Pour avoir attaqué le FCC: Réaction énergique de Crispin Kabasele aux propos de Jean-Claude Vemba

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Dans une tribune parvenue au Journal L’Avenir, Crispin Kabasele Tshimanga, Président national de l’UDS, Coordonnateur national du GPI et membre du FCC, s’adresse à l’honorable Jean-Claude Vuemba, qu’il qualifie d’avoir donné des coups au-dessous de la ceinture, des coups irréguliers sur le plan moral. « Cher ami, je viens de te lire sur les réseaux sociaux. Je ne te reconnais plus. Tu as totalement changé. En tout et pour tout. Est-ce à cause de tes mauvaises fréquentations dans l’opposition? Est-ce au nom de la haine que tu nourris toujours contre le régime de l’AFDL, tombeur de ton mentor, feu Président Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wazabanga? Est-ce ta métamorphose actuelle serait due à quelques poignées de dollars de ton nouveau bienfaiteur qui n’est pas fréquentable à mes yeux? Toi seul, tu as la réponse », dit-il, avant d’ajouter que ce n’est pas mon problème.

Et de renchérir, en t’attaquant sans gants à ceux qui forment le camp du Président Joseph Kabila Kabange et qui ne se reconnaissent pas dans ta pitoyable peinture abjecte, j’ai l’obligation morale de te réserver la présente réplique et je ne suis pas d’accord avec toi.

En démocratie, nous ne sommes pas des ennemis mais des adversaires. Vous opposants et nous du pouvoir sommes tous au service du peuple. Notre peuple. Nous devons nous comporter en gentlemen, en responsables. Pas comme des “atalaku” ou des “parlementaires-debout”. La politique a toujours été une affaire des nobles, des gentlemen. Nous politiciens ne sommes pas des chiffonniers comme certains le font en ternissent la belle image de la politique. Je ne t’apprendrai rien, toi qui as vécu en France, le soi-disant berceau de la démocratie moderne. Toi que j’ai combattu sur le plan des idées quand tu étais au pouvoir (MPR) et moi dans l’opposition (UDPS).  Au-delà de ce combat politique, nous sommes restés frères et amis jusqu’aujourd’hui.

« Cher ami, la démocratie n’a de sens qu’avec l’existence de la majorité au pouvoir et la minorité dans l’opposition où tu es. Manquer de respect aux politiciens actuellement au pouvoir n’est pas digne de toi, nostalgique du régime MPR déchu par l’AFDL », insiste-t-il, avant d’ajouter que tes divergences idéologiques ou de positionnement avec tes compatriotes du camp du Président Kabila, ne doivent pas te pousser dans l’abîme ou te faire perdre la raison.

Me considérant comme co-fondateur de ton parti, MPC devenu plus tard MPCR, né à Paris dans les conditions que tu connais, je réagis parce que nous sommes des amis. Tu es libre de t’exprimer mais tu n’as pas le droit de t’en prendre violement à ceux qui ne sont pas avec toi ou qui ne pensent pas comme toi, de jeter l’opprobre sur eux. Ou les discréditer. J’allais oublier cet adage : chasser le naturel, il reviendra au galop.

Egalement, je tiens à souligner le fait regrettable que la classe politique congolaise demeure la même depuis 1960. Je peux pardonner mes aînés, les pionniers, pour leurs égarements parce que, parmi eux, rares étaient ceux qui avaient fait des études supérieures ou universitaires. Le détestable mot “congolisation” leur convenait bien suite à leurs mauvaises pratiques politiques. Mais, rééditer aujourd’hui les mêmes agissements, cinquante-huit ans après l’indépendance au moment où notre pays regorge des milliers de politiciens ayant reçu une formation universitaire ou supérieure, est diabolique, inacceptable.

Tu dois savoir que la République Démocratique du Congo n’appartient pas uniquement à l’opposition. Comme elle n’est pas aussi une propriété exclusive de l’actuelle majorité au pouvoir à laquelle j’appartiens. C’est notre patrimoine commun. J’en profite pour tordre le coup à cette autre ineptie de l’opposition congolaise qui croit que notre peuple est sa propriété privée. Quel mensonge! Le peuple congolais étant souverain, n’appartient à personne. Et à personne! Cette démagogie doit s’arrêter.

Pour terminer, cher ami, c’est ton droit être momentanément opposant. Accepte alors le fait que nous sommes, pour le moment, au pouvoir. Ton combat doit être loyal. Si tu pratiquais la boxe, l’arbitre (le peuple congolais te disqualifierait pour avoir donné des coups au-dessous de la ceinture, des coups irréguliers sur le plan moral. Diaboliser ceux qui sont au pouvoir n’est pas démocratique. Car, notre combat est celui des idées ou des projets. Rien que ça!

Dans ton opposition-là, il n’y a pas de saints. La plupart de tes collègues opposants traînent des casseroles, soit sous Mobutu soit sous les Kabila père et fils. Donc, un peu de retenue et de modération dans tes écrits et paroles.

(JMNK)

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