Pour la partie civile Rdc « Les Kamwina Nsapu veulent mettre le Tribunal dans l’impossibilité de dire le droit »

par -
0 273
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Au Tribunal Militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe siégeant en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, dans la commune de Barumbu, l’instruction du dossier au fond s’est poursuivie, avec la comparution  de deux prévenus : Mubenganyi Betu Prospère et Ngandu Bakupa Tshimanga Gustave, poursuivis pour dix préventions, notamment le terrorisme. Face au comportement des prévenus qui semblent avoir oubliés certains détails, le Bâtonnier Mbere, partie civile Rdc rétorque qu’ils n’ont rien oublié, mais ils nient tout afin de mettre le Tribunal dans l’impossibilité de dire le droit. L’affaire a été renvoyée à jeudi 25 janvier 2018.

Ce n’est demain que ce procès qui oppose le ministère public à 36 présumés Kamwina Nsapu va accoucher des condamnations et autres acquittements. Car en effet, sur dix préventions, le Tribunal de Garnison de Kinshasa/Gombe n’est jusque-là qu’à la première infraction relative au terrorisme. Pour  la journée d’hier à la prison militaire de Ndolo, l’instruction n’a concerné que deux prévenus, dont Mubengayi Betu Prospère et  Ngandu Bakuba Tshimanga Gustave. Comme dans leurs habitudes, ce prévenu n’a rien accepté, rejetant toutes ces déclarations devant l’Officier du Ministère Public et l’Officier de police judiciaire. A l’occasion, le Ministère public a fait observer que pour le prévenu, l’OPJ a tout inventé ce qui est consigné dans le procès verbal, alors qu’il a reconnu qu’avant d’arriver à Kinshasa, il se ravitaillait à Lubumbashi.

En plus, il a reconnu qu’avant Tshipaka, il habitait Kananga et toutes ces déclarations ont été confirmées. Et c’est la suite logique de son raisonnement. « Vous avez compris la difficulté avec laquelle il s’est retrouvé pour répondre aux questions du Tribunal et du Ministère public. Betu venait régulièrement se ravitailler à Kinshasa. C’est là que Ngandu l’a intéressé pour être initié aux pratiques fétichistes », a indiqué le Ministère public, avant d’ajouter que Mputu et Bakenga sont les deux personnes qui étaient venues implanter les cellules Kamwina Nsapu à Kinshasa, soit les actes préparatoires aux attaques que Kinshasa avait connues.  Pour le deuxième prévenu, Ngandu Bakuba Tshimanga Gustave, le Ministère public a noté que ce dernier a joué un rôle capital dans le logement des membres de la milice terroriste et il doit être mal à l’aise pour répondre à la question de savoir s’il a combien de parcelles. C’est comme pour dire qu’il a offert ses bons offices.

Pour le Bâtonnier Mbere, l’instruction juridictionnelle continue sans désemparer. L’attitude des prévenus est une stratégie connue dans les milieux judiciaires, généralement qui  ne paye pas. Parce que les prévenus croient que tout ce qui a été dit au niveau de la Police et du Parquet tombe. Ce sont des procès verbaux et des actes authentiques qui font foi jusqu’à preuve du contraire.  « Pour nous partie civile, ça ne nous gêne pas, nous continuons à instruire jusqu’au bout.  Les prévenus sont assistés des conseils et avec des avocats rodés. Ce n’est pas une question  d’oublie, mais de nier pour mettre le Tribunal dans l’impossibilité  de dire le droit », indique l’avocat, qui rappelle en passant d’entrée de jeu, qu’il y avait un débat sur la validité de ces procès verbaux et le Tribunal avait déjà pris position pour dire qu’ils sont vrais. C’est une stratégie sans lendemain. La suite est heureuse. Pour nous partie civile, c’est d’aboutir à la condamnation exemplaire de tous les prévenus et l’obtention de notre indemnisation.

De son côté, Me Charles Diowo, avocat de la défense pense que depuis le début de ce procès, les avocats conseil ont fustigé la manière selon laquelle ces PV ont été établis en violation flagrante de la loi, en commençant par l’OPJ des services du renseignement. Voilà pourquoi ils ont estimé que devant le juge, ils peuvent donner la bonne version des faits. « Qu’à cela ne tienne, comme le PV n’ont pas été annulés et que nous avons déposé les mémoires uniques sollicitant l’annulation de ces PV obtenus à l’aide des tortures morales et physiques et que le Tribunal avait rejeté toutes ces demandes et que nous sommes aussi en appel contre le jugement avant dire droit, comme ils ont joint ces appels au fond, nous continuons à croire à notre justice », poursuit-il.  « Nulle part en droit congolais, on ne peut trouver la signature d’un avocat sur un PV dans une phase pré juridictionnelle. Sinon, c’est une entorse, soit un motif de cassation », dit-il.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse