Pour l’Ong ESSF: Les Congolais doivent se liguer contre Ebola

par -
0 132
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Comme dans ses habitudes depuis plus de dix ans aujourd’hui, l’Ong Environnement Sain Sans Frontière vient encore une fois rappeler à l’ensemble de la communauté internationale ainsi qu’à l’opinion nationale congolaise, ses multiples alertes contre la maladie à virus Ebola. L’on se souviendra que cette maladie continue d’endeuiller les familles congolaises et de beaucoup d’autres pays africains.

Dans sa note d’information nous parvenue, cette Ong rappelle que dans l’agenda du monde pour la période allant de 2015 à 2030, le 3éme ODD (objectif de développement durable), impose aux décideurs du monde à permettre à tous les citoyens où qu’ils se trouvent, de vivre en bonne santé et de pourvoir le bien-être de tous à tout âge.

L’Ong ESSF s’insurge ainsi contre le manque d’un plan national de riposte et d’une lutte durable contre la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo. Elle estime que cette attitude irresponsable du gouvernement congolais serait donc à la base d’une répétition inquiétante de cette épidémie éminemment mortelle dans le pays.

Pour l’Ong ESSF, l’Etat congolais traite la recrudescence de cette grave maladie comme des événements normaux, « ce qui frise la banalisation aux yeux des millions des congolais ». Et rien ne peut justifier ce disfonctionnement observé dans l’absence d’un plan général pour la protection des Congolais, « apparemment abandonnés à la merci des épidémies, les catastrophes naturelles (inondations, éboulement des terrains, sécheresse, assèchement des eaux, …) ». Ni même le manque des moyens des Ministères de la Santé et de l’Education, indique le communiqué en notre possession.

Les dangers de la 10ème épidémie

Ce qui est particulier pour cette 10éme épidémie ce qu’elle est apparue dans une zone où opère des groupes armés, la région de Beni au Nord-Kivu. Ceux-ci n’observent aucune loi, moins encore une norme pour la vie d’ensemble. Dans cette zone, il y a une instabilité des populations qui se déplacent pour leur survie. Même des personnes contaminées se déplacent aussi pour d’autres endroits, y compris les pays voisins. Dans ce cas, il y a confusion dans cet environnement où les peuples de plusieurs nations se côtoient pour différents intérêts.

Il sera aussi difficile pour les gens qui seront engagés dans la riposte contre la maladie à virus Ebola de pouvoir se déplacer sans être inquiétés d’une manière ou d’une autre, d’un coin à un autre, vu la cruauté avec laquelle les rebelles opèrent sur terrain. A tout état de cause, l’Ong ESSF se préoccupe de savoir si réellement les décideurs congolais ont un peu de volonté politique pour faire avancer le pays pour une destinée sans Ebola. « Sont-ils à l’écoute des cris d’alarme des communautés ou continuent à diriger comme bon leur semble, sans tenir compte d’aucun autre point de vue que celui qui provient de leur imagination ? », se demande-t-elle.

L’Ong réitère sa demande de déclarer la Rdc zone endémique à Ebola

Dans sa contribution scientifique pour la lutte contre Ebola, le président exécutif de cette Ong, M. Alain Botoko, a fait état de la menace permanente qui pèse sur les populations et toutes les communautés congolaises, qui ne savent à quel saint se vouer. Ce, depuis bientôt 42 ans que les scientifiques ont confirmé l’existence du virus Ebola.

« Seul Dieu sait combien des vies ce virus a emporté avant qu’il ne soit découvert. Ce virus porte malheur qui a été découvert pour la première fois au monde dans le village de Yambuku (Nord-est de l’ex province de l’Equateur) près de la quelle passe la rivière Ebola ou la Legbala, anciennement appelée l’eau blanche (ironie du sort), qui a vu son destin se coller à celui d’un des plus grands virus mortel que l’humanité n’a connu », a déclaré M. Botoko.

Il a en outre indiqué que face à un tel ennemi, son Ong ESSF qui milite pour les droits de l’homme et de son environnement, ne pouvait que s’impliquer d’une manière ou d’une autre dans la recherche d’une solution durable qui éloigne ce virus Ebola définitivement des congolais.  « Depuis 10 ans, nous insistons sur un inventaire complet de la faune et flore de la Rdc, qui va donner une idée claire sur les contenus réels des forêts congolaises qui aideront les scientifiques à contribuer à la protection des riverains de ces forêts. Car ce virus tire son origine des entrailles des forêts et vivrait dans plusieurs vecteurs porteurs (animaux voir végétaux) », a-t-il expliqué.

Dans sa note d’information, l’Ong ESSF réitère sa demande principale, celle de voir la Rdc être déclarée zone endémique à virus hémorragique d’Ebola. Ce qui pousserait toute l’humanité à concentrer plus d’efforts dans la recherche des pistes des solutions qui impliqueraient tous les scientifiques, les hommes de la culture (y compris les coutumiers), les connaisseurs ainsi que les exploitants des forêts.

Cette synergie, selon l’Ong, permettra une réflexion profonde pour s’attaquer conséquemment aux causes de la recrudescence de cette épidémie en Rdc. Au lieu que le gouvernement puisse s’occuper chaque fois de la riposte, « maitre-mot des sept derniers ministres de la Santé utilisé au cours des 14 dernières années ».

Des questions à répondre pour trouver des pistes de solution

L’Ong ESSF rappelle que le virus Ebola cause de pertes énormes sur la communauté et extermine plusieurs de ses membres. Il coûte des dizaines des millions de dollars aux pays du monde, à travers l’OMS, ainsi qu’au gouvernement congolais qui a déjà des défis énormes à relever dans presque tous les secteurs de la vie nationale.  « Cet argent pourrait pourtant très bien servir dans la recherche approfondie des causes de cette maladie à virus d’Ebola et des moyens de son éradication dans toute l’étendue de la Rdc », pense l’Ong ESSF. Pour elle, les pistes qui doivent guider les recherches devaient répondre à quelques questions.

Pourquoi ce virus est permanent en Rdc ?

Quelle ressemblance existe-il entre les endroits où le virus est apparu (faune, flore et type d’écosystèmes dominants dans la contrée) ? Qui sont les premières personnes à être contaminées par le virus et cela se passe par quel type de contact ? Quelle est la vraie période de l’incubation de la maladie à virus Ebola ?  Quels sont les facteurs qui favorisent la mortalité pour certaines contrées et pas dans d’autres ? Quels sont les vecteurs porteurs réels de ce virus, qui est ennemi qui ne cesse de revenir au lieu du crime ? Quelle est le mode ou les modes de transmission ?  Quelle est la procédure du passage du virus de l’hôte primaire (animal) à l’hôte secondaire (chasseur ou pêcheur) ? Quelle est la durée de ce virus dans les spermes et autres sécrétions féminines ? Existe-t-il des virus semblables à celui d’Ebola qui ont été découverts et précisément dans quelle contrée ? Quelle est la période de l’année où cette endémie fait souvent sa réapparition ?   Qui doivent sensibiliser les communautés, avant, pendant et après l’apparition des épidémies et le reste des catastrophes sur l’étendue nationale ? La transmission de la  maladie entre les humains se fait par combien de voies et lesquelles ? Combien de centres de traitement des questions d’épidémies et autres catastrophes seront construits dans toute l’étendue de la Rdc ?

L’Ong pense que les réponses claires et prouvées scientifiquement à ces questions pousseront les scientifiques à proposer des lois strictes dans le comportement de chaque congolais, pour lutter contre cette maladie à virus Ebola. Lesquelles lois amèneront à une solution durable, qui épargnerait le pays et le reste du monde des pertes en vies humaines et des dizaines des millions de dollars américains devant servir pour la reconstruction des infrastructures qui sont absentes pour le fonctionnement d’une vie normale en Rdc.

(Lepetit Baende)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse