Pour combattre le paludisme: Des scientifiques étudient la possibilité de rendre le sang humain toxique pour les moustiques

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Les hommes des sciences plus précisément du domaine médical ne se lassent à trouver des solutions durables en ce qui concerne l’éradication des maladies. Le paludisme qui est une maladie très dangereuse mais aussi évitable à partir de plusieurs moyens, est encore au cœur des recherches de scientifiques. Ces derniers étudient la possibilité de rendre le sang humain toxique contre l’anophèle, agent causal de cette maladie.

Pourrait-on recourir à un « traitement de masse », dans certaines régions, pour enrayer la transmission du paludisme ? Telle est la question que se sont posés ces scientifiques, avant d’entamer cette possibilité de rendre le sang humain toxique contre les moustiques porteurs du paludisme.

Pour y répondre, les scientifiques indiquent que la stratégie consiste à administrer à toute une population un médicament contenant une molécule toxique pour l’anophèle, le moustique qui transmet le parasite Plasmodium falciparum, responsable de cette maladie. Lorsqu’il pique une personne dont le sang recèle cette molécule, il meurt avant d’avoir pu transmettre le parasite à quelqu’un d’autre, relève une source.

« Il sagit dun traitement à visée altruiste, relève le docteur Marc Thellier, du Centre national de référence du paludisme en France. Les personnes traitées ne sont pas personnellement protégées, indique cette même source. En revanche, ce traitement de masse a un effet globalement protecteur sur la population, du fait quil réduit la transmission du moustique à lhomme dans toute une région », précise-t-elle.

Notons que cette stratégie est explorée avec un médicament, l’ivermectine, utilisé depuis plus de trente ans dans la prise en charge de deux affections parasitaires répandues : la filariose lymphatique et l’onchocercose, ou « cécité des rivières ».

L’ivermectine serait-elle efficace contre les principales espèces de moustiques qui transmettent le parasite, différentes selon les régions du monde ? Quelles seraient, par ailleurs, les régions qui en bénéficieraient le plus ?

Et selon quelles modalités d’administration : à quelle dose traiter les populations, combien de fois et à quel rythme ? Telles sont des questions que tentent ces scientifiques de trouver des réponses.

Par ailleurs, selon les dernières études parues en 2017, poursuit la même source,  « il semblerait quil faille traiter régulièrement les gens pour limiter durablement la transmission, car la molécule est très efficace dans la première semaine qui suit la prise puis leffet sestompe et disparaît au bout de quelques semaines », indique Marc Thellier.

Pour l’heure, il est trop tôt pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande ce traitement de masse. « Certains experts pensent que cest une stratégie intéressante. Il pourrait être utile de lappliquer aussi au bétail ciblé par certaines espèces de moustiques », a-t-il ajouté.

Toutefois, un autre traitement de masse contre le paludisme, à base de primaquine, est déjà recommandé par l’OMS. La primaquine est indiquée dans le traitement des « accès de reviviscence » (une résurgence de la maladie à partir de cellules infectées dormantes) de certaines espèces de paludisme : elle détruit les cellules dormantes du parasite, réfugié dans le foie des sujets infectés. « Mais en plus de cette action, on sest aperçu que la primaquine pouvait bloquer le développement de Plasmodium falciparum chez le moustique en empêchant la fusion de ses gamètes », explique Marc Thellier.

 

(Mamie Ngondo)

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