Pour l’année 2016

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La FEC recommande l’amélioration de la résilience de l’économie par la diversification des secteurs

Les secteurs prioritaires sur lesquels la FEC invite le Gouvernement à travailler davantage en 2016 et à prendre des mesures urgentes restent assurément l’agriculture et l’industrie. La Fédération des entreprises du Congo appelle donc, de toute urgence, à une action concertée entre le Gouvernement central et les entités décentralisées. Son président Albert Yuma se réjouit de la libéralisation du secteur des assurances en Rdc. La FEC est donc contre la pratique de la modification récurrente des lois fiscales par les lois budgétaires

Comme il est de tradition en début de chaque année, le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) a présenté jeudi dernier dans la soirée, les vœux du secteur privé national aux principaux responsables des institutions nationales, au corps diplomatique, aux partenaires bilatéraux et multilatéraux, ainsi qu’aux partenaires sociaux et à la communauté des entreprises. A cette occasion, il a jeté un regard sur la situation socioéconomique qui a prévalu au cours de l’année écoulée, avant de livrer son analyse et de partager avec l’ensemble de ses invités sa vision pour l’avenir.

Ainsi, il a indiqué que l’économie congolaise est fragile, car ne dépendant principalement que du secteur minier. Voilà pourquoi, recommande-t-il au Gouvernement d’améliorer la résilience de l’économie nationale par la diversification des secteurs, sans oublier l’amélioration de la sécurité juridique et judiciaire. Et, les secteurs prioritaires sur lesquels la Fec invite le Gouvernement à travailler davantage et à prendre des mesures urgentes au profit de l’agriculture et l’industrie.

Il a rappelé que le rôle de la FEC n’est pas de contester systématiquement, ni de s’opposer aux actions du Gouvernement. « Bien au contraire, notre volonté est de les accompagner en amont pour leur donner une chance de réussite sur le terrain. Chaque fois que nous en avons l’occasion, en notre qualité de partenaire privilégié du Gouvernement, nous n’avons jamais cessé de rappeler à ce dernier sur l’impérieuse nécessité de consolider les acquis de la stabilité du cadre macroéconomique par une diversification accrue de nos activités économiques », déclare le président de la FEC.

Pour une action concertée entre le Gouvernement et les provinces

Dans un document de plusieurs pages, la Fec salue la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles relatives à la décentralisation administrative et la nomination consécutive de leurs animateurs. Tout en saluant ce rapprochement de l’administration avec les administrés, la Fec constate que les entreprises sont victimes de nombreux conflits de compétence entre les anciennes et les nouvelles provinces notamment dans la répartition des impôts, droits et taxes relevant des provinces et des entités territoriales décentralisées.

La Fec en appelle donc, de toute urgence, à une action concertée entre le Gouvernement central et les entités décentralisées. Ce, à en croire M. Yuma, afin de parvenir à mieux organiser les organes chargés de la collecte des impôts, taxes et redevances à chaque niveau. « Ceci éviterait les tracasseries auxquelles sont confrontées aujourd’hui toutes les provinces démembrées », a-t-il souligné. La Fec réitère ainsi son souhait de voir le pouvoir central accompagner l’installation des organes découlant du découpage territorial en vue d’éviter tout dérapage et toute tracasserie supplémentaire.

De la situation économique en 2015

  1. Albert Yuma a affirmé qu’au plan international, la situation économique est demeurée fragile et très déséquilibrée durant l’année 2015. Cette situation, la plus mauvaise performance annuelle depuis 2009, serait due principalement au ralentissement des économies émergentes, à la faiblesse des échanges internationaux ainsi qu’aux incertitudes relatives à la production potentielle. « Il faut y ajouter aussi l’amplification des tensions géopolitiques et sécuritaires (…) Le renforcement de la croissance mondiale se fait ainsi attendre…», a-t-il dit.

La président de la FEC confirme que la conjoncture économique internationale a clairement impacté l’économie nationale congolaise et les recettes fiscales qui en découlent. Au niveau macroéconomique, la Rdc n’a pas échappé à cette tendance baissière internationale, a-t-il dit.

Selon lui, la chute continue des cours mondiaux des produits de l’industrie extractive (dont dépend principalement l’économie de la Rdc) et à laquelle s’ajoutent les spéculations politiques liées à l’approche des échéances électorales, l’insécurité encore observée dans certaines parties du pays, l’insuffisance de l’offre de l’énergie électrique, la prolifération des taxes et la dégradation des infrastructures de communication ont contribué à l’aggravation des difficultés économiques et sociales des populations congolaises…

Dans un autre chapitre, Albert Yuma a également partagé avec l’assistance la conviction de la Fec que la pratique de la modification récurrente des lois fiscales par les lois budgétaires, qui prévaut désormais dans les deux chambres du Parlement, affirme-t-il, n’est pas conforme à la Constitution de la République. « Toutes les dispositions fiscales contenues dans les lois de finances depuis 2014 à nos jours nous paraissent inconstitutionnelles (…) Ne gérons pas le pays avec une vue à court terme : en effet, sans investissement, pas d’emploi. Sans emploi, pas de revenu. Sans revenu, crises sociales », a-t-il déclaré.

Et d’affirmer que la solution réside dans l’élargissement de l’assiette de contribuables et la canalisation de toutes les recettes de l’Etat dans les comptes de celui-ci. Pour la Fec, les secteurs des assurances est un créneau susceptible d’exploitation pour un développement des investissements au niveau national. Ainsi, Albert Yuma s’est-il réjouit de la libéralisation du secteur des assurances en Rdc.

La FEC appelle tous les Congolais au dialogue

Albert Yuma salue la sagesse du Président de la République qui a convoqué le dialogue politique national, et la nomination de l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo comme facilitateur. Pour lui, ce dialogue est nécessaire, incontournable et urgent. « La Fec lance un vibrant appel patriotique à tous les politiciens et les invite à placer au premier plan l’intérêt général de notre pays afin de trouver des solutions consensuelles capables de garantir un climat de confiance et de paix », a-t-il déclaré.

Et de marteler que la Rdc est un pays fragile. Mais malgré les vicissitudes de son histoire, aussi multiples qu’elles apparaissent, l’on croit au niveau de la Fec que cette fois, les lendemains ne désenchanteront pas et que les hommes et femmes responsables qui participeront au dialogue éviteront au pays de replonger dans des fatales convulsions. La Fec est donc prête à envoyer ses délégués au dialogue national, a affirmé M. Yuma.

(Lepetit Baende)

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