Pour J. Kabila: La paix assure le développement économique dans la région des Grands Lacs

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Le Chef de l’Etat lors de son discours inaugural

Ouvrant les travaux de la conférence sur l’investissement dans les Grands Lacs, Joseph Kabila a souligné que si l’on est là aujourd’hui pour discuter du développement et des investissements, en lieu et place de la planification d’opérations militaires, cela prouve à suffisance les évolutions notables qui ont été enregistrées depuis, lors sur la voie de la normalisation et qui méritent d’être consolidées par des initiatives comme la présente conférence. Et ce, avant d’émettre le vœu de voir ces assises qui se clôturent, aujourd’hui, permettre une véritable interaction entre les acteurs du secteur privé et les opérateurs politiques au niveau national, régional et international. Cela dans le souci de consolider la montée en puissance de la croissance en cours dans la région, de matérialiser la création d’emplois, et tourner ainsi définitivement et de manière irréversible, la page sombre de la violence dans notre espace régional.

C’est aujourd’hui que se clôture à Kinshasa, la conférence sur l’investissement dans la région des Grands Lacs. Et c’est le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange qui a ouvert hier les travaux, en présence de Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, de Manuel Domingo, vice-président angolais, du Dr Elan Ibrahim, commissaire en charge des infrastructures et de l’énergie de l’Union africaine, de Said Djinnit, l’Envoyé spécial de Ban Ki-moon pour la région des Grands Lacs, etc.

Dans son discours inaugural, Joseph Kabila a rappelé qu’il y a une quinzaine d’années, la Rd Congo à l’instar d’autres pays de la région des Grands Lacs, était déchirée par la guerre, avec pour conséquence la banalisation de la vie humaine, la destruction des infrastructures de base. « Le fait que nous soyons-là aujourd’hui pour discuter du développement et des investissements en lieu et place de la planification des opérations militaires, prouve à suffisance les évolutions notables qui ont été enregistrées depuis lors, sur la voie de la normalisation et qui méritent d’être consolidées par des initiatives comme la présente conférence », dit-il.

Disons qu’il y a 10 ans que les pays de la région se sont engagés à tourner la page d’une histoire douloureuse, en signant le pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs assorti du protocole de non- agression et de défense mutuelle, ainsi que du programme régional sur la paix et la sécurité dans la région. Cependant, fort des déterminants économiques de la crise qui sévissait dans la région, les Chefs de l’Etat avaient déjà fixé dans la déclaration de Dar-es Salam au mois de novembre 2004, le développement économique et l’intégration régionale comme l’une des priorités à inscrire à l’agenda du long chemin, pour la paix en vue d’attirer les investissements privés, et d’offrir l’emploi aux populations et tout particulièrement à la jeunesse.

Et à la lumière de ce qui précède, Joseph Kabila a l’espoir que ces assises permettront une véritable interaction entre les acteurs du secteur privé et les opérateurs politiques au niveau national, régional et international, réunis dans le cadre de cette conférence. Cela pour consolider la montée en puissance de la croissance en cours dans la région, de matérialiser la création d’emplois, et tourner ainsi définitivement et de manière irréversible la page sombre de la violence dans notre espace régional. Il va sans dire que le prochain tournant devra porter sur la promotion de l’intégration de nos économies. « Dans ce cadre, nous sommes réconfortés par le choix de 25 projets intégrateurs, impliquant plusieurs pays de la région et qui couvrent sept secteurs prioritaires dont le développement, indispensable à l’émergence souhaitée. Il s’agit de l’agro-industrie, des infrastructures, de l’exploitation minière, de l’énergie, des technologies de l’information et de la communication, du tourisme et des finances », souligne-t-il, tout en insistant sur le fait qu’il faudrait poursuivre les efforts, pour l’élimination de tous les obstacles sur la circulation des personnes, des biens et des capitaux dans la région.

Albert Yuma prône l’intégration régionale

Premier à prendre la parole, Albert Yuma, Président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) parlant au nom de tous les opérateurs économiques de la région des Grands Lacs, a indiqué qu’en dépit de la variété de richesses naturelles qui caractérisent la région des Grands Lacs et représentent de très importantes opportunités, la plupart des Nations sont encore confrontées au problème ‘’du sous-développement’’. « Nos atouts communs sont autant des potentialités économiques qui ne pourront être pleinement exploitées que dans le cadre de l’intégration régionale », explique-t-il. Cependant, malgré tout l’intérêt que représentent ces potentialités, il y a lieu de reconnaitre que l’intégration économique dans la région demeure encore aujourd’hui balbutiante, ne serait-ce qu’au regard du volume des échanges entre Etats ou du niveau de l’investissement transfrontalier. Dans les faits, la grande majorité des échanges entre les pays des Grands Lacs n’est d’ailleurs assuré que par de petits commerçants transfrontaliers qui opèrent souvent dans l’informel. Ces activités mal encadrées sont à l’origine de la concurrence déloyale que subissent les entreprises légalement établies.

Parmi les défis à l’intégration régionale et pour ne pas citer la consolidation de la paix, le maintien de la sécurité qui constitue l’indispensable soubassement de toute activité économique, Albert Yuma a mentionné le désenclavement géographique par le développement d’un réseau routier et ferroviaire régional qui permettrait aux entreprises d’atteindre tout autant la façade est et ouest de notre continent que de fluidifier les échanges de notre hinterland ; la compétitivité des facteurs de production comme par exemple l’énergie par la réalisation de grands projets collectifs à l’échelle du bassin du Congo; l’élargissement des marchés potentiels par la levée des barrières tarifaires et non tarifaires aux échanges frontaliers ; la diversification de nos économies trop largement dépendantes des cours des matières premières via des projets agro-industriels et industriels d’échelle sous-régionale. Tant pour répondre au défi de l’autosuffisance alimentaire qu’à celui de la création d’emplois durables dont nos populations ont tant besoin ; renforcer l’intégration financière de nos pays, en dotant le système bancaire d’outils propres à permettre aux banques commerciales de la sous-région de traiter directement entre elles ; d’envisager le développement et l’appui aux PME exportatrices par des outils communs d’intelligence économique régionaux, pour pouvoir s’intégrer dans l’ échelle des valeurs régionale ou accéder comme sous-traitant aux grands donneurs d’ordre. Enfin, l’harmonisation de nos réglementations liées aux échanges communs, comme ce fut récemment le cas pour le certificat minier.

(Jean-Marie Nkambua)

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