Pour le Gouvernement: Les Filimbi sont des terroristes

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*Pendant que dans une plénière à huis-clos, s’agissant du caractère terroriste du mouvement Filimbi, la mission d’information de l’Assemblée nationale, qui a tenu à s’en assurer auprès des services de l’ANR, de la DGM et de la PNC, a déclaré qu’au stade actuel de leurs investigations, aucun indice ne pouvait l’établir, le Gouvernement de la République affirme par contre que les activistes du groupe subversif Filimbi sont bel et bien des terroristes

*Tout en déplorant la complaisance de certains de ses partenaires qui, en violation de la Convention de Vienne et de l’Accord de Siège qui lie la RD Congo aux Nations Unies, se sont permis d’apporter un appui logistique direct à quelques promoteurs du groupe subversif Filimbi dans leurs efforts de s’expatrier illicitement afin d’échapper à la justice congolaise, le Gouvernement rappelle qu’en Rd Congo comme dans tout autre Etat de droit, l’incitation à la haine ethnique et l’apologie du crime tombent sous le coup de la loi pénale

Dans un communiqué du Gouvernement de la République parvenu à la rédaction du Groupe L’Avenir et avec preuves à l’appui, il affirme que les activistes du groupe subversif Filimbi sont bel et bien des terroristes. Pour y arriver, le Gouvernement de la République s’est fondé sur les témoignages de Me Godefroy Mwanabwato, un avocat de Kisangani, qui a été interpellé après avoir été identifié comme l’auteur de messages d’une rare violence contre les populations rwandaises et rwandophones du Congo diffusés sur les réseaux sociaux.

A en croire certains analystes, cette position du Gouvernement de la République va en contradiction avec celle affirmée par le rapport de la mission d’information de l’Assemblée nationale relatif à la gestion par les services publics du dossier des organisateurs des rencontres « Y’en a marre ». En effet, dans une plénière à huis-clos tenue il y a peu à la chambre basse du Parlement, cette mission a démontré que s’agissant du caractère terroriste du mouvement Filimbi Ekoki, elle a tenu à s’en assurer auprès des services de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR), de la Direction Générale des Migrations (DGM) et de la Police Nationale Congolaise (PNC), dont les responsables ont déclaré qu’au stade actuel de leurs investigations, aucun indice ne pouvait l’établir.

Si le Gouvernement de la République parvient à conclure que les arrivistes du groupe subversif Filimbi sont bel et bien des terroristes, c’est au regard des éléments d’enquête obtenus à l’issue des enquêtes initiées par les services de l’Etat. Sinon, on voit mal le Gouvernement insister sur un dossier pour lequel il n’a pas de preuves.

Disons que « Filimbi Ekoki » (Filimbi signifiant en swahili « sifflet », Ekoki est un mot lingala qui veut dire « ça suffit »). Ses initiateurs ont conçu un logo représentant un sifflet retentissant de la bouche d’un arbitre dont la main droite exhibe en même temps un carton rouge, comme pour exclure immédiatement un joueur en plein match.

Toujours au sujet du mouvement Filimbi, sans personnalité juridique, c’est une plate-forme qui regrouperait trois associations de fait. Il s’agit de Forum national de la jeunesse pour l’excellence (FNJE), dirigé par Floribert Anzuluni, Kiakwama et Horli Ndjoli ; Lutte pour le changement (LUCHA), un mouvement de la jeunesse très actif à Goma dans le Nord-Kivu que coordonne Frédéric Bauma alias Fred et Jeunesse pour une Nouvelle société (JNS), de Ben Kabamba.

Ci-dessous, le Communiqué du Gouvernement :

L’Avenir

 

COMMUNIQUÉ DU GOUVERNEMENT

« LES ACTIVITES DU GROUPE SUBVERSIF FILIMBI SONT BEL ET BIEN TERRORISTES »

Godefroy Mwanabwato, un avocat de Kisangani, a été interpellé après avoir été identifié comme l’auteur de messages d’une rare violence contre les populations rwandaises et rwandophones du Congo diffusés sur les réseaux sociaux.

Dans un de ses postings intitulé « Ma haine contre un peuple indigne de cohabiter avec nous» diffusé en date du 8 juin à 12 h 56 sur Facebook, on pouvait lire notamment ce qui suit: « Maudit soit le Rwanda et l’Ouganda ainsi que leurs peuples respectifs!

Puissent les congolais violer leurs femmes !

Puissent leurs enfants périr jusqu’au dernier !

Puisse le ciel faire tomber le feu du ciel pour exterminer toutes ces vermines… »

À un de ses amis internautes qui, réagissant immédiatement lui avait demandé de   « retirer certaines parties de tes commentaires par exemple l’appel au viol », Maître Mwanabwato répliquera, le même jour vers 14 h 45’ : « J’assume mes propos. Là, c’est mon cœur de chauviniste qui parle … ». Le 09 juin à 15 h 24 il récidivera en lançant sur internet un nouveau message appelant les Congolais à s’inspirer de la haine qui fait agir les djihadistes et « qui est pareille à celle des occidentaux contre les nazis ». Ce sont ces messages extrémistes de nature terroriste qui ont amené les services de sécurité, qui suivent de près les échanges sur les réseaux sociaux, à appréhender Maître Mwanabwato afin de le présenter aux instances judiciaires compétentes. À la suite de cette arrestation, son épouse a diffusé un communiqué accusant les autorités congolaises d’avoir arrêté Godefroy Mwanabwato pour « outrage au Chef de l’État, au parlement et au gouvernement (et) activités subversives pour avoir demandé la libération des activistes pro-démocratie du Groupe Filimbi détenus à Kinshasa ».

En écho à ce communiqué, le groupe anarchisant Filimbi (non enregistré en RDC) a publié sur sa page Facebook un communiqué faisant état d’un « nouvel enlèvement d’un jeune congolais, Godefroy Mwanabwato, avocat à Kisangani, pour avoir donné son opinion sur l’arrestation de nos deux héros Fred & Yves. Prière de prendre connaissance du message de son épouse ».

Depuis lors, la fausse information selon laquelle un troisième membre du groupe Filimbi, en l’occurrence sieur Mwanabwato, serait emprisonné pour ses opinions contre le régime au pouvoir à Kinshasa a été répandue par ledit groupe dans le but de le soustraire des poursuites pénales qu’appellent lesdites allégations en dénaturant grossièrement les faits.

Le Gouvernement rappelle qu’en République Démocratique du Congo comme dans tout autre Etat de droit, l’incitation à la haine ethnique et l’apologie du crime tombent sous le coup de la loi pénale. Il se félicite par conséquent de l’interpellation du sieur Mwanabwato qui devra répondre devant la justice des allégations tendant à promouvoir la perpétration des crimes les plus odieux dans notre pays qui lui sont imputées.

Enfin le Gouvernement déplore la complaisance de certains de ses partenaires qui, en violation de la Convention de Vienne et de l’Accord de Siège qui lie la République Démocratique du Congo aux Nations Unies, se sont permis d’apporter un appui logistique direct à quelques promoteurs du groupe subversif Filimbi dans leurs efforts de s’expatrier illicitement afin d’échapper à la justice congolaise.

 

Fait à Kinshasa le 24 juin 2015

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