Pour accélérer la mise en œuvre des projets

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La Banque mondiale fait la revue à mi-parcours de la Stratégie d’Assistance Pays pour la Rdc

  1. Henri Yav Mulang, ministre des Finances et Gouverneur près cette institution financière internationale a lancé hier la consultation sur la revue à mi-parcours de la Stratégie d’Assistance Pays 2013-2016 de la Banque mondiale en Rd Congo. Le but de cette revue est de s’assurer que la mise en œuvre des projets est bien conforme aux objectifs de départ et qu’elle reste valable pour le restant de la période de la mise en œuvre de cette stratégie. L’idée est d’ajuster, si c’est nécessaire certaines interventions en cas de contraintes et de les réaligner aux nouvelles priorités.

« L’objectif de cette revue n’est pas de refaire une nouvelle stratégie », a indiqué M. Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la Rd Congo. Et de poursuivre, au cours de l’année en cours, nous allons préparer une analyse détaillée des contraintes à la réduction de la pauvreté en Rd Congo qui sera le socle sur lequel nous comptons bâtir le nouveau cadre de partenariat qui devra être mis en place à l’horizon 2017. Une occasion pour aligner le programme de la Banque mondiale en Rdc avec les priorités de développement du Gouvernement telles qu’elles seront définies dans le Nouveau Plan National Stratégique de Développement en cours de préparation.

La stratégie est assise sur quatre objectifs. Il s’agit d’améliorer l’efficacité de l’Etat et de la bonne gouvernance, objectif stratégique 1 ; Booster la compétitivité pour accélérer la croissance tirée par le secteur privé et la création d’emplois, objectif stratégique 2 ; Améliorer la fourniture des services sociaux et les indicateurs de développement humain, objectif stratégique 3 et enfin, objectif stratégique n°4, adresser les questions de fragilité et de conflit dans les provinces de l’Est.

Disons que cette revue est une preuve que la Banque mondiale travaille de concert avec ses partenaires pour identifier ensemble les priorités et les principaux domaines dans lesquels l’aide de la Banque mondiale peut faire la différence dans la lutte contre la pauvreté. La consultation confirme cette volonté de rester à l’écoute des partenaires pour faire ensemble une évaluation constructive du partenariat.

Beaucoup de progrès, mais aussi des défis

Dans son mot de présentation de la revue à mi-parcours de la Stratégie d’Assistance Pays, M. Emmanuel Pinto Moreira, Economiste en chef pour les deux Congo, a peint le contexte du pays, caractérisé sur le plan politique et sécuritaire par la paix et la sécurité retrouvées au cours des deux dernières années. Sur le plan économique et financier, il est observé une croissance économique forte, une diversification de l’économie (hydroélectricité, de la forêt et de l’agriculture), amélioration significative dans les domaines de la santé et de l’éducation (baisse de la mortalité infantile et une amélioration de la scolarisation dans le primaire), amélioration de l’environnement des affaires, sans oublier l’amélioration du réseau routier et une expansion du secteur énergétique.

Mais des défis méritent une attention particulière du Gouvernement. Il s’agit de la croissance qui ne s’est pas traduite par une baisse significative de la pauvreté, une large domination du secteur des industries extractives, une faible mobilisation des ressources intérieures : 13% du PIB en ressources internes, la Rdc n’atteindra aucun des OMD en 2015, d’autant plus que l’indice de développement humain de 2014 classe la Rdc 186 sur 187 pays ; un déficit en infrastructure : contrainte majeure en Rdc et une grande partie du territoire du géant d’Afrique demeure inaccessible.

Quelques pistes de réflexion

Dans son mot de clôture, M. Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur des Opérations de la Banque mondiale s’est réjoui de la qualité du partenariat qui produit déjà des résultats, mais qu’il faut consolider pour produire le bien-être de la population congolaise. A l’occasion, il a indiqué avoir tiré trois conclusions. La première, globalement, la stratégie de la Banque mondiale en Rd Congo reste valable. De deux, il reconnu avoir obtenu des résultats, mais il pense qu’il faut accélérer pour parvenir réellement à une amélioration des conditions de vie de la population.

Pour lui, il faut regarder de façon critique les projets pour des aménagements éventuels. Ici, il a invité les coordonateurs des projets et les membres du Gouvernement à exercer la pression sur le bureau de la Banque mondiale, pour obtenir des résultats escomptés. De trois, d’ici là la Banque mondiale s’engagera dans une validation d’une réflexion pour le renforcement des capacités. Il faut donc éviter les réponses immédiates, mais surtout tenir compte du moyen et du long terme.

Il a aussi révélé avoir proposé une approche provinciale du développement, dans l’objectif d’attirer les infrastructures vers les activités de production. Et tout cela ne peut être mis en œuvre que quand on répond à la préoccupation de renforcer les recettes fiscales. C’est ici qu’il a rappelé que l’objectif de la Banque mondiale est d’éliminer l’extrême pauvreté, même si en ce qui concerne la Rd Congo, le taux de pauvreté est encore très élevé. D’où la nécessité d’identifier les contraintes à la réduction de la pauvreté. Il a terminé par dire que la question des infrastructures reste centrale, mais aussi les indicateurs sociaux, le développement du secteur privé et le renforcement des capacités de l’Etat.

De son côté, le ministre des Finances, dans son discours de clôture, a indiqué que la revue a permis de faire un état de lieux et de faire quelques ajustements. « Je marque mon accord pour la prolongation jusqu’en 2017 de la stratégie, afin de permettre la réalisation du diagnostic », dit-il, avant de se dire convaincu que les recommandations seront mises en œuvre pour la performance de la stratégie.

Quid du portefeuille de la Banque mondiale en Rd Congo

En Rd Congo, le portefeuille de la Banque mondiale est de 2,3 milliards de dollars Us et comprend 26 projets actifs. Au cours de ces trois dernières années, les nouveaux engagements ont été respectivement de 547 millions, 332 millions et 487 millions de dollars Us, pour les années fiscales 2013, 2014 et 2015. L’Initiative régionale des Grands Lacs (GLRI) du Groupe de la Banque mondiale a également été lancée en mai 2013 avec la visite historique du président du Groupe de la Banque mondiale et le Secrétaire général des Nations Unies pour la région des Grands Lacs.

Cette initiative a contribué de manière significative aux efforts de développement de l’Est du pays et a ajouté un autre milliard de $Us, dont la moitié est consacrée à la Rdc. En plus de ces engagements financiers, la Banque mondiale fournit des assistantes techniques et des études sectorielles et devant aider à approfondir les réformes qui vont aider la Rdc, avec le soutien de tous les partenaires au développement.

(Jean-Marie Nkambua)

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