Pour atteindre les objectifs de la Stratégie d’Assistance Pays

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La Rd Congo et la Banque mondiale conviennent d’améliorer la performance du portefeuille

Avec un portefeuille évalué à 3,1 milliards de dollars Us et qui comprend 26 projets actifs, la Banque mondiale demeure l’un des plus importants parmi les partenaires au développement du pays. Ce portefeuille est passé au peigne fin hier pour lui permettre d’atteindre les objectifs de la Stratégie d’Assistance Pays, même s’il existe encore 9 projets qui sont à problème, représentant 30% du portefeuille. De cette manière, les résultats durables atteints pourront contribuer à baliser le chemin de la croissance voulue inclusive et qui mènera le pays lentement mais sûrement vers l’émergence.

C’est le ministre des Finances Henry Yav, en sa qualité de Gouverneur de la RDC auprès de la Banque mondiale, qui a lancé les travaux consacrés à la revue, de la performance du portefeuille des projets financés par cette Institution. La présente revue de performance, qui s’inscrit dans la continuité des quatre premières, a pour thème principal « une meilleure gestion des projets pour un impact visible sur terrain ». Ces travaux ont pour but de permettre à toutes les parties prenantes d’évaluer les points forts, les points faibles, les opportunités ainsi que les contraintes qui ont émaillé l’exécution de différents projets, à l’effet de tirer des leçons pour la prochaine année fiscale qui débute le 1er juillet 2015.

En effet, le portefeuille actuel des projets comprend 26 opérations pour un encours de 3,1 milliards d’USD, réparti dans 5 secteurs clés, à savoir les infrastructures, l’agriculture, les ressources naturelles, les secteurs sociaux, et la gouvernance.

Tous ces projets ont pour objectif d’assurer l’amélioration des conditions de vie des populations et la réduction de la pauvreté. Ils constituent la matérialisation de l’ambition du Gouvernement, sous le leadership du président Joseph Kabila Kabange, à faire de la RD Congo un pays émergent à l’horizon 2030, grâce notamment à l’appui financier et technique que lui apportent des partenaires comme la Banque mondiale dans le cadre de sa stratégie pays élaborée pour la période 2013-2016.

Il s’agit là des projets du Gouvernement mis en œuvre par les agences d’exécution nationales, agissant comme mandataires de ce dernier et bénéficiant de l’accompagnement des équipes de la Banque mondiale, dont je salue le dévouement et le professionnalisme.

C’est ainsi qu’il attend du Gouvernement Ainsi, il est attendu du Gouvernement l’appropriation des projets dans toutes leurs phases depuis l’identification, la préparation, la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation; le respect des déclarations de Paris pour loger les projets dans les structures pérennes ; la nécessité de bien négocier les conditions de mise en vigueur et de premier décaissement.

Des Bailleurs des fonds, il attend la simplification des conditions de mise en vigueur et de premier décaissement ; l’examen des demandes de non objection introduites par les Agences avec célérité ; l’examen des demandes de retrait des fonds (DRF) avec diligence ; l’assistance technique nécessaire sur des questions spécifiques.

Aux Coordonnateurs des Agences, il est exigé la mise en place des outils de gestion efficaces et modernes pour mettre en œuvre les projets ; l’anticipation de certaines actions telles que la passation des marchés pour éviter des retards ; l’application des directives sur la gestion financière pour éviter des dépenses inéligibles. Enfin, aux bénéficiaires, il est demandé l’esprit de dialogue avec le Gouvernement et les agences d’exécution et l’organisation des comités de suivi pour la pérennisation des acquis du projet après la clôture.

Un portefeuille de 3,1 milliards de dollars Us

A ce jour, l’engagement de la Banque mondiale en Rd Congo est l’un des plus importants parmi les partenaires au développement du pays et de la Banque mondiale en Afrique. « Notre portefeuille est de 3,1 milliards de dollars Us et comprend 26 projets actifs », a indiqué M. Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur des Opérations de la Banque mondiale, avant d’ajouter qu’au cours de ces trois dernières années, les nouveaux engagements ont été respectivement de 547 millions, 332 millions et 487 millions de dollars Us, pour les années fiscales 2013, 2014 et 2015.

Entre-temps, le programme 2015-2017 prévoit un engagement supplémentaire de près de Us$ 1,36 milliards (IDA 17) et ces ressources financières, en plus de son assistance technique et des études sectorielles qu’elle compte soutenir, devraient aider à approfondir les réformes qui vont aider la Rdc à faire ce saut qualitatif attendu de tous, avec le soutien de tous les partenaires au développement.

Au-delà de tout ce qui vient d’être dit, Ahmadou Moustapha pense que l’on doit garder à l’esprit qu’au-delà du taux de décaissement qui est un indicateur-clé, la Banque mondiale porte une attention particulière à l’atteinte des objectifs de développement du projet. Malheureusement, constate-t-il, force est de reconnaître qu’à ce jour, cinq projets sur les 26 projets actifs sont jugés modérément satisfaisants, et il existe encore 9 projets qui sont potentiellement à problème, représentant 30% du portefeuille. Une situation, qui selon lui, représente un risque pour l’atteinte des objectifs de la Stratégie d’Assistance Pays. Il constate aussi que ces difficultés de mise en œuvre sont pour la plupart liées au retard dans la mise en œuvre des réformes structurelles qui conditionnent l’avancement des projets.

(Jean-Marie Nkambua)

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