Pour le promo Ntambwe Maurice du collège La main sacrée

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L’école, la famille et l’Etat congolais doivent collaborer pour sauver la jeunesse  

La question de l’efficacité ou non d’une pédagogie reposant sur l’usage du fouet divise l’opinion, se posant en termes du pour et du contre. Il y a des enfants sensibles, sans doute, il y en a aussi de durs à croquer. Le promoteur du collège La main sacrée, M. Ntambwe Maurice exprimant son point de vue sur la question, démontre que dès le commencement, l’homme noir a marché avec le fouet. L’école établie sur l’avenue Kigoma, dans la commune de Kinshasa, inclut dans sa structure, M. Mulanga Bienvenue et le prénommé Louis, en qualité respectivement de préfet et de directeur de discipline. Et l’orateur de poursuivre : Nos arrières grands-parents ont connu l’usage du fouet dans leur parcours. A l’école, cela accompagne le moniteur. Quand l’enfant aperçoit celui-ci, il se dit qu’ici, je suis venu pour apprendre.                                                                                                          Quand vous ne brandissez pas le fouet, surtout au niveau élémentaire, c’est le laisser-aller, constate-t-il. Pour leur part, les parents sont réputés démissionnaires de leur obligation d’éduquer et d’encadrer leurs enfants. Il y a aussi l’éducation diffuse qui impacte négativement sur l’enfant, au contact de la rue. Il faut un peu du tonus avec le fouet, pour que l’élève se soumette de façon maximale à son enseignant, a-t-il insisté.                                                                                                       A la question : quelle est l’institution qui a supprimé le fouet à l’école ? L’orateur : Cette question paraît délicate, car à ce jour, la tutelle soutient la suppression de l’usage du fouet, mais sans en faire mention dans quelque note circulaire. Il n’y a pas de document dans cet ordre d’idée, pas d’instruction consignée sur papier. L’Inspection, à travers des rencontres et séances de travail, informe verbalement les responsables scolaires que l’usage du fouet est interdit.

Qu’est-ce que le système éducatif congolais a perdu en adhérant au principe de la suppression du fouet ?

Les enfants se sentent au-dessus de la mêlée. Dès lors, l’autorité de l’école est mise à mal par aussi bien les parents que leurs enfants. A ce jour, les écoles cèdent à la gymnastique des parents et des élèves. Des parents « agressent » des enseignants, en endossant de fausses accusations de leurs enfants. Il est des parents aujourd’hui qui vous imposent en disant : « si mon enfant ne réussit pas, je vais l’emmener ailleurs ».

En effet, le fouet a de tout temps accompagné le processus d’éducation. Si cela reste l’apanage des parents à la maison et quitte le système éducatif, c’est aussi un danger pour l’éducation de la jeunesse. Voilà pourquoi dans ce problème de l’usage ou non du fouet, il faille bien associer les parents et l’Etat congolais.

En tant que responsable, comment procédez-vous pour transmettre aux enseignants cette nouvelle ligne de conduite ?

Lorsqu’un enseignant n’a pas l’humeur en place, il peut taper. Et le fouet peut engendrer blessure, frustration, traumatisme. Lorsqu’il y a un dérapage observé, nous organisons des réunions pédagogiques, au cours desquelles nous demandons aux enseignants de ne pas utiliser le fouet. Nous leur disons : vous n’avez pas compétence de porter la main sur les élèves. Lorsqu’il y a un cas d’incompréhension voire d’insoumission d’élève, faites sortir le concerné de la classe avec courtoisie, et confiez son cas à l’appréciation de la direction de discipline. Car il y a une panoplie de méthodes ou sanctions qui s’offrent à nous, pour corriger les enfants.

-A ce jour, beaucoup d’observateurs pensent que la suppression de l’usage du fouet a affaibli l’autorité de l’école.  Pédagogiquement, quelle lecture faites-vous de cette opinion ?                  

La méthode préconisée par Jean-Jacques Rousseau : « l’enfant doit être mis au centre de son éducation », s’adapte passablement aux enfants blancs qui, eux, sont respectueux des engagements. Certains enfants, dans notre contexte, se sentent comme des roitelets, faute de lucidité. En effet, l’enfant n’a pas de conscience. Si vous le placez dans le domaine de la chefferie, il ne sait pas gérer cela, et destruction s’en suit. L’éducation, avec l’homme noir, a commencé avec le fouet. Ce n’est pas l’homme blanc qui a amené le fouet.

Est-ce que le cahier de communication joue encore son rôle ?

Le cahier de communication fonctionne à l’école et non chez les parents. Il convient toutefois de reconnaître que certains parents font preuve de négligence, vis-à-vis du cahier de communication de leur enfant. La plupart des parents ne réagissent à l’appel de l’école que quand l’établissement retourne l’enfant à la maison. Quelquefois au niveau élémentaire, l’école doit recourir au bout de papier que l’enfant brandit dès son arrivée à la maison.

Payne

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