Portrait: Marshal Dixon, un des précurseurs du hip hop typiquement congolais

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L’artiste Marshall Dixon

Le hip hop à Kinshasa est qualifié comme un mouvement des jeunes branchés.  Contrairement à la rumba congolaise, le hip hop s’effraye tant soit peu une place au soleil dans la métropole congolaise. Le hip hop s’inscrit dans l’industrie musicale congolaise comme une musique urbaine qui s’inspire des vibrations de la rue et des préoccupations sociales. C’est une musique plus ou moins engagé qui constitue une mixture de plusieurs sonorités locales qu’occidentales sur fond des revendications.

Dans les années 1990, le mouvement hip hop est né dans les rues de Kinshasa avec comme plateau d’expression les cours des écoles et des universités. Parmi les précurseurs de ce mouvement  des jeunes branchés, l’histoire du hip hop à Kinshasa retient le nom de scène de Marshall Dixon.

Cet artiste musicien congolais  fait de l’Afro urbain, son style musical. Il évolue actuellement en France, où il vient de finir son deuxième album intitulé « Play boy ». Ce dernier contient 14 titres en plus d’un bonus. Parmi ces titres, l’artiste a remixé « la vie est belle » de la grande star de la musique congolaise, Papa Wemba, en plus de Mario du feu Franco Luambo Makiadi. Cet opus connaît aussi des  featurings avec  les rappeurs français Ol Kainry et Black V Ner, Molare, un des piliers du coupé décalé ivoirien, Anofela et Top One.

Ce jeune artiste  a vu le jour dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa le 31mai 1980.  Marshall Dixon, un surnom qui lui a été attribué par ses amis de l’école et l’identifie à un inspecteur d’une série télévisée américaine. Le point commun entre ce personnage et l’artiste Nsungu, c’est leur fermeté dans le travail. Marshall Dixon a débuté sa carrière musicale dans une chorale catholique comme chanteur et claviériste. Et par la suite, il a intégré un groupe appelé « Fléau », en tant que claviériste. Peu après, il a appris à écrire et à rapper. C’est avec le temps qu’il décide de créer son propre groupe « Keep Quiet ».

 

Avec Keep Quiet, Marshall Dixon réussit à s’introduire avec succès dans la scène musicale grâce à la réalisation du maxi-single C’est parti, auquel ont participé Céleo Scram et Werrason de Wenge Musica Maison Mère, l’un des plus grands orchestres de la RD Congo. Par souci de se distinguer, Marshall se lance dans le ragga muffin : un mélange de rap et de reggae. Malheureusement pour ce jeune artiste, l’aventure se terminera avec Keep Quiet. Cinq ans après, il s’est séparé avec ses amis du groupe pour embrasser une carrière en  solo en juillet 2005

Dixon n’hésitera pas à glisser ces mots : « Cela constitue pour moi un mauvais souvenir ».

Avant « Play boy » en gestation pour ce 22 décembre, Il a réalisé l’album « 100% Tapage » et un maxi single « My law » en 2006. Ce maxi-single est un porte-bonheur pour l’artiste.  Avec la participation de Koffi Olomide, l’une des grandes vedettes de la rumba congolaise. Yo nde, un titre contenu dans le maxi single fait un tabac à Kinshasa. Marshall possède une qualité exceptionnelle : une bonne diction. C’est ce qui se répercute dans sa façon de chanter. Conséquence, sa voix attire et séduit les mélomanes.

Pour avoir grandi dans un quartier huppé (Binza Pigeon) où le hip-hop fait école, l’actuel ingénieur en électronique option radio-transmission  s’est laissé dans son adolescence emporté par la vague et prend pour modèle le rappeur du Congo-Brazzaville Passy.

Marshall Dixon est sociétaire de la SACEM, la société française des droits d’auteur et droits voisins. Il estime par ce choix que  les droits d’auteur restent un moyen sûr qui permet à un artiste de vivre de son art, même après plusieurs années. L’auteur ou le co-auteur laissera un bel héritage à ses enfants et sa progéniture.

 

(Saint Hervé M’Buy)

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