Pour faire face à la prochaine récession: La Rdc appelée à se constituer des amortisseurs

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L’expansion économique mondiale, qui a débuté aux environs du milieu de l’année 2016, est devenue plus large et plus vigoureuse, en dépit du fait des menaces des tensions commerciales observées en ce début de l’année en cours, indique la Note de conjoncture du mois d’avril 2018, élaborée par la Direction des Analyses Economiques sous la supervision de la Direction Générale de la Politique Monétaire et des Opérations Bancaires de la banque centrale du Congo (BCC).

En effet, la croissance mondiale devra atteindre 3,9 % pour 2018 et 2019, soit une révision à la hausse de 0,2 point pour les deux années par rapport aux prévisions d’octobre dernier. Cette accélération s’explique par une croissance plus rapide dans la zone euro, au Japon, en Chine et aux États-Unis ainsi que par une amélioration attendue à court terme dans d’autres pays émergents et en développement, principalement les pays exportateurs de produits de base. Ainsi, la progression du commerce et de l’investissement demeure un moteur puissant de l’expansion mondiale.

Toutefois, cette dynamique positive reste confrontée à des risques pouvant impacter négativement la croissance mondiale à moyen terme. Parmi ces risques figurent le durcissement brutal des conditions financières avec la réduction des écarts de production et la normalisation des politiques monétaires, l’affaiblissement de l’appui des populations à l’intégration économique mondiale, les tensions géopolitiques, la transition de l’économie chinoise ainsi que l’aggravation des tensions commerciales liée aux restrictions et aux mesures de rétorsion.

A ce propos, il est recommandé de renforcer le système commercial multilatéral, de consolider le potentiel de croissance plus inclusive, de se constituer des amortisseurs pour faire face de manière plus efficace à la prochaine récession, d’améliorer la résilience financière pour limiter les risques de marché et d’instabilité, ainsi que de favoriser la coopération internationale.

Quid du pétrole brut et des matières premières

Le document dont l’Avenir s’est procuré une copie renseigne qu’au cours de la période sous examen, le prix du pétrole s’est fixé en moyenne mensuelle à 71,96 USD le baril, soit une hausse de 7,79 % par rapport à son prix du mois dernier. Cette hausse est principalement portée par un regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, occasionnant des incertitudes quant la demande mondiale de pétrole. Aussi, la flambée du prix du baril s’observe dans un contexte d’anticipations quant à la perspective de la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) visant à soutenir le prix du baril.

Au sujet du cuivre, son cours s’est établi à 6.832,68 USD la tonne métrique en moyenne mensuelle, soit une hausse de 0,35 % par rapport au mois précédent, en raison notamment des récentes tensions géopolitiques et des craintes concernant une guerre commerciale fondée sur les métaux de base entre la Chine et les Etats-Unis.

Pour le cobalt, son prix en moyenne mensuelle s’est fixé à 96.153,42 USD la tonne, soit une progression de 10,24 % d’un mois à l’autre. Cette évolution observée depuis le début de l’année 2017 tient de la hausse continue de la demande de ce produit dans le secteur de l’industrie automobile, notamment dans la fabrication des batteries utilisées pour véhicules électriques. Pour ce qui est de l’or, il s’est situé à 1.335,95 USD l’once en moyenne soit une hausse mensuelle de 0,68 % d’un mois à l’autre.

Concernant les produits agricoles, disons qu’au marché de Chicago, les cours du blé, du maïs et du riz se sont inscrits en hausse dans un contexte de la dégradation continue des perspectives de production au niveau de principaux pays producteurs face à une forte demande chinoise pour les produits agricoles. Les prix se sont fixés respectivement à 476,55 cts/boisseau, 141,70 USD la tonne et 12,86 Cts/Ib.

En ce qui concerne les recettes publiques pendant le mois sous examens, elles ont été mobilisées en dépassement de leur programmation, soit 121,9 % totalisant 855,0 milliards de CDF. Au-delà de l’évolution nominale, cet accroissement s’est observé même en termes réels. La structure mensuelle des recettes du Trésor reste dominée par celles collectées par la DGI représentant 75,5 %, suivi de celles provenant de DGDA, soit 15,9 % du total. Quant à la rubrique relative à la DGRAD, sa part dans les ressources mobilisées a été de 7,7 % et le reste, soit 0,9 % s’est localisé au niveau de « Pétroliers producteurs ». Le Trésor n’a enregistré aucune ressource au titre de « Dons et autres ». Par ailleurs, Il convient de signaler qu’en termes réels, les recettes encadrées par la DGI et la DGRAD se sont améliorées alors que celles sous la gestion de la DGDA ont régressé.

(JMNK)

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