Pour corriger les erreurs du passé: La Rdc appelée à mettre en œuvre des orientations stratégiques

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Pour corriger les erreurs du passé, la Rdc a besoin de mettre en œuvre les orientations stratégiques. Et ce, pour une croissance qui implique la contribution significative de chaque secteur de l’économie au Produit intérieur brut (PIB). Pour atteindre cet objectif, l’on doit tirer profit principalement des rentrées d’argent issues de l’exploitation minière pour investir dans le secteur des infrastructures, de la santé et de l’éducation et ce déclencheur va nous permettre d’améliorer la productivité et de stimuler les investissements privés dans les nouvelles capacités de production (agriculteur, tourisme, etc.).

Comme chaque début du mois, la Banque centrale du Congo (BCC), à travers le Comité de politique monétaire (CPM) s’est retrouvé dernièrement autour du Gouverneur de cette institution, Deogratias Mutombo, afin d’analyser l’évolution de la conjoncture tant nationale qu’internationale. D’emblée, le n°1 de la BCC a noté que le pays a besoin de passer de la stabilisation à une croissance économique soutenue et durable. A l’heure actuelle, ajoute-t-il, la situation économique est stable. « Nous avons sorti les premières estimations du taux de croissance pour 2018 sur base la production au premier trimestre qui se situe à 4,2%. Donc, par rapport à 3,7% de 2017, il y a une évolution positive du Produit intérieur brut (PIB) dans notre pays », explique-t-il.

Et de renchérir, la stabilité, c’est aussi par rapport à l’évolution des prix intérieurs. « Nous avons en cumul annuel un taux qui ne dépasse pas encore les 5% et en annualisé autour de 12%. De ce qui est du marché de change, la monnaie est stable. Depuis le début de l’année, elle n’a perdu qu’à peine 2%. Les finances publiques restent équilibrées, avec un excédent en cumul annuel de plus de 420 milliards. Nous avons des réserves internationales qui se chiffrent à plus ou moins 1,180 milliard de dollars Us ». Avec une conjoncture intérieure et internationale favorable, les perspectives de la Rdc s’améliorent d’avantage et lorsqu’on observe tous ces indicateurs, on est en mesure de se dire que cette situation présente une opportunité pour la Rdc.

D’abord, de consolider cet acquis de stabilité et ensuite, d’explorer les stratégies nécessaires pour accélérer la croissance du PIB de manière durable, afin de permettre l’amélioration des conditions de vie de la population, de manière également durable. La Rdc a aujourd’hui un environnement économique favorable. C’est comme qui dit pour le pays, le soleil brille de nouveau. Donc, il faut réparer la toiture, sinon un orage viendra détruite tout ce que vous avez construit pendant des périodes favorables. L’application de cet adage va éviter à notre économie de tomber dans les travers du passé.

Il faut toujours rappeler que la Rdc a bien eu des occasions d’amorcer un véritable décollage économique, qui aurait pu lui permettre de jouer le rôle de leader en Afrique, et cela compte tenu de sa position géostratégique et de son potentiel économique et humain. Soulignons que la Rdc a connu trois âges d’or économiques. Mais chaque période se termine par une chute. Lorsqu’on a relevé la tête, de 1967 à 1974, nous avons rechuté, avant de relever la tête encore entre 2002 et 2007. Nous avons chuté pour relever la tête encore entre 2010 et 2014. Et là, nous relevons encore la tête. Est-ce que nous dévons toujours vivre cette situation en dents de scie ?

Eviter les erreurs du passé

Lorsque vous examinez ces périodes, martèle Déogratias Mutombo, elles se caractérisent par la montée des cours du cuivre et du cobalt, suivie d’une forte croissance du produit intérieur brut. A chaque cycle des matières premières et à la fin de chaque cycle, le pays retombait toujours dans une situation de crise. « C’est une triste expérience qui  a suscité en nous une remise en cause pour corriger et préparer l’avenir du pays. Il faut bien connaître son histoire, sinon on s’expose à ce que cette histoire recommence », dit-il, tout en insistant sur le fait que pour corriger ces erreurs du passé, nous avons besoin de mettre en œuvre les orientations stratégiques. Une croissance qui implique la contribution significative de chaque secteur de l’économie au produit intérieur brut. Pour atteindre cet objectif, nous devons tirer profit principalement de rentrées d’argent issues de l’exploitation minière pour investir dans le secteur des infrastructures, de la santé et de l’éducation et ces déclencheurs va nous permettre d’améliorer la productivité et de stimuler les investissements privés dans les nouvelles capacités de production (agriculteur, tourisme).

Qui dit investissement, dit moyens financiers. Nous revenons au défi de manque d’argent. Parce que lorsqu’évoque les rentrées d’argent, je n’oublie pas le manque à gagner que nous avons sur les importations, les télécommunications, et les autres secteurs. Et lorsque vous examiner la structure de notre PIB, sur le 4,2%, c’est le secteur primaire qui intervient avec 2,4%. Mais là-dedans, c’est l’extractif qui prend 2,2%. Mais lorsque vous allez sous l’angle de la demande, vous allez voir que le moteur de la croissance, c’est la demande intérieure, à travers la consommation intérieur privée, qui est alimentée pas par la production intérieur des biens de consommations, mais par les importations. Vous allez voir que nous avons au premier trimestre, une balance commerciale très déficitaire (150 milliards des FC au prix de 2016). L’évolution de la fiscalité surtout aux frontières, contraste avec l’évolution des importations. Il y a également l’épargne intérieure que l’Etat peut lever. On a besoin d‘accélérer la mise en place de ce marché obligataire pour permettre à l’Etat de lever l’épargne intérieur pour financer le développement.

(JMNK)

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