Pour éviter des grossesses précoces et non désirées: Les parents doivent parler de la sexualité avec leurs enfants

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En Rdc, la principale cause des décès des adolescentes, ce sont les complications des grossesses et accouchements. Et, le recours à l’avortement, pratiqué par 30 % d’adolescentes et jeunes congolaises, est le principal facteur de cette mortalité. Voilà pourquoi, le Dr Didier Lukeme du PNSA recommande-t-il l’usage de la contraception dont la première est l’abstinence sexuelle avant le mariage. Il encourage surtout les parents à parler de la sexualité avec leurs enfants.

En République démocratique du Congo, les adolescents sont exposés à multiples problèmes de santé sexuelle et reproductive. Les majeurs sont, selon le Programme national de santé de l’adolescent (PNSA), entre autres : la fécondité élevée et la mortalité maternelle élevée ; les grossesses précoces et non désirées ; la prévalence élevée des mariages précoces et des violences sexuelles ; le faible niveau de connaissance de l’état sérologique…

Cependant, l’on indique que les complications issues des grossesses et des accouchements constituent la principale cause des décès des adolescentes (tranche d’âge de 15 à 19 ans) en Rdc. Et, le recours à l’avortement est le principal facteur de cette mortalité. L’on estime donc que 30 % d’adolescentes et jeunes en Rdc, ont déjà fait un avortement provoqué (interruption volontaire d’une grossesse avant 28 semaines (6 mois).

Le docteur Didier Lukeme du PNSA suggère à cet effet quelques mesures de prévention des avortements chez les ados et jeunes. La première étant l’usage de la contraception : l’abstinence sexuelle avant le mariage, l’usage d’autres méthodes contraceptives, etc.

En deuxièmement lieu, il encourage les parents à parler de la sexualité avec leurs enfants. Aussi, il encourage les adolescents et jeunes à fréquenter les services des prestations de soin pour avoir les informations en matière de la santé sexuelle et reproductive. Il les encourage également à canaliser leurs énergies vers les activités socioculturelles et récréatives, et surtout, vers les études.

Le docteur Lukeme recommande qu’en cas de grossesse, que l’adolescente la conserve et observe la consultation prénatale et post-natale. Il conseille surtout de ne pas avorter, « car les complications sont énormes ».

De la situation des grossesses précoces et non désirées des adolescents en Rdc

En Rdc, le taux de prévalence de grossesses précoces et non désirées chez les adolescentes et jeunes est de 28 %. Et 27 % d’adolescentes (15 – 19 ans) ont déjà accouché. La prévalence des avortements provoqués chez les adolescentes et les jeunes étant de 30 %. Et il y a 28,2 % des besoins non satisfaits de planning familial (taux de prévalence contraceptive) chez les adolescents et les jeunes.

Pour le Dr Didier Lukeme, les facteurs favorisants des grossesses précoces chez les adolescents congolais sont entre autres : la baisse de l’âge des premières règles (puberté), les rapports sexuels précoces, les mariages précoces qui équivalent à la maternité précoce, l’ignorance et la non utilisation des méthodes contraceptives.

Certains comportements à risque comme la toxicomanie associée à l’activité sexuelle non protégée, constituent d’autres facteurs favorisants des grossesses précoces des adolescents congolais. L’on cite également sur cette liste la vulnérabilité des adolescents et jeunes (rapports sexuels forcés, viols, faible niveau d’instruction, pauvreté, la prostitution et exploitation sexuelle, manque de dialogue entre parents et enfants en matière de sexualité, etc.). Sans oublier l’accès insuffisant à l’information et à l’éducation en matière de santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes.

Pour aider les adolescentes et les jeunes à éviter des grossesses précoces, le docteur Lukemi du PNSA conseille d’abord l’éducation des adolescents dans le domaine de la physiologie et notamment sur les changements survenant à la puberté comme sur les mécanismes de la conception. Et préconise-t-il d’expliquer aux jeunes qu’une bonne santé génésique se gère sur une vie entière.

Il recommande aussi d’apprendre aux adolescents et jeunes à différer toute relation sexuelle ; de leur informer sur le risque médical, émotionnel et socio-économique d’une grossesse précoce ; et de leur donner accès à des moyens contraceptifs sans danger, fiables et peu couteux.

(Lepetit Baende )

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