Post frontalier de Kasumbalesa: Lancement des activités des scanners de contrôle douanier

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Ce scanner mobile dont la gestion a été confiée à la Société Africa Union Financial Services (AUFS), partenaire de la DGDA, offre plusieurs avantages, notamment la décongestion et la fluidification du trafic, l’accélération des procédures de sortie des moyens de transport et des conteneurs, la facilitation du commerce par la réduction des inspections physiques, une meilleure lutte contre la fraude par la rationalisation des contrôles, l’augmentation et la sécurisation des recettes douanières et enfin, l’amélioration de l’efficacité et une meilleure utilisation des ressources humaines.

Le professeur Kaumba, Directeur de cabinet du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité, a inauguré le 08 février le système intégré d’inspection par scanners, de surveillance par cameras pour assurer la sécurité des frontières nationales par la transmission des informations en temps réel et de lutte contre la fraude douanière au poste frontalier de Kasumbalesa, dans la province du Haut Katanga. C’était en présence du Commissaire spécial de cette province, le Directeur provincial a.i de la DGDA, le Directeur provincial a .i de l’OCC, du Chairman de la Société Africa Union Financial Service (AUFS), etc. En effet, ce scanner est le fruit des lettres du 13 juillet et 06 octobre 2015 du Premier ministre coulées sous forme d’une matrice reprenant vingt quatre recommandations ou mesures urgentes à exécuter pour lutter contre les fraudes massives, la contrebande et les prospections illicites au poste frontalier de Kasumbalesa.

Parmi les mesures urgentes à prendre par la Direction générale des douanes et accises (DGDA) figuraient notamment l’achat de deux scanners électroniques et la réhabilitation du Pont bascule pour renforcer le contrôle douanier ; la construction d’un couloir pour la conduite en douane des marchandises transportées par vélos, produit du commerce transfrontalier entre la Zambie et la Rd Congo, afin de leur appliquer un tarif simplifié et enfin, le suivi électronique des cargaisons. Et ce, parce que lorsqu’on est à la frontière, on doit demeurer toujours vigilants et sur le qui-vive, car des activités qui s’y déroulent et les projets mis en œuvre aux postes frontaliers revêtent toujours un caractère sensible pour le ministère ayant en charge la sécurité.

Sécuriser les frontières

Représentant Evariste Boshab empêché, le professeur Kaumba a dans son discours expliqué qu’il y a d’abord le rappel sur les impératifs de sécurisation de nos frontières, parce que la Rd Congo compte plus de 10.000 Km de frontières. « Assurer la surveillance et la protection de cette longue zone n’est pas facile. Surtout quand nous savons que le long de certaines frontières, il y a des guerres chez les voisins, des trafics qui exploitent illégalement nos ressources », dit-il.

Et de renchérir qu’il y a ensuite le leadership que doit assumer la DGDA dans la mise en œuvre de l’ordre opérationnel au poste frontalier terrestre de Kasumbalesa. Pour lui, les services de sécurité ont l’obligation de voir et d’entendre, ils doivent donc savoir bien voir et bien entendre. C’est pourquoi ils ont toujours besoin d’appareils et d’équipements pour accroitre et affiner leur vision et leur audition, leur vue et leur ouïe, surtout que grâce au partenariat établi entre AUFS et la DGDA, il sera désormais possible de mieux regarder et de mieux écouter.

Il y a enfin le démarrage du processus d’intégration des équipements de haute technologie dans les contrôles de sécurité. Ainsi, la sécurisation de la circulation des voyageurs internationaux passe désormais par de nouveaux procédés d’identification des voyageurs et la production de documents de voyage hautement sécurisés. « Les précautions prises pour les personnes doivent aussi être exigées pour les biens, car à l’heure où la menace terroriste ne cesse de croitre, le recours à des technologies de pointe s’impose pour se prémunir contre l’entrée sur notre territoire ou la sortie de notre territoire de biens dangereux ou prohibés et des personnes hautement indésirables », explique le représentant d’Evariste Boshab.

A en croire le Directeur général de AUFS/Rdc, ce projet a commencé pour la première fois en septembre 2007 et a pris fin en juin 2013 à l’échéance de la durée conventionnelle de 6 ans. Durant cette période, la maximisation des recettes de l’Etat à travers la DGDA était très perceptible, car de 24 millions des recettes que l’OFIDA réalisait mensuellement à l’époque du démarrage de ce projet, l’on est passé à une réalisation mensuelle de +/- 120 millions en 2013, en dépit du fait que ce projet n’a fonctionné qu’à 70% suite à certaines interférences négatives. Autrement dit, si ce projet pouvait fonctionner à plein régime, les recettes devraient certainement accroitre davantage.

(Jean-Marie Nkambua)

 

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