Postes vacants à pourvoir à la Chambre basse du Parlement

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Minaku accorde les violons de la MP

Luhonge et Berokam proposés au bureau de l’Assemblée nationale

*Rien n’a filtré de la réunion à huis-clos d’hier entre Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et les députés nationaux membres de la Majorité présidentielle. Cependant, dans les couloirs, nos fins limiers ont appris que la Majorité présidentielle aurait jeté son dévolu sur Luhonge (Katanga) et Nono Berokam (Ituri/Mahagi), pour être candidats aux postes de Premier vice-président, en remplacement de Charles Mwando et de Rapporteur, en remplacement de Norbert Ezadri

* Si au poste de Rapporteur de l’Assemblée nationale le problème ne se pose pas pour ce membre de la Convention des Congolais Unis (CCU), membre du Groupe parlementaire Terre d’Avenir, il n’est pas de même pour celui de Premier vice-président où deux candidats sont en vue ; et il reviendra à la plénière de trancher

C’est à 17 heures précises que le Secrétaire général de la Majorité présidentielle a fait son entrée hier mardi à l’hôtel Venus de la Gombe. Aubin Minaku qui avait une communication à l’endroit des élus du peuple de sa famille politique face aux enjeux politiques de l’heure à la Chambre basse du Parlement, a conféré avec les députés nationaux et présidents des Groupes parlementaires de l’Assemblée nationale. Cette réunion valait son pesant d’or  du fait de démissions de deux membres du bureau de l’Assemblée nationale à la suite de la lettre adressée au Président de la République par les 7 chefs de partis politiques. Pour rappel, Charles Mwando Simba (UNADEF) et Norbert Ezadri (MSR) ont quitté le perchoir de la Chambre basse du Parlement. Depuis, les deux postes sont restés vacants, et politiquement parlant, il y a nécessité de pourvoir à leur remplacement. C’est la raison même de cette réunion après celle de dimanche 11 octobre 2015 qui a réuni le bureau de l’Assemblée nationale et les députés membres de l’Opposition.

Rien n’a filtré de cette réunion tenue à huis-clos. Cependant, dans les couloirs de l’établissement hôtelier, deux noms ont circulé dans la soirée quant aux postes à pourvoir au bureau de l’Assemblée nationale. Ainsi, selon des sources dignes de foi, la Majorité présidentielle aurait jeté son dévolu sur les députés nationaux Luhonge (Katanga) et Nono Berokam (Ituri/Mahagi), respectivement candidats au poste de Premier vice-président en remplacement de Charles Mwando Simba et Rapporteur, en remplacement de Norbert Ezadri Eguma.

Ces deux noms ont circulé juste après la réunion tenue à l’Hôtel Venus et qui reprend la configuration ancienne, notamment en ce qui concerne la géopolitique dans la distribution des postes. C’est-à-dire, le poste de Premier vice-président est réservé au Katanga et le poste de Rapporteur à l’Ituri. C’est cette ancienne configuration politique que la Chambre basse entend respecter.

Pourtant, à la Chambre haute du Parlement où le poste de Rapporteur dans la configuration de la géopolitique était réservé au Kasaï, que Modeste Mutinga a eu à occuper. Malheureusement, avec l’élection de Flore Musendu au bureau du Sénat en remplacement de Modeste Mutinga, le Kasaï a perdu son poste en faveur de la province de Lualaba.

Thomas Lokondo maintient sa candidature faute de primaiures

Les analystes et observateurs des  questions parlementaires de s’interroger, si au Sénat, le Lualaba a pris le poste du Kasaï, qu’adviendrait-il à la Chambre basse, où une autre candidature s’est déclarée officiellement, notamment Henry Thomas Lokondo, un élu de l’Equateur à Mbandaka. Ce dernier maintient sa candidature car il estime qu’il faille au préalable organiser les primaires pour avoir un candidat de consensus, comme cela été  le cas au Sénat. Faute d’organiser ces primaires, il ne renonce pas à sa candidature, nous-a-t-il communiqué. Pour lui, il n’est pas question de rester dans le mot d’ordre inapproprié, puisque la Chambre législative basse est l’émanation du souverain primaire qui représente l’ensemble de la République. Se représenter candidat d’une province, c’est amenuiser les chances d’être élu, dit-il.

Si au poste de Rapporteur de l’Assemblée nationale le problème ne se pose pas, avec ce jeune médecin élu député national dans l’ancien district de l’Ituri, dans la circonscription électorale de Mahagi, membre de la Convention des Congolais Unis (CCU) et membre du Groupe parlementaire Terre d’Avenir, Nono Berokam semble bien parti pour ce ticket gagnant. Tandis que pour le poste de Premier vice-président, deux candidats sont en vue et la plénière d’aujourd’hui mercredi 14 octobre 2015 devra trancher. Avec l’ancien Procureur général de la République face à un ancien Redoc,  la bataille risque d’être rude, puisque Luhonge sera porté par le mot d’ordre de la Famille politique du Président de la République, contre un bulldozer intellectuel dans une salle où les rapports des forces politiques ont complétement changé.

C’est le moment, comme diraient certains élus de faire un choix politique judicieux et nécessaire pour l’avenir de l’institution Assemblée nationale. Ceci dit, nous apprenons de sources dignes de foi que les deux autres postes en remplacement de Timothée Nkombo Nkisi (UDPS) et Jean-Pierre Tshimanga (ADR) respectivement 2ième Vice-Président  et Rapporteur adjoint ne sont pas à l’ordre du jour, étant donné que leurs animateurs sont à la commande. Sinon, le cas de Timothée Nkombo Nkisi (UDPS), semble être pressenti du fait de son âge avancé. Si jamais il arriverait à pourvoir à ce poste, l’une de deux candidatures serait soit un candidat du Kongo Central et/ou de l’UDPS s’il faut respecter la configuration géopolitique dans la distribution des postes au bureau de l’Assemblée nationale. Sinon, on vivrait un précédent fâcheux dans la Salle des Congrès du Palais du peuple.

Officieusement, la Majorité parlementaire aligne ses deux tickets Luhonge, ancien Procureur général de la République et Nono Berokam, jeune médecin élu de Mahagi dans l’Ituri. Ces candidatures devraient faire l’objet de traitement avant qu’elles ne soient officiellement annoncées lors de la séance plénière à venir. C’est aux députés nationaux seuls devant leur conscience intellectuelle de faire un choix judicieux pour le bureau de l’Assemblée nationale.

(Pius Romain Rolland)

 

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