Pour améliorer la performance des entreprises publique: La nécessité de redoubler et d’accélérer les réformes

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Une vue de M. Thomas Luhaka, VPM des PTNTIC

En dépit des efforts qui ont permis de réaliser certains progrès dans la transparence et la publication des états financiers, ainsi que la maîtrise des coûts et l’augmentation du chiffre d’affaires de certaines entreprises, la situation demeure préoccupante. Les réformes opérées n’ont pas encore permis d’améliorer significativement les performances des entreprises, ni de restaurer leur viabilité financière. Les entreprises continuent à  constituer une charge sur le budget de l’Etat et sur l’économie, au lieu d’agir comme un levier de croissance. D’où la nécessité de redoubler d’efforts et d’accélérer les réformes avec un accent particulier sur l’amélioration des performances des entreprises publiques.

  1. Thomas Luhaka, Vice-Premier ministre et ministre des PTNTIC a ouvert hier à Kinshasa le séminaire atelier sur la réforme des entreprises publiques. C’était en présence de la ministre du Portefeuille, Louise Munga,  du Directeur des Opérations de la Banque mondiale, Ahmadou Moustapha Ndiaye, du Secrétaire exécutif du COPIREP, Alex N’Kusu, des partenaires au développement, des mandataires, de l’intersyndicale et des experts internationaux invités pour apporter leur expertise à ces assises. A l’occasion de ce grand rendez-vous, les différentes parties prenantes ont jugé utile de prendre une pause pour évaluer, réfléchir et réorienter s’il y a lieu les actions.

Dans son mot d’ouverture, T. Luhaka a indiqué que les meilleures stratégies sont parfois bien souvent battues en brèche par les réticences liées au facteur humain. Pour ce faire, il faut l’adhésion et la contribution de tous, parce que nous constituons le cœur actif de ce processus de réforme. « Nous ne devons pas nous voiler la face : nos entreprises publiques sont encore bâties sur le modèle colonial, lequel ne répond plus aux normes d’organisation d’une affaire commerciale, ni de gestion d’une société », dit-il, avant d’insister sur le fait que si les directions générales des entreprises du portefeuille doivent veiller à appliquer les options de réforme décidées par le Gouvernement dans leurs actes de gestion, les conseils d’administration se doivent de s’en assurer et de recadrer le cas échéant. Le constat est que tous assurent s’insérer dans la vision de la réforme, mais très peu peuvent se prévaloir d’actes concrets et des résultats dans ce sens.

Et de marteler  « ce séminaire n’est pas celui de la contestation ou de règlement de comptes. La critique pour la critique n’aboutit à rien de positif. Ce séminaire doit plutôt être un séminaire de participation, de conjugaison d’idées sur la meilleure manière de finaliser la réforme des entreprises publiques, avec des échéances pratiques ».  Pour lui, le partage d’expériences vécues de par le monde, adaptées au contexte de la Rd Congo, devrait contribuer à nous aider à définir les pistes et stratégies qui doivent nous conduire aux résultats escomptés, à savoir restructurer profondément nos entreprises publiques afin de leur insuffler  une dynamique nouvelle et ainsi libérer leur potentiel de production et de rentabilité. D’autant plus que la réforme des entreprises publiques a été conçue dans une vision de participation du secteur privé, pour la relance des activités cruciales à l’économie et à la population.

La situation n’est pas soutenable

A en croire Ahmadou Moustapha Ndiaye, en dépit de ces réformes qui ont dans l’ensemble, permis de réaliser certains progrès dans la transparence et la publication des états financiers, ainsi que la maîtrise des coûts et l’augmentation du chiffre d’affaires de certaines entreprises, force est de constater que globalement, la situation demeure préoccupante. Les réformes opérées n’ont pas encore permis d’améliorer significativement les performances des entreprises, ni de restaurer leur viabilité financière. Les entreprises continuent à constituer une charge sur le budget de l’Etat et sur l’économie, au lieu d’agir comme un levier de croissance.

En particulier, il cite la contribution fiscale des entreprises est faible, voire négative. Les recettes sur participations ne dépassent pas 2,1% des recettes de l’Etat, alors que dans les années 1960, ces mêmes entreprises contribuaient à plus de 40% des recettes. Par ailleurs, la part des salaires et autres charges sociales dans les dépenses totales reste très élevée en raison d’effectifs pléthoriques. Les entreprises publiques ont accumulé une dette sociale estimée en 2015 à 1,5 milliards de dollars, soit 2 à 3 fois leur chiffre d’affaires.

Au regard de cette situation qui n’est pas soutenable, la Banque mondiale espère que ces assises déboucheront sur des recommandations claires concernant, notamment l’utilisation des contrats de performance et autres instruments de réforme, ainsi que la participation accrue du secteur privé. « Nous espérons également que ces assises identifieront des axes prioritaires permettant d’accélérer la cadence des réformes, assortis d’un mécanisme de suivi », soutient le Directeur des Opérations, avant de formuler le vœu de voir ce forum se pencher sur quelques.

Tout en attendant des recommandations en vue de les intégrer dans la suite des actions à mener, Louise Munga, la patronne du Portefeuille, a fustigé la situation de ces entreprises, héritage de plusieurs années de mauvaise gestion et de mal gouvernance. « S’ajoutent des problèmes de gestion, la charge du personnel, soit les effectifs demeurent pléthoriques, la multiplication des avantages sociaux conclus à l’époque des années fastes », précise-t-elle.

(Jean-Marie Nkambua)

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