ou partager des images ou des informations sur les réseaux sociaux dans le souci d’engager la conversation sur la gestion correcte de l’hygiène menstruelle.

Cette journée compte également trois sous thèmes dont le suivant : « Chaque jour peut être un bon jour, quand ma sœur ne se sent pas honteuse d’avoir ses règles » et « chaque jour peut être un bon jour, si je peux trouver un endroit où me changer en toute intimité ».

Des toilettes malsaines à Kinshasa

Le mot toilette désigne l’appareil sanitaire, autrefois appelé siège d’aisance, servant l’évacuation des déjections. Celles-ci  peuvent être ensuite évacuées avec de l’eau vers les égouts ou vers une fosse septique. Et pour instaurer une bonne gestion de l’hygiène menstruelle, l’accent particulier doit être mis sur la fiabilité des installations sanitaires. Etant donné qu’un constat amer est dégagé selon lequel, la  plupart des installations sanitaires dans la ville de Kinshasa, commençant dans les milieux familiaux, professionnels, scolaires et ailleurs connaissent un laisser-aller jusqu’au niveau d’avoir des toilettes malsaines, qui à leur tour, favorisent la contamination de microbes pouvant entrainer jusqu’à une stérilité.

En dehors de toilette fiable pour instaurer une bonne gestion de l’hygiène menstruelle, il faut également une approche globale comprenant l’approvisionnement en eau potable, des toilettes fiables, des matériels serviettes ou tampons sans oublier l’éducation des filles et des garçons sur le cycle menstruel et l’hygiène intime.

Ces dispositifs et conditions sont indispensables pour permettre aux filles d’aller chaque jour à l’école, même pendant leurs règles. Si la bonne gestion de l’hygiène menstruelle est cruciale pour la dignité et le bien-être des femmes et des jeunes filles, elle fait aussi partie des services de base d’hygiène, d’assainissement et de santé reproductive auxquels chacune et chacun a un droit fondamental.

Pour rappel, la menstruation est un processus naturel qui fait partie de la vie normale et qui est indispensable à l’existence de l’humanité. Il dure entre deux et sept jours pour la plupart des femmes et jeunes filles, ce qui totalise près de 3 000 jours de règles en moyenne au cours d’une vie. Or dans beaucoup d’endroits dans le monde, la menstruation est un sujet tabou, associé à des attitudes négatives dans beaucoup de cultures la femme serait alors « contaminée », « souillée » ou « impure ».

Dans les zones rurales en particulier, l’accès à du matériel sanitaire abordable et hygiénique est limité ; les femmes et les jeunes filles ont alors recours à de vieux chiffons, des feuilles sèches ou des bottes d’herbe. Les installations sanitaires sont très souvent conçues sans tenir compte des besoins liés à l’hygiène menstruelle ; par exemple, on trouve des écoles sans espaces privés ni salles de lavage pour les filles, sans dispositifs permettant de se débarrasser de serviettes ou de tampons usagés. Filles et garçons sont peu et mal informés sur les changements qui affectent leur corps au seuil de l’âge adulte.

Comprendre la situation pour agir Malgré tous ces problèmes, l’hygiène menstruelle a été jusqu’ici largement ignorée par les professionnels des secteurs de l’eau, de la santé et de l’éducation. D’où, il est nécessaire pour certains programmes de valider les données existantes et d’approfondir cette question afin d’aborder efficacement les décideurs, les enseignants, les parents et les enfants. Il nous faut mieux comprendre la situation dans laquelle se trouvent les jeunes filles et comment nous pouvons mieux les aider avec les ressources disponibles. Cela implique notamment de tisser des liens avec le secteur privé et les entrepreneurs sociaux travaillant sur les articles sanitaires abordables, et de tirer les leçons des différents programmes qui abordent l’hygiène menstruelle.

 

(Mamie Ngondo)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse