Pour avoir convoqué: le dialogue Kabila félicité par ses pairs à Luanda

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La MP salue celui qui a bravé calomnies et médisances pour le triomphe du consensus et de la démocratie

A la septième réunion de haut niveau du Mécanisme régional de supervision de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la Région des Grands Lacs, le Président Joseph Kabila a été félicité par ses pairs, parce que l’accord intervenu récemment prouve encore une fois que le dialogue reste le seul moyen valable de régler les contradictions et de surmonter les crises et les conflits, afin de garantir la paix des esprits et la stabilité du point de vue politique et social, en conformité avec les lois applicables. Pour la Majorité Présidentielle, à travers son porte-parole, l’Ambassadeur André-Alain Atundu Liongo, le sommet de Luanda consacre la reconnaissance des mérites d’un homme de conviction qui a su braver calomnies et médisances pour le triomphe du consensus et de la démocratie en Rdc.

Ceux qui pensaient que le sommet de Luanda allait changer l’ordre des choses, mieux convoquer un deuxième dialogue, devront se mordre le doigt et attendre une autre occasion. Sinon, le Président Joseph  Kabila Kabange, initiateur du dialogue politique national et inclusif pour résoudre l’épineuse question du processus électoral,  a reçu le soutien de la communauté internationale à Luanda, en Angola, où il a participé  hier mercredi au Sommet des Chefs d’Etat sur la Rdc, le Burundi et le Sud-Soudan.

Dans le communiqué final publié à l’issue du sommet,  les Chefs d’Etat félicitent «le Président Joseph Kabila d’avoir convoqué le dialogue national », remercient «toutes les parties prenantes qui y ont pris part et les félicitent de la signature, le 18 octobre 2016, de l’Accord politique global relatif à l’organisation d’élections crédibles et pacifiques». Ils ont également noté avec satisfaction les mesures prises jusqu’à présent par le gouvernement congolais, pour renforcer la confiance.

En effet, le sommet, qui s’est tenu au complexe hôtelier Talatona de Luanda, a réuni sous les auspices du Président Eduardo Dos Santos, Président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), les Chefs d’Etat du Tchad, Idriss Deby, également Président en exercice de l’Union africaine, du Congo-Brazzaville, Denis Sassou N’Guesso et de la Zambie, Edgar Chagwa Lungu. Le Kenya a été représenté par son Vice-Président, Gaston Sindimwo, le Burundi par le Premier  Vice-Président de la République, Simplice Matthieu Sarandji, la Centrafrique par le Premier ministre Paul Dlamini et le Swaziland par son Vice-Premier ministre.

La Présidente de la Commission africaine,  Nkosazana D. Zuma, l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu dans les Grands Lacs, Saïd Djinnit, le facilitateur du Dialogue congolais, Edem Kodjo, le Représentant spécial de l’Union africaine pour les Grands Lacs, Ibrahim Fall, le Secrétaire exécutif de la CIRGL, Zachary Muburi-Muita, le Secrétaire exécutif de la SADC, Jorge Cardoso, ainsi que des Envoyés spéciaux et hauts responsables de la Belgique, de la Chine, des Etats-Unis d’Amérique, de la Fédération de Russie, de la France, du Royaume Uni et de l’Union européenne ont également participé à ces assises, auxquelles étaient associées des délégations de l’Afrique du Sud, de l’Ouganda, du Rwanda, du Soudan, du Soudan du Sud et de la Tanzanie.

Selon le communiqué final, les participants ont passé en revue les événements survenus sur les plans politique et sécuritaire dans la région depuis leur dernière réunion à New York, le 29 septembre 2015. Ils ont réaffirmé que «l’Accord-cadre demeure un mécanisme essentiel pour parvenir à une paix durable et à la stabilité en RDC et dans la région» et renouvelé leur engagement d’en assurer l’application.

Eduardo Dos Santos donne des conseils à l’opposition

Il sied de souligner que, s’agissant de la Rdc, ils se sont prononcés pour la neutralisation des forces négatives et le rapatriement des combattants désarmés avant d’examiner l’évolution de la situation politique. Un accent a été mis sur la coopération FARDC-MONUSCO.

Les participants ont également «condamné les violences intervenues les 19 et 20 septembre 2016 en Rdc, et demandé à toutes les parties de ne chercher des solutions à la crise politique que par des moyens pacifiques, qui soient conformes à la Constitution de la RDC et à la résolution 2277 (2016) du Conseil de sécurité ». Ils se sont dits « favorables aux mesures prises dans le cadre de la facilitation de l’Union africaine menée par M. Edem Kodjo, avec l’appui du Groupe international de soutien ainsi qu’aux efforts déployés par les Présidents José Eduardo dos Santos (Président en exercice de la CIRGL) et Denis Sassou N’Guesso ».

Dans son mot de circonstance, le Président Eduardo dos Santos s’est dit « ravi que c’est aussi une cause de célébration pour nous, que cette rencontre ait lieu tout juste une semaine après l’accord signé entre le gouvernement de la Rdc, certains partis de l’opposition et les forces de la société civile, dans le sens que les élections présidentielles prévues pour la fin de cette année n’auront lieu que le 29 avril 2018.

Pour lui, en effet, les négociations à la base de ces performances politiques et diplomatiques ont culminé avec le succès et dans l’intérêt des parties en cause, et ont été promues par l’Union africaine, l’Agence pour la Politique, la Défense et la Sécurité de la SADC et les Etats Membres de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs, sous la médiation directe de l’ancien Premier ministre du Togo, Edem Kodjo.

Pour le Président angolais, la création en Rdc d’un gouvernement d’union nationale (à mettre en place) permettra de mettre fin au climat de contestation et de déstabilisation qui a régné ces derniers temps, et de préserver la paix et la stabilité, qui sont des conditions essentielles, pour le fonctionnement normal du pays et de ses institutions, permettant la participation active et consensuelle de nouveaux acteurs politiques».

Pour ceux qui prônent la violence, il a déclaré que «c’est seulement dans un climat de paix et de stabilité qu’il est possible de réaliser un processus électoral sérieux, honnête et crédible, tant pour les personnes qui vont voter que pour la communauté internationale qui en sera témoin».

A l’attention de ceux qui veulent accéder au pouvoir, a-t-il poursuivi, « il est important de savoir qu’ils peuvent le faire démocratiquement, en respectant la loi et la volonté souveraine des électeurs, et qu’il vaudra mieux prendre la peine d’attendre quelques mois de plus pour le faire en toute sécurité et tranquillité, plutôt que de suivre les voies incertaines de la violence, où l’on sait toujours comment et pourquoi elles commencent, mais jamais quand elles se terminent», a-t-il mis en garde.

Et pour ceux qui aspirent à gouverner, il est important de savoir qu’il est toujours préférable et plus facile de le faire dans un climat de paix et d’ordre, que de prendre le pouvoir dans les conditions d’un pays dévasté. « En Rdc, le gouvernement, l’opposition et la société civile ne peuvent pas perdre de vue le fait que tout le monde doit unir ses forces dans la lutte contre les forces négatives et l’expansion du terrorisme », dit-il, avant d’ajouter que les exemples du Moyen-Orient et de l’Afrique sont plus instructifs pour n’importe quel politicien conscient et honnête que toute rhétorique à cet égard.

(JMNK)

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