Pour 2016, M. Bahati : « Le Gouvernement s’engage dans un vaste processus de diversification économique »

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En 2015, le Gouvernement de la République, avec l’appui de la Communauté internationale, a mis en place des politiques visant la stabilité du cadre macroéconomique, l’amélioration du climat des affaires et la promotion de la croissance économique, avec comme corollaire l’amélioration des conditions sociales de la population. Pour 2016, le Gouvernement de la République s’engage dans un vaste processus de diversification économique à l’effet de renforcer sa résilience et réaliser une croissance inclusive et partagée. Raison pour laquelle il a mis en œuvre, à côté d’autres programmes, le Programme de Promotion des Produits du Label RDC, (PROLABEL RDC) pour assurer la diversification et la transformation structurelle de l’économie congolaise. Ci-dessous, la brève présentation du bilan socio-économique des activités du Gouvernement de la République pour l’exercice 2015, tel qu’élaboré par le ministre de l’Economie, Modeste Bahati Lukwebo :

 Etat des lieux de la situation économique

La situation économique globale de la République Démocratique du Congo présente différents programmes et réformes mis en œuvre par le Gouvernement de la République que conduit par M. Augustin Matata Ponyo Mapon, Premier ministre, débouchant sur des avancées combien significatives et considérables pour la matérialisation de la vision de la Révolution de la Modernité prônée par M. Joseph Kabila Kabange, Président de la République et Chef de l’Etat, pour un Congo émergent à l’horizon 2030.

Durant cette période, le Gouvernement de la République, avec l’appui de la Communauté internationale, a mis en place des politiques visant la stabilité du cadre macroéconomique, l’amélioration du climat des affaires et la promotion de la croissance économique, avec comme corollaire l’amélioration des conditions sociales de la population.

Les performances affichées par l’économie congolaise ne sont pas le fait du hasard, mais plutôt les fruits d’une politique économique bien pensée et exécutée judicieusement pour mitiger les contradictions du binôme singulier ‘‘inflation et récession’’. En se basant sur les comportements de deux principales variables macroéconomiques que sont le taux d’inflation et le taux de croissance, il se dégage des faits stylisés de l’économie congolaise de 1990 à 2015 :

  • De 1990 à 2001, il s’observe l’hyperinflation (plus de 800% en moyenne annuelle) couplée avec des taux de croissance négatifs (-7% en moyenne annuelle) ;
  • De 2002 à 2009, une inflation modérée (19,9% en moyenne annuelle) mais assez volatile avec une reprise de la croissance économique (5,4% en moyenne annuelle) ;
  • De 2010 à 2015, une croissance remarquable (8% en moyenne annuelle) couplée à une très faible inflation (5% en moyenne annuelle).

Il va sans dire que la République Démocratique du Congo a enregistré un taux de croissance en 2013, 2014 et 2015 respectivement de 8.5 %, 9.5 % et 7.7 % suivant les estimations de la Commission des Etudes Statistiques et des Comptes Nationaux (CESCN), comparativement à des croissances en perspective des pays d’Afrique, près de 5 % en 2013, 5 % en 2014 et 5.5 % en 2015.

C’est ici le lieu de relever que la stabilité du cadre macroéconomique, ou mieux la stabilité des prix, est dans l’analyse économique moderne, considérée comme un bien public en ce qu’elle préserve le pouvoir d’achat de la population, surtout des populations vulnérables.

Pour l’exercice 2015, conformément aux différents programmes et réformes mis en œuvre, la République Démocratique du Congo a, au plan socio-économique, continué à réaliser des performances remarquables en termes de stabilité économique avec la réalisation d’un taux de croissance estimé à 7,7%, un taux d’inflation de moins de 1% et des réserves internationales brutes évaluées à 1,46 milliards de dollars américains.

Il y a lieu de préciser que les prix à la consommation ont connu une hausse de 1,04 % en 2014 et 0,788 % en cumul annuel en 2015 contre une moyenne de 6,7 % en 2014 pour l’Afrique subsaharienne. Malgré un contexte politico-sécuritaire difficile, émaillé par les conflits armés et les chocs économiques exogènes, ces différentes actions réalisées ont permis de mettre l’économie au service de l’homme.

Incidence socioéconomique de la stabilité du cadre macroéconomique  et des réformes engagées par le Gouvernement de la République

Les performances économiques obtenues après amélioration de la gouvernance des finances publiques et la relance de la production ont permis de renverser le rythme décroissant de l’indice de développement humain (IDH) et d’améliorer le niveau de vie de la population.

A cet effet, l’indice de pauvreté a connu un recul substantiel passant de 71 % (2005-2009) à 63 % (2010-2012). Dans ce chapitre, l’année 2015 a vu chuter le taux de l’extrême pauvreté en quinze ans, passant de 37,1 % en 1990 à 9,6 % en 2015, grâce aux politiques menées par les pays du monde et les bailleurs de fonds. La République Démocratique du Congo qui occupait la 187ème place en 2011, vient de réaliser un bon en une année de 11 points, en se plaçant à la 176ème position de l’IDH, suivant le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Elle pourra, en 2016 devenir un pays à revenu intermédiaire, en 2030 un pays émergent et en 2050 faire partie du cercle fermé des pays développés. Bref, les progrès réalisés sont visibles en termes d’espérance de vie, durée attendue et moyenne de scolarisation ainsi qu’en termes de revenu national brut par habitant.

Aussi, il importe de noter que le Gouvernement de la République a, sur base des ressources propres, financé des investissements importants. C’est le cas de la construction des bâtiments publics, l’achat et la réhabilitation des unités de transport tant aérien, fluvial que ferroviaire avec comme incidences majeures la création des nouveaux emplois et la sécurisation de ceux précédemment existants, sans oublier le transfert des compétences en faveur de la main-d’œuvre congolaise.

L’on peut citer à ce propos parmi tant d’autres réalisations :

  • La construction de l’immeuble abritant le Gouvernement de la République ;
  • La protection de l’industrie locale du secteur de la cimenterie par la signature de l’Arrêté ministériel n° 037/CAB/MIN/ECONAT/MBL/DKL/dag/2015 du 28 mai 2015 afin de réglementer l’importation du ciment gris ;
  • L’octroi à la REGIDESO des tarifs rémunérateurs dans le cadre de l’appui aux entreprises publiques par la signature de l’Arrêté ministériel n° 034/CAB/MIN/ ECONAT/MBL/DKL/nmr/2015 du 20 mai 2015 ;
  • La création d’une nouvelle compagnie aérienne CONGO AIRWAYS, avec l’acquisition de deux aéronefs en vue de faciliter la mobilité des personnes, l’augmentation de la capacité de desserte et la réduction de la pression tarifaire ;
  • L’octroi de trente-huit (38) locomotives neuves à la Société Nationale des Chemins de Fer du Congo (SNCC) dont douze (12) sont opérationnelles depuis le mois de septembre dernier ;
  • L’octroi d’une subvention d’équilibre en produits pétroliers et lubrifiants à la SNCC ;
  • La réduction des tarifs des transports aériens sur le réseau domestique en République Démocratique du Congo par la signature de l’Arrêté ministériel                     n° 051/CAB/MIN/ECONAT/MBL/DKL/dag/2015 du 18 août 2015 ;
  • La réhabilitation du train marchandises qui a repris ses trafics après dix (10) ans d’interruption sur l’axe Matadi–Kinshasa et la remise en service du train express pour la desserte de la partie Est de la Ville-Province de Kinshasa ;
  • La rénovation de l’unité flottante ITB Kokolo qui a permis de relancer le trafic des personnes et des marchandises sur le fleuve Congo. Le bateau Gungu est également en voie d’achèvement.
  • L’acquisition des minibus « Esprit de Vie » pour assainir le secteur de transport en commun dans les grandes villes du pays en commençant par la Ville-Province de Kinshasa ;
  • Dans le secteur agricole, la réhabilitation du Domaine Agro-industriel Présidentiel de la N’sele (DAIPN) et la construction des parcs agroindustriels, dont BukangaLonzo constitue l’activité pilote.

Au-delà de ces réalisations, il faut compter la relance du secteur des postes, considéré comme pivot de l’intégration de nos différentes Provinces et un moyen sûr pour la visibilité de notre pays.

Dans le domaine de l’enseignement, il y a lieu de noter l’amélioration des conditions de scolarisation et d’apprentissage avec la faveur de la gratuité à l’enseignement primaire, la prise en charge sur le budget de l’Etat de plus de 25.000 nouveaux enseignants et la distribution de vingt millions de manuels scolaires dans toutes les écoles du pays. Cela a fait passer le nombre d’élèves à 15,5 millions cette année, contre 13,6 millions à la rentrée scolaire 2014.

Dans le secteur de l’eau, on a remarqué la réhabilitation et le renforcement des installations d’alimentation en eau potable de Tshikapa, Mwene-Ditu, Ngandajika, Lodja, Kabinda, Lisala, Tshimbulu, Bulungu, Masimanimba et Matadi.

Dans celui de l’électricité, l’année 2015 a permis la réhabilitation des infrastructures existantes gérées par la Société Nationale d’Electricité (SNEL), la construction de nouvelles infrastructures, la construction et l’exploitation des centrales à moyenne puissance, le cas de la Centrale hydroélectrique de Rutshuru et la promotion des kits solaires pour réduire l’utilisation des lampes tempêtes et des bougies dans les milieux ruraux.

Perspectives

Le Gouvernement de la République s’engage dans un vaste processus de diversification économique à l’effet de renforcer sa résilience et réaliser une croissance inclusive et partagée. Pour ce faire en 2016, le Gouvernement de la République a mis en œuvre, à côté d’autres programmes, le Programme de Promotion des Produits du Label RDC, (PROLABEL RDC) pour assurer la diversification et la transformation structurelle de l’économie congolaise.

Le PROLABEL RDC se veut un instrument de politique économique et commercial. L’enjeu de ce Programme consiste à regrouper les services d’intelligence économique pour fixer les produits congolais sur les marchés national et international. Basé sur l’économie de l’innovation, de la connaissance et du savoir, il est un programme scientifique centré sur la valorisation des produits locaux, le ‘‘Made in DRC’’, en ce sens que :

  • Il organise les chaînes de valeur nationales inclusives assurant le lien entre les petits exploitants et les grands producteurs aux fins de les arrimer éventuellement aux chaînes de valeur régionales et mondiales ;
  • Il formalise les acteurs, principalement les entrepreneurs évoluant dans l’économie informelle grâce à l’incubation des produits, des acteurs et des institutions d’encadrement ;
  • Il valorise le savoir-faire endogène, l’améliore grâce à la maîtrise de la technologie importée ;
  • Il normalise et standardise les produits locaux.

Par restriction, le PROLABEL RDC est une politique de l’entrepreneuriat national, donc du secteur privé, socle du processus de la création des richesses indispensables pour maintenir le taux de croissance élevé.

(Jean-Marie Nkambua)

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