Pour des raisons d’ordre technique: Nangaa renvoie les élections au 30 décembre 2018

Après la Troïka réunissant la CENI, le CNSA et le Gouvernement, sans oublier la consultation des candidats présidents de la République, des confessions religieuses et des parties prenantes au processus électoral, la Centrale électorale a renvoyé les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales au 30 décembre 2018. A en croire Corneille Nangaa le président de la CENI, en plus de 2.676 machines qui ont échappé à l’incendie, les machines préalablement affectées au titre de « stock tampon » des entités administratives, ont été ramenées des provinces vers Kinshasa. Mais ce stock tampon ne contenait pas de bulletins de vote. Il a donc fallu en commander auprès du fournisseur en Corée du Sud. Ainsi, 5.000.000 de bulletins de vote ont été commandés dont un premier lot de 1 000 000 sont arrivés à Kinshasa mercredi 19 décembre 2018, alors que le dernier lot ne peut arriver qu’au soir du samedi 22 décembre 2018. L’arrimage de ces machines issues du stock tampon avec les nouveaux bulletins imprimés requiert, entre autres, non seulement la configuration mais aussi l’initialisation de ces dernières en vue de les rendre compatibles aux circonscriptions de Kinshasa. Il faut pour cette opération, un minimum de 60 heures. Ce qui signifie qu’elles ne pourront être prêtes que le 26 décembre 2018.

Très attendu par la presse au vu des rumeurs alimentées dans les réseaux sociaux, Corneille Nangaa a planté le décor, rassurant les Congolais que tout ce qui est fait, ça n’a pas pour nature à compromettre l’élan démocratique dans lequel tous sont engagés. Parce que le processus électoral se poursuit et que nous avons bel et bien entamé le dernier virage vers les élections, présidentielle, législatives nationales et provinciales. Il a par la suite remercié toutes les parties prenantes au processus électoral, avant d’appeler  les uns et les autres au calme, en évitant tout quiproquo dans la perception de la communication de la CENI.

Donnant les dernières évolutions du processus électoral depuis son dernier point de presse du 13 décembre courant, Nangaa a rappelé que lors dudit point de presse, il avait fait état d’une évaluation préliminaire qui présentait les pertes de matériels calcinés. Armée de sa détermination à conduire le processus à bon port conformément à son calendrier, la Commission électorale nationale indépendante avait, à la suite de cette évaluation préliminaire, rassuré quant à la poursuite du processus électoral. Pour ce faire, elle a pris des dispositions devant permettre de combler le déficit de matériel créé par ledit incendie.

Ainsi, en plus de 2.676 machines qui ont échappé à l’incendie, les machines préalablement affectées au titre de « stock tampon » des entités administratives, ont été ramenées des provinces vers Kinshasa. Malheureusement, ce stock tampon ne contenait pas de bulletins de vote. Il a donc fallu en commander auprès du fournisseur en Corée du Sud.

Ainsi 5.000.000 de bulletins de vote ont été commandés dont un premier lot de 1 000 000 sont arrivés à Kinshasa le mercredi 19 décembre 2018, alors que le dernier lot ne peut arriver qu’au soir du samedi 22 décembre 2018. L’arrimage de ces machines issues du stock tampon avec les nouveaux bulletins imprimés requière, entre autres, non seulement la configuration mais aussi l’initialisation de ces dernières en vue de les rendre compatibles aux circonscriptions de Kinshasa. Il faut pour cette opération, un minimum de 60 heures. Ce qui signifie qu’elles ne pourront être prêtes que le 26 décembre 2018.

Deux hypothèses

Devant cette impasse technique, il s’est présenté à la Commission électorale nationale indépendante deux hypothèses. Soit, organiser les élections dans le reste du territoire national le 23 décembre. Dans ce cas de figure, l’élection à Kinshasa se tiendrait 7 jours après, soit le 30 décembre 2018. Soit, organiser les élections sur toute l’étendue du territoire national et reporter la date des scrutins au 30 décembre 2018.

A cet effet, la CENI a entrepris des consultations auprès de toutes les parties prenantes notamment les Institutions de la République, les responsables des partis politiques, les responsables des confessions religieuses, les représentants de la communauté internationale et spécialement les candidats à l’élection présidentielle.

Forte des contributions constructives des parties prenantes et étant donné qu’on ne peut organiser les élections générales directes sans la ville province de Kinshasa et sans les électeurs Kinois, la deuxième hypothèse de l’inclusion de Kinshasa a prévalu sur celle de son exclusion. L’alinéa 2 de l’article 52 de la loi électorale impose que le vote, pour les scrutins directs, se tienne le dimanche ou un jour férié. « Nous annonçons donc que les scrutins directs présidentielle, législative nationale et provinciale auront lieu le 30 décembre 2018. Les ajustements occasionnés par ce décalage feront l’objet d’une décision subséquente qui sera rendue publique », dit-il.

La campagne s’arrête vendredi à minuit

Même si la campagne a été renvoyée au 30 décembre 2018, disons que la campagne électorale, elle, s’arrête le vendredi 21 décembre à minuit. Il n’y a donc pas de prolongement de cette campagne, d’autant plus que nombreux sont les candidats qui n’ont même pas battu campagne et d’autres sont même émoussés. Ils devraient au contraire rester calmes, se concentrer à l’essentiel, c’est-à-dire, l’élection du 30 décembre 2018.

A la question de savoir si tous les bureaux de vote ont réussi les machines à voter, Corneille Nangaa a d’abord précisé que dans tout le pays, les circonscriptions électorales sont basées sur une cartographie. Et la circonscription électorale pour le président de la République, c’est la Rdc subdivisée en 26 provinces, subdivisées à leur tour en 32 villes, subdivisées en 310 communes et subdivisées en 2815 quartiers. En milieu rural par contre, les 26 provinces sont subdivisées en 145 territoires, subdivisées en 7345 chefferies-secteurs, etc.  Ces entités riment avec la circonscription électorale. A la députation nationale, précise-t-il, il y a 191 circonscriptions électorales, qui correspondent aux villes et territoires, sauf à Kinshasa. 201 communes pour la députation provinciale… Dans toutes ces circonscriptions électorales, rassure Nangaa, les matériels sont déployés. Il n’y a aucune circonscription qui n’ait pas encore reçu ces matériels. Tout le pays est donc arrosé par les matériels électoraux. Et d’ajouter que toutes les  machines sont déjà au pays. La CENI a connu un cas de force majeure. Et si cet incendie serait intervenu trois jours avant, on arrêterait le processus, car même le matériel d’autres provinces était dans cet entrepôt.

JMNK

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